« Un baril de pétrole tchadien pour plusieurs barils du sang des Tchadiens... », tel est le titre d’un livre du député Fédéraliste Ngarlejy YORONGAR, à paraître dans le courant de l’année 2005.
Recueil des interpellations bloquées dans les tiroirs des présidents de l’Assemblée nationale, des Premiers ministres et ministres, qui se sont succédés au Tchad, cet ouvrage sera publié avec le soutien du CISNY.
Dès à présent, nous mettons en ligne, sur le site yorongar.com, les écrits de Ngarlejy YORONGAR, président du groupe parlementaire Fédération, qui constitueront le premier tome du livre (il sera ultérieurement enrichi de la plupart des interpellations du gouvernement par les députés Fédéralistes restées en souffrance depuis 1997).
« Tout citoyen, y compris le chef de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale, les députés, le Premier ministre, les ministres, les responsables civils et militaires, sont tenus de respecter la constitution, les lois et règlements ainsi que les institutions et les symboles de la République. Comme le dispose clairement l’article 49, votre gouvernement viole cette constitution chaque jour qui passe » écrit Ngarlejy YORONGAR à l’adresse du Premier ministre, à propos du comportement inacceptable des autorités administratives et militaires vis-à-vis des populations et des élus tchadiens.
Le tome II sera consacré aux violations de la constitution par le parlement, le tome III recueillera les interpellations adressées aux partenaires du Tchad.
REPUBLIQUE DU TCHAD UNITE-TRAVAIL-PROGRES
ASSEMBLEE NATIONALE
GROUPE PARLEMENTAIRE FEDERATION
N° 0166 /AN/ GPF/2004
N’Djaména, le 26 août 2004
Le Député Fédéraliste Ngarlejy YORONGAR
A Monsieur le Premier Ministre
à N’Djaména
Objet : Interpellation à propos des persécutions des populations tchadiennes.
Depuis 1997, toutes mes interpellations par le sous-couvert des Présidents de l’Assemblée nationale (MM. Kamougué et Glendouksia) à propos du comportement inacceptable de vos autorités administratives et militaires vis-à-vis des populations et des élus tchadiens sont bloquées dans vos tiroirs et ceux de vos Ministres et Présidents de l’Assemblée nationale, comportement encouragé, du reste, par votre gouvernement.
J’ai l’honneur de vous rappeler les dispositions de la constitution que vous foulez délibérément au pied et continuez à violer sans vergogne comme démontré ci-après.
Alors que « Tout citoyen (y compris le chef de l’Etat, le Président de l’Assemblée nationale, le Député, le premier ministre, le ministre, le responsable civile ou militaire...) est tenu de respecter la constitution, les lois et règlements ainsi que les institutions et les symboles de la République » comme le dispose clairement l’article 49 de la constitution, votre gouvernement viole cette constitution chaque jour qui passe.
Pour preuves, au sujet des libertés, droits fondamentaux et devoirs, cette constitution dispose que :
Article 12 de la constitution : Les libertés et les droits fondamentaux sont reconnus et leur exercice garanti aux citoyens dans les conditions et les formes prévues par la constitution.
Exemple contraire aux dispositions de cet article pour vous convaincre :
Ayant été personnellement victime des traitements cruels, inhumains, dégradants et humiliants, je suis l’exemple contraire aux dispositions de cet article 12 de la constitution (cf. le livre du député Fédéraliste Ngarlejy Yorongar : Le procès d’Idriss Déby, témoignage à charge, Editions l’Harmattan, 2003, pages 303-319).
Article 13 : Les Tchadiens des deux sexes ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Ils sont égaux devant la loi.
Exemple contraire à cet article 13 de la constitution pour vous convaincre :
Depuis l’avènement de votre régime au pouvoir, les femmes sont traitées comme des citoyennes de seconde zone. Elles ne sont nommées responsables qu’aux Ministères des Affaires sociales et de la condition féminine ou à la Santé publique pour la consommation de l’opinion internationale encline à ces genres de duperie et de trompe l’œil.. Rappelez-vous des traitements inhumains, dégradants et humiliants infligés à Mme Mariam Daoud. Le chef de cabinet du chef de l’Etat lui a mis du piment et le canon du pistolet dans les parties intimes de cette femme ; la lèvre inférieure d’une femme d’Abéché est coupée à l’aide du couteau commando par un de vos parents militaires pour la punir d’avoir été une amie d’un opposant (cf. photo de cette femme d’Abéché dont la lèvre inférieure est coupé parce qu’elle est accusée d’être l’amie à un opposant, publiée dans le livre du Député Fédéraliste Ngarlejy Yorongar : Le procès d’Idriss Déby, témoignage à charge, Editions l’Harmattan, 2003, page 9) ; ma belle-sœur Augustine Yogueade abattue comme un chien à Walia en février 1992 et sa fille, Irène Rémadji blessée par les balles qui ont tué sa mère gisait dans le sang et les douleurs de 05 heures à 18 heures tout en restant attachée à sa mère parce que vos parents militaires qui ont commis ce forfait interdisent qu’elle soit détachée et soignée, déliée de sa mère par les policiers elle sera enfermée au violon du commissariat central de N’Djaména avec les grands bandits jusqu’au lendemain (cf. le livre du député Fédéraliste Ngarlejy Yorongar : Le procès Idriss Déby, témoignage à charge, Editions l’Harmattan, 2003, pages 303-319, pages 252, 9 -fausse page-, 10 etc.)
Article 14 : L’Etat assure, à tous, l’égalité devant la loi, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion, d’opinion politique ou de position sociale. Il a le devoir de veiller à l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme et d’assurer la protection de ses droits dans tous les domaines de la vie privée et publique.
Exemples contraires à cet article 14 pour vous convaincre :
1)- Le 28 et surtout le 30 mai 2001, pour avoir été démocratiquement élu, je suis arrêté, conduit au commissariat du quatrième arrondissement de police pour y être torturé, battu, bastonné etc. J’ai eu des traitements humiliants et dégradants interdits par les conventions internationales ratifiées, du reste, par le Tchad. Avant d’en arriver là, les militaires sous le commandement de M. Wakaye ont tiré à bout portant sur les jeunes assis à même le sol, la main sur la tête. Parmi ces jeunes qui décident de défendre pacifiquement mon élection comme Président de la République à l’issu de l’élection présidentielle du 20 mai 2001, le jeune Brahim Selgué qui, comme les autres jeunes assis à même le sol les mains nues sur la tête, est mis en joue et abattu comme un chien par M. Wakaye.
Beaucoup de ces jeunes arrêtés ce jour-là tant à l’intérieur du pays qu’à N’Djaména sont battus, torturés, humiliés. Après Brahim Selguet, Deoudjéboula Maxime Mbaïlaou éventré par des militaires du clan à N’Djaména, Diomba Marc mort à Laï des suites des tortures subies, le 30 mai 2001, lors de mon arrestation ce jour-là à N’Djaména, Mbaïbet Jonas tombe sous les balles de vos militaires déguisés en coupeurs de route à Kélo etc.
D’autres sont persécutés notamment nos représentants du Mayo-Bonneye en fuite à N’Djaména ou à Moundou (Reoukadji Enos, enseignant de son état, Damkoïta, enseignant, Guess-Hasra, enseignant, Mbaïremgogo Parfait, Djékoïbé Bianguira Pierre, juge d’instruction, Mbaïgolmem Sébastien, Moïmou Joseph etc.
Pourchassés, les militants de Moundou et de Béboudja ont fui en brousse (Maïnan Doumsangar, Mbang-Assem Jonas, Béassem Laounon, Danmbadjé Modjinan dit Kéké, Luc Bondo etc.).
Ceux de Kélo en fuite à N’Djaména ou au Cameroun (Atchouglou Aaron, qui a échappé à la mort est à N’Djaména tandis que sa femme, Nodjoumgoto Rhodé bastonnée à sa place a fui à Pala, Maldoum Doumngar a fui à Moundou, Guelpina Bady Horom (sans nouvelle), Odéring Houmina Jérémie à N’Djamena, Kollo Beidjaffa et son épouse en fuite au Cameroun, Aaron a fui au Nigeria, Deptchang Dida au Cameroun, Baroun à N’Djaména, Pargué Dieudonné (sans nouvelle), Jonas Mapiaho hospitalisé à Kélo à la suite des tortures, Idogo Boniface évaporé dans la nature etc.).
Des militants sont pourchassés d’où ils m’ont représenté. Dans la sous-préfecture de Bousso, M. Amine Mbangbousso, chef de canton de Bâ-Ili traque nos militants de sa circonscription notamment M. Antoine Badaye de Saye 1, Gandour et Kilé de Moundra, Blama Ada de Potrok etc.
2)- Le 11 juin 2001, révoltées par cette complicité de certains français dont l’Ambassadeur, les braves femmes tchadiennes aux mains nues posées sur leur tête sont allées à l’Ambassade de France pour remettre, entre les mains de l’Ambassadeur en personne, une motion de protestation contre le coup d’Etat électoral qu’a perpétré le candidat-Président malheureux, Idriss Déby, avec la complicité de certains Français dont ledit Ambassadeur pour lesquels la démocratie est un luxe pour les Africains. Cet Ambassadeur a convoqué un responsable d’un journal de la place pour lui dire de go :
« Bien que Yorongar ait curieusement gagné l’élection présidentielle du 20 mai, le gouvernement français décide, en accord avec tous les candidats que j’ai reçus en audience, de maintenir M. Idriss Déby au pouvoir quoi qu’il en soit. Inutile d’écrire dans vos colonnes que Yorongar a gagné puisqu’il en sera ainsi... ».
Voilà les propos désobligeants qui ont révolté les femmes tchadiennes.
Bien qu’assises à même le sol, les mains posées sur leur tête, ces femmes pacifiques ont reçu des militaires commandés par l’éternel Wakaye, des grenades tant offensives que défensives faisant parmi elles plusieurs blessées graves dont Maître Jacqueline Moudeïna avocate au barreau de N’Djaména ; Delphine Tarem Ndoubamadjim kinésithérapeute ; Kaltouma Blane, ancienne candidate à l’élection législative dans la circonscription électorale de Laï ; Sidonie Témengdi ; Marie Koumandial Député ; Rahama Nanghodoum ; Fatimé Boumié ; Denise Dénéyalam ; Rachel Ndoninga ; Ruth Tédibé ; Thérèse Nadjialdongar ; Achta Mahamat ; Mme Eléonore Touadé épouse du Président du HCC ; Dina Baalinga Députée etc..
Quand celles-ci ont porté plainte contre les auteurs de ces coups et blessures subis, elles ont été déboutées par votre justice aux ordres.
Article 17 : La personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à l’intégrité de sa personne, à la sécurité, à la liberté, à la protection de sa vie privée et de ses biens.
Un exemple contraire à cet article de la constitution pour vous convaincre :
A Komé Ndolébé dans le Logone Oriental, M. Romain Nodjiban, Joachim Gadjingar et Laougossou sont arrêtés par le sous-Préfet. Ce dernier ordonne aux militaires à ses services de donner à chacun d’eux 50 coups de chicote. Quant à Mbaraongal, le goumier du chef, il a droit à des coups de bâton aux genoux. Imaginez les dégâts !
Pourquoi ces traitements cruels, inhumains et dégradants de la part du sous-Préfet de Komé/Ndolébé, M. Ngadana ?
Etait à l’origine de ces traitements cruels, inhumains et dégradants, la perception, somme toute, illégale par le sous-Préfet, M. Ngadana, des 10% de compensations payées aux victimes de l’exploitation du pétrole dans le village de Bémou par ESSO. Comme le sous-Préfet, M. Ngadana n’a pas eu les 10% du village de Bémou, il sévit sur les pauvres frères du chef de canton ci-dessus cités pour parvenir à sa fin, c’est-à-dire percevoir, sous la férule des militaires mis à sa disposition, les 10% sur toutes les indemnisations reçues par les victimes de l’exploitation du pétrole. Pour le seul village de Béla, le sous-Préfet Ngadana a perçu neuf cent mille (900.000) F CFA au préjudice de ces victimes de l’exploitation du pétrole sur les 9.000.000 F CFA que leur verse ESSO.
Article 18 : Nul ne peut être soumis, ni à des sévices ou traitements dégradants et humiliants, ni à la torture.
Exemple contraire aux dispositions de cet article de la constitution pour vous convaincre :
Accusé, le 1er mai 2004, par un commerçant, M. Mahamat Ahmat, d’avoir eu des relations amoureuses avec sa copine, M.Jusitin Djérayomgodo demeurant à Mannemasse dans la sous-Préfecture de Gagal (Mayo-Kebbi) est ligoté et passé à tabac par les gendarmes de la brigade de Salamata parce qu’il n’a pas les moyens de payer leur déplacement jusqu’à son village (voir son état sur la photo publiée par N’Djaména-Bi-Hebdo n°788 du 26 au 28 juillet 2004, page 8). « Une taxe » illégalement arbitraire qu’instituent les militaires, gendarmes et policiers, taxe payée à la fois par le plaignant et par l’accusé pour arrondir leur fin de mois, ces pillards habillés en uniforme militaire. C’est depuis l’avènement de votre régime que cette taxe a vu le jour. Et pour cause !
En effet, deux gendarmes de la brigade de la gendarmerie de Salamata se rendent au domicile de M. Justin Djérayomgodo pour se saisir de sa personne. Conduit à cette brigade, ce dernier a eu droit de la part du gendarme Yaya Khalil et son compagnon à des sévices, traitements dégradants et humiliants, à la torture prohibés pourtant par l’article 18 de la constitution taillé à votre mesure. Comment se recrutent les gendarmes sous votre régime ? Comme vous le savez, les postes de commandant de brigade s’achètent par les intéressés ou bien votre gouvernement y nomment des parents ou alliés pour leur permettre de s’enrichir sur le dos des populations sans défense. Ainsi nommé, le commandant de brigade recrute à son tour soit dans sa famille soit dans des Féricks des bergers-nomades les proches pour constituer l’effectif de sa brigade. Il étoffera sa brigade en faisant venir ses parents d’un lointain village d’Iriba, de Biltine, de Bahaï ou de Fada. La boucle ainsi bouclée les populations locales sont prises en otage, pillées et rackettées. C’est la raison pour laquelle mêmes les plus petits villages sont dotés des brigades de gendarmerie. Toute plainte dressée contre les auteurs de ces pratiques n’ont jamais abouti. De même, les sanctions contre eux ne sont jamais prises parce que l’objectif est constant : chasser les populations de leurs villages pour faire place aux colonies de peuplement des bergers-nomades.
Article 19 : Tout individu a droit au libre épanouissement de sa personne dans le respect des droits d’autrui, des bonnes mœurs et de l’ordre public.
Article 20 : Nul ne peut être tenu en esclavage ou en servitude.
Exemples contraires à ces deux articles de la constitution pour vous convaincre :
1)- Les beaux-parents du chef de l’Etat, son oncle Mahamat Salet Brahim qui commande la garde nationale et nomade possèdent des esclaves. Plusieurs interpellations à cet effet, sont restées et demeurées sans suite
Par exemple, le 23 février 2001, j’ai adressé à votre gouvernement une interpellation à propos des esclaves des parents du chef de l’Etat à Batadjana.
« Monsieur,
En plein troisième millénaire, le « général » Mahamat Salet Brahim, commandant de la GNNT et non moins oncle de M. Idriss Déby, chef de l’Etat, réduit des compatriotes en esclaves qu’il assigne à Batadjana.
En effet, selon des informations dignes de fois, cet homme a réduit en esclavage les enfants tchadiens et nigériens arrachés à leurs mères et déportés à Batadjana, village du beau-père de ce dernier et d’Idriss Déby.
1)- Par exemple pour le gamin ngambaye arraché à sa mère à Moundou par le « général » Mahamat Salet Brahim. Pour se donner bonne conscience, celui-ci se fait délivrer un acte d’adoption par l’un des Sous-Préfets de Moussoro dont je tais les noms. Cet acte d’adoption lui a permis de donner à ce gamin ses noms Mahamat Salet Brahim auxquels il ajoute le prénom d’Ousman. Il l’a emmené à N’Djaména. Et j’ai failli discrètement le rencontrer lors de son dernier séjour, malheureusement le « général » le ramène plus tôt que prévu à Moussoro. Il faut relever que le « général » le fait incorporer dans la GNNT en 1995. Depuis son incorporation, c’est la femme du « général », sœur de l’épouse du chef de l’Etat qui touche le salaire d « Ousman » qui ne parle plus la langue ngambaye.
Aux dernières nouvelles, « Ousman » convoie depuis quelque temps, sous la direction du frère du « général » nommé Fadoul Salet Brahim, les troupeaux de chameaux, bœufs et moutons d’icelui au Soudan pour les mettre à l’abri pour toute éventualité. La guerre avec le MDJT oblige.
2)- Un autre enfant originaire de Bousso nommé Abaye dit Baï est réduit en esclave par le « général » Mahamat Salet Brahim et relégué à ses services et à ceux de la population de Batadjana dont le chef n’est autre que son beau-père. Comme tant d’autres esclaves, le tendon gauche d’Abaye dit Baï est coupé pour l’empêcher de fuir.
3)- Un enfant normal arraché à sa mère au Guéra, rendu sourd par les traitements cruels et inhumains qu’il a subis est l’esclave du chef de canton de Batadjana, M. Abdérahman, beau-père du chef de l’Etat, M. Idriss Déby.
4)- Un enfant nigérien arraché à ses parents, déporté à Batadjana, réduit en esclavage et surnommé Niger est, quant à lui, au service du fils du chef de canton, M. Abakar Abdérahman, fils aîné du chef de canton de Batadjana et frère aîné de l’une des épouses du chef de l’Etat, M. Idriss Déby. Niger est chargé de puiser de l’eau pour la population de Batadjana. Une fois, il s’est évadé de Batadjana en prenant la direction de son pays, le Niger. Mais, il est rattrapé par les populations du village voisin et ramené à Batadjana à son propriétaire etc.
5)- Un enfant arraché à sa mère au sud du pays nommé Issa et relégué à Dagdagou est la propriété du « colonel » Abakar Choua, commandant du Centre d’instruction militaire de Moussoro. Il s’occupe des troupeaux de chameaux de ce dernier.
Tous ces gamins esclaves dont le rôle est de garder les troupeaux de chameaux, de bœufs et de moutons, de puiser l’eau, piler le mil etc. Ils sont tous incorporés dans la GNNT. Naturellement leurs salaires sont perçus à la fin du mois par les femmes de leurs maîtres.
6)- Plusieurs dizaines de personnes originaires du Kanem, Chari-Baguirmi, Lac, Batha etc. dont les troupeaux de chameau, de bœufs, de chèvres et de mouton sont pillé par le « général », sont arrêtées, reléguées dans la prison privée de ce dernier à Batadjana et réduites en esclavage pour servir celui-ci et les populations de ce village. Parmi elles, une quarantaine dont je détiens la liste nominative ont réussi à prendre la poutre d’escampettes. Parmi elles on peut citer nommément :
1)- Hacky Mahamat Hissein,
2)- Mahamat Youssouf,
3)- Chidi Choua Abakar,
4)- Issa Hassan Moussa,
5)- Mahamat Alhadj Eliza
6)- Moussa Mahamat Nour
7)- Mahamat Saleh War
8)- Abderaman Adoum Ali
9)- Mahamat Hacki Saleh
10)- Mahamat saleh Hassane
11)- Abakar Hassan Oumar
12)- Abderaman Moussa Outocdr
13)- Abderaman Mahamat Issa
14)- Adoum Djibrine Mbodou
15)- Moussa Issa Mahamat
16)- Adoum Hassane Taher
17)- Brahim Taher Abderaman
18)- Kella Akouna Adoum
19)- Bechir Djosbo Abderhaman
20)- Galmai Draya Barka
21)- Youssouf Hardne Hassan
22)- Minaï Mahamat souleyman
23)- Alhadj Youssouf Moussa Adoum
24)- Moussa Saleh Dasse
25)- Abderaman Youssouf Hamit
26)- Saleh Taher Allatcha
27)- Youssouf Adoum Soukouni
28)- Hassan Mahamat Abdoulaye
29)- Moussa Mahamat Hassan Hagar
30)- Adoum Mahamat Armine
31)- Youssouf Dary Koromi
32)- Mahamat Nour Mahamat Zene
33)- Haky Tchaï Djibrine
34)- Bokor Tchaï Djibrine
35)- Issa Tchaï Djibrine
36)- Hassan Abdallah Issa
37)- Mahamat Zoundi Kerima
38)- Mahamat Nour Souleyman
39)- Mahamat Ali Koussoumi
40)- Youssouf Bara Brahim
41)- Toura Abdoulaye Souleyman Soumaïne etc.
Comme vous le savez, Monsieur le Premier Ministre, depuis l’entrée des forces du FROLINAT (FAN, MPS etc.) au centre et au sud du pays, beaucoup d’enfants ont été arrachés à leurs mères et déportés le plus souvent au BET, Biltine, et dans une moindre mesure au Ouaddaï, Kanem, Batha et au Lac. Devenus adultes, la plupart d’entre ceux qui sont au BET et dans Biltine se voient les tendons coupés par leurs maîtres pour éviter qu’ils ne s’évadent. Dès que l’on entend le bruit des véhicules on les éloigne du village. Leur travail est de puiser de l’eau des puits.
Je tiens, par ailleurs, à vous rappeler qu’à ce propos, j’ai saisi, à plusieurs reprises, les Ministres de la Défense nationale et de l’Intérieur des cas analogues. Il vous souvient de l’affaire d’un bébé arraché à sa mère dans un village de la Sous-Préfecture de Laï au sujet duquel j’ai interpellé ces deux Ministres avec copies pour votre information. Ces interpellations comme tant d’autres sont et demeurent sans suite de votre part et de la part des autres destinataires notamment du chef de l’Etat.. Oui, comme vous et vos deux Ministres, le chef de l’Etat est parfaitement au courant de ces pratiques maintes fois dénoncées de ma part.
Je vous saurais gré des dispositions que vous voudrez bien prendre pour faire libérer ces esclaves d’un autre âge sans que leurs maîtres ne les fassent disparaître sans laisser des traces.
Par ailleurs, je vous informe que plusieurs véhicules de la Présidence de la République ont sillonné les prisons du sud du pays dans le dessein de sélectionner les jeunes prisonniers comme chair à canon. C’est ainsi que le 21 février 2001, plusieurs dizaines de jeunes prisonniers ont été arrachés nuitamment de leurs cellules à Sarh, Koumra, Doba, Moundou etc. et déportés à N’Djaména et puis à Tanoua comme chair à canon... ».
Cette interpellation comme tant d’autres n’a provoqué aucune réaction de la part de votre gouvernement (cf. le livre du Député Fédéraliste Ngarlejy Yorongar : Le procès d’Idriss Déby, témoignage à charge, Editions l’Harmattan, 2003, pages137-141).
2)- Dans la sous-Préfecture de Laï, un bébé est enlevé par les militaires venus de N’Djaména. Les démarches effectuées, à cet effet, ont été vaines ainsi que mes interpellations adressées aux Ministres compétents.
En voici, une de mes interpellations adressées, le 13 mars 2000, au Ministre de l’Intérieur de votre gouvernement :
« Monsieur le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation
Objet : Interpellation à propos de l’enlèvement, par des militaires réguliers, de Naguilé Delphine, mineure âgée de deux (2) ans, fille de Lodia Sina et de Ourmaï Antoine, disparue le 5 Juin 1994
Monsieur le Ministre,
Le 5 Juin 1994, les éléments de l’armée Nationale ont écumé les brousses et villages sous prétexte de chercher les codos et ont ouvert le feu sur la population lors de leur passage dans le village Gaougou dans le Canton Ndam (préfecture de la Tandjilé).
Pris de panique, tout le village a fui. Delphine était attachée au dos de son grand frère qui, naturellement, fuyait comme les autres, avec sa cadette. Malheureusement au cours de la fuite, la petite Delphine était tombée. N’ayant pas le temps de revenir chercher sa cadette, son grand frère a continué son chemin de vie. C’est ainsi qu’elle a été récupérée par les forces armées nationales. Depuis cette date sus mentionnée, les parents n’ont aucune nouvelle d’elle. Les signes qui vous permettront d’identifier la mineure sont les trois (3) cicatrices qu’elle porte de chaque côté de la joue et sur le front .
Nous vous rappelons à toutes fins utiles que c’est Monsieur Djidi Bichara qui était à cette époque le préfet de la Tandjilé .
Nous avons l’honneur de vous demander de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires pour faire la lumière sur la disparition de cette fillette afin de consoler les parents.
Une réponse prompte de votre part nous obligerait... »
Je n’ai jamais reçu aucune réponse de la part de ce Ministre de l’Intérieur et pour cause !.
Combien d’enfants sont arrachés à leurs mamans aux fins de les asservir ? Combien d’adolescents et d’adultes sont arrachés dans les villes et villages dans le dessein de les asservir, les rendre esclaves ?
Article 21 : Les arrestations et détentions illégales et arbitraires sont interdites.
Des exemples contraires aux dispositions de cet article de la constitution pour vous convaincre.
Le 20 juin 2004, deux bergers-nomades à cheval et armés des sabres et des flèches sont arrivés à Kouloum dans le canton Gama (sous-Préfecture de Guidari). Hurlant comme des forcenés, ils se mettent à envoyer leurs flèches dans toutes les directions tuant Guidemsengar, Paul Ngartodate etc., et blessant plusieurs personnes dont MM. Maldongar et Ngarhossopeureu actuellement en soins au dispensaire de Gama. La réaction des villageois attaqués étant immédiate, les deux agresseurs ont été tués à savoir Aman et Hassane Mahamat. La gendarmerie de Guidari qui s’est portée sur le lieu procède aux arrestations de toutes les personnes qu’elle trouve sur son chemin. Parmi les personnes arrêtées, on peut citer M. Misdongar, Eloi Nanadjingar, Emmanuel Ngassingadji, Francis Natoïngar, Léon Ngaryelkaré etc.
La drogue et l’argent trouvés sur les cadavres ne sont pas mentionnés sur le procès-verbal établi par la brigade de gendarmerie de Guidari. Connu pour ses pratiques malsaines et inhumaines sur les prisonnières, ce commandant de brigade enlève les tôles des villas de la Cotontchad pour construire ses maisons à Laï et dans son village situé non loin de là. Bien plus grave, ce dernier se livre à des sévices sexuels sur les prisonnières comme lorsqu’il était commandant de brigade à Béboudja. Sa détention à la prison de Moundou suivie d’un procès au Tribunal de cette ville, intenté par deux de ses anciennes prisonnières à Béboudja n’a aucun effet sur lui.
Selon les informations en ma possession, ces bergers-nomades ont commis les mêmes forfaits dans le canton Sama (sous-Préfecture de Madana -Logone Oriental -).
Le comportement inacceptable des militaires et des gendarmes vis-à-vis des Tchadiens et plus particulièrement vis-à-vis des populations villageoises prouve que la constitution est un torchon pour certains tchadiens au-dessus des lois et appliquée rigoureusement aux autres sans protection.
Dans la matinée du 5 juillet 2004 à Maïngoné canton Kariade-Boum à Gama, situé à 7 km de la Sous-Préfecture de Guidari, dans le département de la Tandjilé Est, deux frères ont été victimes des menaces de mort proférées par les militaires du détachement à Guidari.
II ressort que les militaires de ce détachement en déplacement, sont arrivés au village de Maïngoné. Ils s’arrêtent dans ledit village et tentent de prendre par la force une chèvre et un coq qui leur ont échappé.
En poursuivant la chèvre et le coq, ils sont tombés sur deux frères qui se reposaient dans la cour de leur maison. Ils ont demandé à ces deux frères habitants de Maïngoné , pourquoi ont-ils refusé de se lever pour les saluer pendant leur passage. En réponse à cette question, l’un des deux frères, M. Doussongar Ngaornadji a simplement dit que de part leur position assise dans la cour, ils ne les ont pas vus passer. Cette réponse n’a pas donné satisfaction aux militaires, qui ont continué de les menacer. Ensuite, ils ont commencé à insulter les deux frères dont l’un est malade mental. II s’agit de M. Ngartorangal Ngaornadji, qui avait également réagi en les insultant.
En retour, les deux militaires n’ont pas hésité à les passer à tabac avant de les conduire devant le chef de canton de Kariade Boum à Gama. Une fois chez le chef, M. Djimsengar Bangone, ces militaires nostalgiques ligotent les deux frères (arbatachar), les arrosent d’eau, les chicotent, les bastonnent, les amendent à verser trente mille (30.000) francs chacun. Le montant de l’amende n’est pas le fait hasard, étant entendu que ces militaires sont au courant que les deux frères viennent de percevoir la pension militaire de leur père défunt retraité de l’armée française.
Ce comportement des militaires est général et se pratique sur l’ensemble du pays à l’exception de la seule région de Biltine dont vous êtes originaire ainsi que le chef de l’Etat et la plupart de ces militaires, qui ne figurent ni d’ailleurs sur le plan de bataille ni sur le recensement.
Le 12 février 2001, je vous ai adressé une interpellation relative aux violations persistantes des droits de l’Homme portés à ma connaissance notamment à Tapol (Logone Occidental) et à Béboudja (Logone Oriental)
« Monsieur,
1)- A Tapol (Logone occidental) :
Tapol, chef lieu du Poste Administratif du même nom est en butte, voici pratiquement trois (3) ans, aux violations des droits de l’homme dont les populations civiles sont des innocentes victimes. En voici, quelques faits triés sur le volet :
A l’origine de ces faits, se trouve un parent au chef de l’Etat qui plus est un analphabète complet, officier de police judiciaire donc auxiliaire de justice. Il s’agit de l’inamovible et le tout puissant Commandant de Brigade de la gendarmerie de Tapol, un certain Abdelkérim. Celui-ci tient son arrogance de l’ethnie Zaghawa dont il est issu et de la protection de la Présidence de la République dont il bénéficie de manière permanente. Ces genres de personnages sont légion dans la gendarmerie, la police et l’armée. Ils reçoivent en guise de butin de guerre et/ou de la « dia » une portion du territoire sur lequel ils sont autorisés à avoir droit de vie ou de mort sur la population et leurs biens pour mieux se servir dans un laps de temps.
Auteur de plusieurs exactions maintes fois dénoncées, Abdelkérim est de la pire gent qui règne sans partage sur le pays par la terreur. Je ne retiendrais que quelques-unes de ces exactions pour illustrer mon propos.
Dimanche, 10 septembre 2000, le jour de marché de Tapol, une foule nombreuse s’est amassée devant la brigade suite à l’arrestation d’un homme. Des coups de feu sont tirés en l’air pour disperser la foule. Cette dernière fuit en tous sens. Un bébé, attaché au dos de sa mère est tombé, piétiné jusqu’à ce que mort s’en suive. L’affaire est purement et simplement classée par ce Commandant hors pair qui, du reste, est l’auteur de cet assassinat parfait d’un bébé innocent.
Mardi, le 19 septembre 2000, le tout puissant Abdelkérim a fait abattre un homme de l’ethnie Moubi du Guéra et blanchisseur de son état à Tapol par son frère, qui est en même temps son chauffeur. Le tout puissant Abdelkérim demande à la population à se débrouiller pour payer la « dia » qu’il fixe lui-même à 5 millions de F CFA.
Dimanche, 3 décembre 2000, Monsieur Mbaïlassem Donatien, élève en classe de 5ème au CEG de TAPOL a été arbitrairement arrêté par ledit Commandant de brigade de TAPOL, Monsieur ABDELKERIM. Celui-ci soupçonne celui-là de vol pour avoir le malheur de posséder quelques biens matériels. M. Mbaïlassem a subi toutes les tortures possibles et inimaginables. Sa tête est couverte de plastique épais dont le point d’attache se fait dernière la nuque doublé d’une corde noué autour du cou pour l’étouffer, bastonnades, bras attachés (les traces sont encore visibles jusqu’aujourd’hui). Le même jour le Commandant Abdelkérim transporte sa proie à Abi, village de la victime, perquisitionne son domicile et ramené à Tapol les biens de celle-ci que sont :
1 (une) mini-chaîne de musique ;
1 (un) téléviseur ;
1 (un) plateau à gaz ;
16 (seize) sacs d’arachide ;
1 (une) télécommande ;
17 (dix sept ) cassettes CD,
3 vélos.
La population qui ne mange pas de ce pain cousu de fil blanc refuse d’acheter ces biens malgré l’accusation gratuite de coupeur de route contenue dans le procès-verbal pour justifier le forfait..
Il n’est pas inutile de rappeler que Mbaïlassem a été fait prisonnier pendant un mois et cinq jours (1 mois et 5 jours) avant d’être transféré à Mbaïnarmar pour y être libéré le lundi 08 janvier 2001 sur intervention sans que ses biens lui soient restitués. Oui, sans aucun procès, les biens de M. Mbaïlassem font l’objet de publicité de vente aux enchères publiques par le juge de Mbaïnarmar, M.. Mana HOWEI Jules, comme l’indique l’avis de vente aux enchères publiques du 17 janvier 2001 signé de Maître Tolnade Maurice en vacances à Mbaïnarmar .
Il n’est pas superflu de noter que Mbaïlassem a travaillé avec un expatrié français au Cameroun pendant 8 ans avant de revenir s’inscrire au CEG de Tapol à la recherche du savoir.
Jeudi, 1er février 2001, M. Abdelkérim a fait arrêter et garder pendant 24 heures cinq (5) enfants dont deux gamins parce que, dit-il, ces derniers ont invité un arabe qui était de passage à venir manger avec eux. Il ne peut supporter que les « kirdi » demandent à un musulman de manger avec eux..
Depuis son arrivée dans la région, le Commandant Abdelkérim fait la pluie et le beau temps. Selon son humeur, il organise des sorties dans les villages et quartiers de la circonscription de Tapol pour capturer bœufs d’attelages, chèvres et moutons, coqs et poules qu’il vend allègrement ou utilise pour sa propre alimentation personnelle.
Propriétaire d’une Toyota offerte, d’après lui, par le chef de l’Etat et toujours sans immatriculation, il effectue régulièrement les allées et venues au Cameroun pour ramener les sacs de farine, de sucres etc. qu’il vend à Déli ou Moundou.
Un autre Zakawa, non moins parent au chef de l’Etat et militaire de son état connu sous le nom de Issa alias « Issa le fraudeur » s’auto-affecte depuis environ cinq (5) ans à Tapol ne fait que ce commerce illicite sous l’autorité d’Abdelkérim. Ni le Sous Préfet de Mbaîinarmar ni le chef de P.A de Tapol ne peuvent rien contre ces puissants personnages que sont Abdelkérim et son alter ego, Issa « le fraudeur », car ce sont des intouchables.
Le dimanche, jour de marché hebdomadaire à Tapol, Abdelkérim et une dizaine de gendarmes encerclent le marché et arrachent vélos aux passants, aux paysans qui en possèdent. Et pour récupérer sa bicyclette, il faut obligatoirement débourser une somme de 7.500 F CFA.
Se substituant au chef de canton de Tapol, le Commandant de brigade de Tapol, Abdelkérim, juge toutes les affaires civiles et pénales (dots, adultères, crimes etc.). Les amandes et les dommages et surtout les intérêts qui en résultent n’iront jamais aux plaignants.
Le chef de PA rackette les paysans 56 sacs d’arachides qu’il stocke chez sa femme à Bongor.
Les taxes perçues au marché hebdomadaire par le chef de canton sont désormais perçues par le chef de PA pour, dit-il, une période de 3 mois comme sa rançon alimentaire.
Lors du séjour du chef de l’Etat en avril 1999, des centaines de cabris ont été arrachés gratuitement sur ordre du Sous-Préfet par les chefs traditionnels à leurs propriétaires par village pour l’accueil de ce dernier. A chaque passage du Préfet du Logone Occidental, cette opération est également de mise. Comme à Tapol, le chef de PA de Laoukassy (Sous-Préfecture de Mbaïnarmar) exige un cabri par village pour sa consommation pendant le jeûne de ramadan. Naturellement, les chefs des cantons en profitent pour se servir sur les dos des populations sans défense. En cas de protestation de la part de ces victimes de rackets, elles sont purement et simplement emprisonnées.
Comme il fallait s’y attendre, les habitants des villages tels que Abi, Ndoro I et II, Mbidougpu, Argao, Bouado I , II et III fuient massivement au Cameroun voisin à la recherche d’un cadre de vie plus humain et plus fraternel.
Est-ce l’objectif selon lequel il faut renvoyer au Cameroun et en RCA tous ces mangeurs de rats dont les ancêtres sont importés de ces pays voisins pour la culture du coton ?
Oui, cet objectif est partagé dans une large mesure par tous ceux qui gouvernent notre pays ou se réclament comme tels.
Pour preuves, quelques cas des petits-fils de ces mangeurs de rats venus des pays voisins :
Gata Ngoulou, Secrétaire Général de la BEAC est débarqué et remplacé par un pur-sang parce qu’il est le fils des mangeurs des rats de Kyabé (Moyen-Chari) ;
Nguéto Yambaye Tiraïna reçu au test et nommé Directeur Général du Fonds d’entretien routier (FER) avant d’en être débarqué quelques jours plus tard comme un malpropre parce qu’il est le fils des mangeurs des rats du Moyen-Chari ;
les mangeurs des rats et fils des cotonculteurs du Logone et du Moyen-Chari comme Diondo Tossem et Koblar Djérang Hortense du Logone, Nguéyam Djaïbé du Moyen-Chari de la BDT successivement Directeurs Généraux ont été débarqués et remplacés par des pur-sang ou bien pour faire place nette aux pur-sang chargés de mener à bon port la contrefaçon et le blanchiment de la fausse monnaie ;
Ndomnabaye Béringar Maïna et Joël Oulatar reçus au test organisé par l’ATETIP n’ont pas été recrutés parce qu’ils sont des mangeurs des rats et descendants des cotonculteurs du Logone et du Moyen-Chari ;
les mangeurs des rats du Logone et de la Tandjilé à savoir Batingar et Modé Asméngar nommés respectivement Directeur Général et Directeur Technique à la suite d’un test international sont limogés de l’ATETIP pour faire place nette au pur-sang ;
le rappel et la relégation au chômage de Ndougonan depuis 1995 pour se disposer du temps afin de régaler de ses rats du Moyen-Chari ;
Sept (7) médecins enseignants à la faculté de médecine originaires du Logone, Mayo-Kebbi et du Moyen-Chari sur 14 signataires d’une pétition adressées au Ministre mangeur également des rats à savoir Dr Grâce Kodindo, Dr Djimet Iby Langtar, Dr Bessané Crispin, Dr Rohingalaou Ndoundo, Dr Ndeikoundam Ngangro (celui-ci bien que militant du MPS), et Dr Abourma Kéfas ainsi que M. Nguémadjingaye Hougoto sont renvoyés respectivement des facultés de médecine et des sciences pour faire place nette à la géopolitique chère au chef de l’Etat parce que, dit ce dernier, ils sont des mangeurs de rats et descendants des cotonculteurs du Logone et du Moyen-Chari ;
le limogeage et le remplacement de l’un des rares ingénieurs de conception des eaux et forêts, M. Mouga Masdewel, du projet Biodiversité au Ministère de l’environnement obtenu de haute lutte intellectuelle et ce, à la suite d’un test parce qu’il est le fils des mangeurs des rats du Logone ;
le remplacement de Henri Moussa Tcha comme candidat au poste de secrétaire général adjoint de l’OUA parce qu’il est né des cotonculteurs, somme toute, mangeurs des rats de la Tandjilé ;
Djamon Domkréo, Directeur Financier des TIT débarqué de son poste a fini en prison parce qu’il est descendant des cotonculteurs, somme toute, mangeurs des rats de Fianga (Mayo-Kebbi) ;
Alhoki Blamkakou, Directeur Général de l’ONPT et Cogérant des TIT viré et réduit au chômage parce qu’il est fils des cotonculteurs, somme toute, mangeurs des rats de Fianga (Mayo-Kebbi) ;
Félix Mouganodji nommé agent comptable de l’ANAT est débauché de son poste sur intervention d’une des épouses du chef de l’Etat auprès du Ministre des TP et remplacé par un pur-sang parce que Félix Mouganodji a la malchance d’être né dans la famille des cotonculteurs, somme toute, mangeurs des rats du Logone ;
le mangeur des rats du Logone Djéndei Mbaïnda du projet GTZ d’Abéché est renvoyé pour faire place à un pur-sang revenu fraîchement des études ;
La loi des Finances de 1998 autorise le Ministère de l’Eau à intégrer 30 cadres forestiers, mais ce sont les agronomes pur-sang qui sont intégrés à leur place parce qu’ils sont nés des mangeurs des rats du sud et du centre ;
La suspension du mangeur des rats du Moyen-Chari, Tamkimadji Jean, Directeur Général de l’ANAT, pour avoir osé résister, le 9 février 2001, à l’injonction du Ministre des TP de nommer Directeur administratif et Financier son parent Mahamat Taher, dont le recrutement comme stagiaire est imposé en janvier 2001 etc.
Les représentants de la Banque Mondiale, du PNUD, en mot des bailleurs de fonds multilatéraux ou bilatéraux s’y sont également mis en utilisant des subterfuges pour libérer des postes occupés par des mangeurs des rats au profit des pur-sang. Les entreprises publiques, les projets financés par les bailleurs de fonds sont aux mains des membres du clan aux compétences douteuses.
Bien que cadres et militants du MPS, les mangeurs des rats tels que Etienne Moïta, Nadjita Beassemal, Adrien Béyom Mallo, Paul Mbaïnodoum, Koïbla Djimasta, Ouaïdou Glendougsia, Pascal Yoadimnadji, Laoutegguelnodji Koumtog etc. ont toujours été des balles de ping-pongs aux mains du chef de l’Etat et de son groupe du premier cercle du pouvoir.
Combien des diplômés sans emploi ont-ils réussi au concours ou au test et qui du fait qu’ils sont des mangeurs de rats ont purement et simplement été remplacés par des pur-sang ?
Combien de cadres ayant servi l’Etat meurent de bénignes maladies alors que les purs soignent les mots de tête en Europe ?
Combien de jeunes Tchadiens ayant réussi au concours et qui se sont vus remplacer par d’autres pur-sang ?
Combien de Tchadiens de retour des mêmes études avec les mêmes diplômes sont intégrés au détriment des autres parce qu’ils sont de la « race arienne » ?
La liste est longue, très longue tant pour les cadres du sud, de l’est, du centre et de l’ouest du pays victimes de cette politique d’exclusion.
2)-A Béboudja (Logone Oriental) :
Le nouveau Sous-Préfet de Béboudja, M. Ngaré Adda, un repris de justice pour vol qualifié se vante d’être nommé à Béboudja sur exigence personnelle du chef de l’Etat pour tordre le cou à Yorongar et à ses parents comme me l’avaient, déjà fait en juillet 1996, Madjimbang Joseph Mbaïda alors conseiller spécial du chef de l’Etat, Ngarboudjim Jacob Médeur alors sous-Préfet de Béboudja, Loledé Silas Beurré, Instituteur et militant du MPS, Ndoussoussi Dobéhoudou alias Ndoussou, planton au Ministère de la Santé et militant du MPS, Pierre Dabo, commis aux écritures au cinquième Arrondissement Municipal de N’Djaména etc.
Son adjoint muté par décret dans le Mayo-Kebbi est maintenu le lendemain de la diffusion de ce décret par un autre décret sur intervention conjuguée du chef de l’Etat et du Préfet du Logone Oriental. Pour inaugurer son maintien à Béboudja, il se rend nuitamment à Miandoum pour sermonner le chef de canton de construire la mosquée comme à Mbikou et à Donia. Avant que ce dernier ne réponde, il ordonne à son garde du corps de le passer à tabac. C’est ce qui fut fait avec beaucoup de sadisme.
Par ailleurs, non content de s’en tenir à l’autorisation des nomades, qui lui gardent son bétail issu de la corruption d’occuper le collège de Mbikou, il taille un territoire le long du fleuve allant de Mbikou à Béboudja pour ces derniers avec interdiction aux paysans de s’y hasarder.
Il menace de réserver à tout contrevenant à ses décisions le sort qui a été réservé tout dernièrement au paysan et non moins ancien combattant de Goundi, son fils et son frère abattus et liés chacun par un fil à un cheval qui le traîne par terre sur plusieurs km
Un dossier sur cet horrible crime crapuleux perpétré par des nomades à Goundi a été remis par mes soins au Ministre de l’Intérieur.
A Komé-Ndolébé, un préposé d’ESSO et ledit adjoint au Sous-Préfet pratiquent la colonie de peuplement précisément à Danmadja comme je l’avais déjà mentionné dans une de mes interpellations adressées au Ministre de l’Intérieur avec copie à votre sagacité. Aujourd’hui, il saute le pas en accordant à ces nomades un sultanat de Bédia comme ce fut le cas des nomades de Mbikou...
Le Préfet du Logone Oriental à Doba justement, cet ancien agent d’Air Tchad en Arabie Saoudite connu pour sa cupidité et ses mensonges grossiers, vous a menti et induit en erreur lors de votre interpellation à l’Assemblée Nationale dans le cadre de la motion de censure déposée contre votre gouvernement.
En effet, je confirme solennellement que contrairement à la note que ce Préfet vous a subrepticement glissée dans le creux de vos mains pendant cette interpellation pour vous dire que Emile Bassa n’a pas mené campagne d’intimidation dans la Sous-Préfecture de Béboudja, je vous conjure d’ordonner une enquête si cet Emile Bassa, ancien agent des curés coupable de vol chez ces prêtres et agent de la DDS à Béboudja aux mains pleines de sang n’a pas sillonné pendant un mois toute la Sous-Préfecture de Béboudja à bord d’une voiture militaire conduite par un militaire pour intimider les chefs traditionnels et les populations de cette circonscription ?
Ces quelques faits triés sur le volet pour étayer mon propos sont des pratiques courantes sur l’ensemble du territoire national.
Comme vous le savez aussi bien que moi, le pays est pris en otage par le clan Déby... ».
Puis, le 22 février 2001, je vous ai interpellé à propos des violations des droits de l’homme encore à Tapol et Béboudja.
« Monsieur,
Dans notre précédente lettre du 12 février 2001, je vous ai relater avec force détails les violations persistantes dans le PA de Tapol (Sous-Préfecture de Mbaïnarmar).
Il nous est rapporté ce qui suit :
1)- Le chef d’antenne de l’ANS de Mbaïnarmar remet une arme de guerre à un certain Bouba pour couper les routes moyennant partage des produits issus de ces activités illicites.
Pris en flagrant délit ces jours-ci, ce dernier est déféré devant le juge de paix de Mbaïnarmar.
Le commanditaire des coupeurs des routes de la région, chef d’antenne de l’ANS, tente, dans un premier temps, de corrompre le Sous-Préfet. Celui-ci lui décline l’offre en disant que l’affaire relève de la justice.
Puis, il s’est rendu chez le juge de paix avec 100.000 F CFA pour le corrompre afin d’obtenir la libération du coupeur de route, sieur Bouba. Le juge lui répond également que l’affaire est transférée au Procureur de la République à Moundou.
Ne s’avouant pas vaincu, il monte précipitamment à Moundou pour demander l’intervention du Préfet.
Aux dernières nouvelles, le commanditaire des coupeurs de routes de Mbaïnarmar négocie son déplacement de cette localité, démarche qui serait en bonne voie.
2)- Un commerçant Moubi habitant à Laou-Beissa (Mbaïnarmar) s’est rendu au Cameroun avec cinq (5) ânes pour s’approvisionner en marchandises diverses dont le sucre. Il a eu comme compagnons de route des commerçants ouaddaiens résidant à Méndoubadoui (Mbaïnarmar). Une fois ces commerçants se sont séparés, le pauvre Moubi est abattu, non loin de là, de trois balles dans le canton Tapol.
De retour du baptême chrétien de Tapol, les choristes découvrent le corps du commerçant moubi gisant dans le bain du sang. En bons citoyens, ces derniers sont allés le signaler à leur chef de village de Laou-Beissa. Celui-ci informe la Brigade de la gendarmerie de Tapol. Mais, que n’a pas été leur surprise d’être accusés par la Brigade d’être les auteurs du meurtre. Ils sont embastillés y compris leur chef de village. Il a fallu des interventions pour faire libérer les pauvres choristes ... ».
Combien d’interpellations vous ai-je adressé ou adressé à vos Ministres à propos des violations des droits de l’Homme ?.
Article 22 : Nul ne peut être détenu dans un établissement pénitentiaire s’il ne tombe pas sous le coup d’une loi pénale en vigueur.
Quelques exemples contraires aux dispositions de cet article 22 de la constitution pour vous convaincre :
1)- Lors du conflit qui a opposé les éleveurs-nomades aux paysans autochtones le mois dernier, les gendarmes stationnés à Mbikou n’ont pas été neutres comme le prétendent certaines personnes. Sous leur protection, les bergers-nomades font brouter le mil dans les champs de Djérabé Mbaïssirem et tant d’autres à Madana. Quand Djérabé Mbaïssirem proteste contre cet odieux acte criminel, l’un des bergers lui envoie une flèche qui le rate de justesse. L’un des gendarmes qui se trouve derrière le nomade dégaine sont Kalachnikov pour abattre Mbaïssisem quand un autre gendarme samaritain l’en empêche en lui arrachant son fusil. N’étant pas resté là, ledit gendarme protecteur envoie en direction de M. Djérabé Mbaïssirem une grenade qui ne l’a pas atteint. Celui-ci a eu la vie sauve parce qu’il a fui à temps. Toutefois, étourdi, M. Djérabé Mbaïssirem sera transporté de nuit à Mbikou où il sera présenté au chef de canton qui ordonne qu’on le soigne et qu’on le ramène chez lui pour lui éviter le pire de la part des gendarmes vengeurs. De retour de leur épopée à Madana, les gendarmes procèdent à l’arrestation de toute personne qui se trouve sur leur chemin. Il en est ainsi de Hondé Ndohoudou de Madana. De même, pour le simple fait de détacher la vache de M. Doumhel Yohorndillaou qui vient de mettre bas et la faire fuir en brousse de peur que cette vache ne soit arrachée par les bergers-nomades et les gendarmes, M. Nérando fils est arrêté. Menottés avant d’être transportés à Mbikou, MM. Hondé Mbaïssirem et Nérando fils sont transférés à Doba où ils sont actuellement en prison sur ordre du commandant de compagnie. Sont-ils en vie ou portés disparus ? Dieu seul le sait. Adoum Salet, l’instigateur de ce conflit a offert trois bœufs et une certaine somme d’argent pour tenter de se soustraire à la justice. Il a fallu le commandant de groupement venant de Moundou pour procéder à l’arrestation de Adoum Salet et ses complices.
2)- Le 9 juillet 2004, M. Doumyom Crids, responsable de la barrière de pluie à Béndankara à la sortie de Béboudja pour Moundou, a eu une simple querelle avec sa femme. Informé, le Maire, M. Nétoloum Bétolngar va voir le sous-Préfet pour lui demander l’arrestation de M. Doumyom parce qu’il est considéré comme militant fédéraliste. C’est ce que fait le sous-Préfet, M. Pierre Ngarmian. C’est le 26 juillet 2004, que le sous-Préfet ordonne la libération de M. Doumyom moyennant 15.000 F CFA d’amende pour lui et 12.000 F CFA pour le commandant de brigade soit 27.000 F CFA.
3)- A Beissa dans la sous-Préfecture de Laoukassy (Mbaïnarmar), un éleveur qui garde le troupeau de bœufs appartenant à un responsable de la gendarmerie à Moundou a fait paître dans le champ de mil du chef de canton dudit par ce troupeau. Convoqué par le chef de canton, qui, du reste, est le suppléant du Député Job Tapol du MPS. Refusant de déférer à cette convocation, l’employé berger-nomade nargue le chef de canton député suppléant MPS. Celui-ci le fait arrêter par ses « goumiers ». Informé, le commandant de brigade de Laoukassy puis le sous-Préfet de cette localité convoquent à tour de rôle le chef de canton. Refusant à son tour de se déférer à ces convocations, le chef de canton se barricade chez lui. Deux gendarmes envoyés par le sous-Préfet et le commandant de brigade de la gendarmerie de Laoukassy pour l’arrêter n’ont pas réussi à lui mettre la main dessus. C’est ainsi que le sous-Préfet rend compte au Préfet à Moundou qui fait le déplacement pour se rendre compte que la population prête main forte à son chef de canton pour résister. Lesquels chef de canton et population ont exigé le départ de l’éleveur employé du responsable de la gendarmerie de Moundou.
4)- Le 28 avril 2002, j’ai adressé au Ministre de l’Intérieur de votre gouvernement une interpellation à propos du comportement scandaleux du chef de canton de Béboto avec la complicité du sous-Préfet de Béboto (Logone Oriental) :
« Monsieur le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité
Objet : Interpellation à propos de la razzia perpétrée à Békombé (Canton et Sous-Préfecture de Béboto) par le chef de canton en intelligence avec le Commandant de Brigade de la Gendarmerie.
Monsieur,
En complément de notre précédente interpellation à propos de la razzia des populations de Goré par le Sous-préfet de Goré (Logone Oriental) et des populations de Béboudja par les autorités administratives et militaires, nous avons l’honneur de vous interpeller à propos de la razzia analogue perpétrée à Békombé par le chef de canton de Béboto (Sous-Préfecture de Béboto) avec l’appui du commandant de Brigade et sous l’œil complice du Sous-Préfet du lieu dit.
Le code pénal et la constitution disposent que la faute est personnelle et ne saurait être collective. Or comme à Goré, à Béboudja et sur l’ensemble du territoire, les dommages et intérêts d’une infraction sont payés par le village voire le canton.
C’est ainsi que pour un cas de vol d’un bœuf dans un Férrick des nomades au préjudice de M. Idriss Abdoulaye dont le présumé coupable en la personne de M. Merci Armand est identifié et non encore jugé, les militaires venus de Béboto ont mis à sac le village de Békombé successivement les 29 mars 2002 et le 1er avril 2002. Voici le détail de cette razzia d’un autre siècle conduite par M. Bade Seth, représentant du chef de canton, M. Yossanéngar Enock assisté de l’Officier de police judiciaire et le commandant de Brigade de la gendarmerie en personne :
M. Djimradé Corneille, grand-père du présumé voleur est dépossédé de 3 sacs et demi de mil ;
Yotokoum Mohedjia, vieille femme du village qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédée de 4 sacs et demi de mil ;
Yossolem Nicolas qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de 4 sacs de mil et un sac de sésame ;
Djimassal Théophile qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son seul bœuf pour l’attelage en plus de ses 6.000 F CFA ;
Madjiadoum Fortune, beau-père du présumé coupable est dépossédé de ses trois sacs du mil ;
Nelta Adolphe qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son seul sac de mil ;
Massengar Fernand qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son seul bœuf d’attelage ;
Mbaïsseguem Nestor qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de ses 2 sacs de mil et de ses 6.000 F CFA ;
Nadjibeye Justin qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son seul sac de mil ;
Danebé Samuel qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son seul bœuf pour l’attelage et de ses 10.000 F CFA ;
Dingammadji Chérubin qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son seul bœuf pour l’attelage et de ses 32.000 F CFA.
Doumdom Sathurin qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de ses 6.000 F CFA ;
Djasné Blanchard qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de ses 2 sacs de mil ;
Panséal Gélase qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de ses 2 sacs de mil, de sa lampe torche et de ses 1.500 F CFA ;
Dingamnayal Mathieu qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de sa seule chèvre ;
Dingamnayal Patrick qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son sac de mil et de ses deux sacs d’arachides ;
Guéal Ascension qui n’a rien à voir avec cette affaire est dépossédé de son seul sac du mil (sorgho) et de ses 3 sacs de pénicillaire etc.
Nous vous saurions gré des dispositions que vous voudrez bien prendre pour faire restituer à leurs propriétaires tous ces biens illégalement arrachés par le chef de canton et le commandant de Brigade pour un seul bœuf volé... ».
Article 23 : Nul ne peut être arrêté, ni inculpé qu’en vertu d’une loi promulguée antérieurement aux faits qui lui sont reprochés.
Le 15 juillet 1999, j’ai interpellé le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation de votre gouvernement en ces termes :
« Certains actes de vos collaborateurs notamment les autorités administratives, municipales et militaires à l’intérieur du pays frisent la provocation.
A)- Dans la sous-préfecture de Béboudja :
1)- Par note de service n°002/SPBBJ/99 du 5 janvier 1999, le sous-préfet fixe d’autorité la date impérative à laquelle toutes les récoltes doivent prendre fin pour permettre au troupeau de bêtes des nomades de paître en toute quiétude. Passé ce délai, tout dégât causé par le bétail sur les produits champêtres non récoltés seront considérés comme normaux et par conséquent les demandes en réparation formulées par les victimes seront déclarées irrecevables (...).
2)- Provocations répétées du sous-préfet et de son adjoint :
Passant de la parole à l’acte, 12 paysans ont été amendés, le 26 janvier 1999, à payer la somme de 151.500 F CFA répartie comme suit :
1)- Alyo Jean-Pierre = 17.000 F CFA
2)-Nadjimbaye Emmanuel = 11.000 F CFA
3)- Bételngar Innocent = 11.000 F CFA
4)- Djimadoum Gaston = 11.000 F CFA
5)- Ngarnadji Antoine = 6.500 F CFA
6)- Ngaryo Eloi = 17.000 FCFA
7)- Mbaïdanoum Eloi = 17.000 F CFA
8)- Alladoum Justin = 17.000 F CFA
9)- Mékonbé Elie = 11.000 FCFA
10)- Mberdoum Sylvain = 11.000 F CFA
11)- Mbaïnaïsssem Marc = 11.000 F CFA
12)- Mbaïdanoum Antoine = 11.000 F CFA
3)- Les rackets opérés par les militaires au préjudice des paysans :
Les militaires et autres gendarmes stationnés à Béboudja rackettent les populations. Ainsi, à bord de leurs véhicules, ils sillonnent les villages pour piller ces populations sans défense et ce, sous menace d’armes. Y passent bicyclettes, vivres stockés dans des greniers, cabris, moutons, vaches et bœufs d’attelage des paysans etc.
4)- Vaste escroquerie organisée par le repris de justice, Monsieur Ali DAROUNGAR, Président du conseil de gestion de la commune de Béboudja :
a)- Le Président du comité de gestion de la ville de Béboudja organise une vaste escroquerie contre les populations. Sous prétexte que le chef de l’Etat le lui recommande, il collecte des cartes d’identité des personnes habitant la ville de Béboudja et des populations des villages environnants (Dangdili, Bemboura etc.), qui, du reste, ne relèvent pas de son autorité.
En échange de 1.850 F CFA dont 100 F CFA pour la photocopie de la carte d’identité, 750 F CFA à titre d’adhésion au MPS et 1.000 F CFA de cotisation par carte pour entretenir le domaine privé d’un hectare qu’il arrache de force à un paysan pour attribuer à M. Idriss Déby, chef de l’Etat. Ce « maire » spolie ainsi ces populations de Béboudja. Ce militant débordant, en l’occurrence, le Président du conseil de gestion fait croire que le chef de l’Etat accorderait un crédit agricole aux militants forcés que sont les titulaires de ces cartes, victimes de cette vaste escroquerie.
b)- De même sans base légale, il perçoit des taxes de toutes sortes dont les taux sont excessivement très élevés.
N’est-ce pas un conseil de gestion suppose comprendre plusieurs membres ? Or, ce dernier décide tout, tout seul, y compris les taux de taxes. Le rôle du comité de gestion réglementé par ordonnance n°017/PR/85 du 24 juillet 1985 est composé des chefs de service nommément désignés. En dehors du chef de centre médical, l’inspecteur de l’enseignement élémentaire et le représentant des commerçants, les autres services dont les chefs cités à l’article 5 de cette ordonnance n’existent pas à Béboudja. Ce qui ouvre la voie à l’abus d’autorité et au détournement du pouvoir voire à l’escroquerie d’une grande échelle. Sur dix (10) membres ayant voix délibérative, trois (3) seulement sont présents à Béboudja. Le quorum est-il atteint pour délibérer valablement comme le prévoit l’article 11 de l’ordonnance susmentionnée ? Avez-vous été avisé des réunions et sessions, somme toute, illégales (dernier alinéa de l’article 9 de l’ordonnance) ? Les procès-verbaux sont-ils établis et soumis à l’autorité de tutelle (Préfet qui les transmet au ministre de l’Intérieur) ? Sont-elles oui ou non nulles les décisions dites du comité de gestion de la ville de Béboudja au regard de l’article 18 de cette ordonnance etc. ?
Autant de questions auxquelles les réponses s’imposent de votre part.
c)- Le budget primitif de l’exercice 1999 de la commune de Béboudja prétendument adopté est nul de plein droit (cf. note de présentation du 15 juillet 1999) pour violation des lois citée ci-dessus notamment pour défaut de quorum, pour défaut, entre autres, des signatures des membres du comité (article 14 de l’ordonnance) signatures devant être apposées sur les procès-verbaux des délibérations 001/PLOR/CB/SG du 23 avril 1999 portant tarification des taxes et impôts, n°002/PLOR/CB/99 du 14 juin 1999 portant fixation de jeton de présence, n°003/PLOR/CB/SG/99 du 14 juin 1999 portant adoption du budget etc.
Au lieu de déclarer nulles ces délibérations (article 18 de l’ordonnance), vos services versent dans la nullité absolue en révisant ledit budget de 41.589.000 F CFA en baisse (21.000.000 de F CFA environ) avant de le soumettre à votre approbation. De quel droit ?
d)- Il fait imprimer des carnets de taxes par exemple de bicyclettes à 1.000 F CFA à Moundou. Une fois à Béboudja, il perçoit 1.500 F CFA.
Monsieur le Ministre,
Ces observations sont aussi valables pour tous les budgets de toutes ces communes créées à profusion pour placer cette gent de militants voraces et cupides notamment à Binder (l’hebdomadaire NDjaména-Hebdo n°387 du 22 juillet 1999 sous le titre « La république des commandants de brigades ».
e)- Le Président du Comité de gestion vend les terrains comme on vend des cacahuètes ou du pain au marché. Il se promène avec cette fiche (...) pour proposer les terrains moyennant argent (généralement 6.000 F CFA le terrain à titre d’avance et ce, sans aucun reçu). Il emmène avec lui ici à N’Djaména ces fiches qu’il écoule comme des petits pains.
Nous avons des preuves de cette vente « à la criée » dont le montant varie suivant la surface financière des acquéreurs..
f)- Je vous rappelle que Monsieur Ali DAROUNGAR, actuellement président du comité de gestion de la ville de Béboudja, est un repris de justice qui vient de quitter la maison d’arrêt de N’Djaména en 1991 pour détournement des deniers publics. N’eut été son adhésion intéressée au MPS pour le besoin de sa cause, et ce, à la demande de M. Gatingar Telro Daniel qui l’a recruté à son cabinet au Bureau exécutif du MPS, il serait condamné, interdit de toute activité publique et radié de la fonction publique.
De tout ce qui précède, je vous invite instamment à prendre vos responsabilités pour rétablir dans leurs droits les victimes par le remboursement :
des amendes illégalement perçues par l’adjoint au sous-préfet et le commandant de brigade de la gendarmerie ;
des rackets organisés par le président du conseil de gestion tant pour les cartes d’identité ;
des taxes illégalement perçues par ce dernier ;
des bicyclettes pillées et/ou saisies par des militaires moyennant taxes et amendes etc.
Afin d’éviter tout heurt entre les paysans et les bergers nomades, la note du sous-préfet doit être purement et simplement annulée. Aussi, pour ne pas cautionner cette escroquerie, vous vous devez de mettre un terme à de telles pratiques.
B)- Dans la sous-préfecture de Goré :
Des coupeurs de route militaires dont MM. Moumni et Eigui bien identifiés par les victimes lors de l’attaque, le 3 février 1999, entre Bédan (canton Békan) et Timbéri ont été arrêtés, le 4 février 1999 grâce au chef de canton de Timbéri et confiés à la garde des militaires de Donia par le commandant adjoint de groupement militaire de Moundou. Comme par hasard, ces deux coupeurs de route ont réussi à s’évader le jour même où le commandant adjoint de Moundou était venu pour les transférer à Moundou. Quelques jours plus tard, le commandant adjoint du groupement de Moundou et le sous-préfet convoquent le chef de canton à Goré. En se rendant au bureau de la sous-préfecture de Goré, le chef de canton rencontra les deux coupeurs de route au marché. Il en informe le sous-préfet et le commandant adjoint du groupement de Moundou qui ont procédé à l’arrestation de ces deux coupeurs de route. Après une réunion qui regroupa l’adjoint au sous-préfet, le commandant adjoint du groupement de Moundou, quelques éleveurs en état d’arrestation et les deux coupeurs de route, l’adjoint au sous-préfet vint déclarer de go à M. Almbaye, chef de canton de Timbéri que ce sont ses armes qui ont permis aux deux coupeurs de route de commettre leurs forfaits. Ebahi, le chef de canton fait remarquer que depuis 1984 toutes les armes de toute la région ont été confisquées par les autorités administratives et militaires et qu’elles ne sont toujours pas restituées.
Quand, est-ce que, vous allez en finir avec des nominations complaisantes, illégales, irrégulières et, somme toute, en violation flagrante des lois de la République ?
A-t-on besoin de donner à manger à des gens sans scrupules par leur nomination à des postes de responsabilité technique ?
N’est-il pas temps de nous préparer à entrer dans le troisième millénaire comme les autres peuples le font ?
Savez-vous que par ces nominations de complaisance, l’administration tchadienne n’existe que de nom aujourd’hui ?
Les lois de la République en matière des nominations à des postes de responsabilité sont claires .Mais, de grâce cessez de les violer... ».
Est-ce là ce qui est prévu par la constitution de la République ?
Article 25 : La peine est personnelle. Nul ne peut être rendu responsable et poursuivi pour un fait non commis par lui.
Des exemples contraires à ces dispositions de la constitution :
1)- Pour une banale histoire de sorcellerie, un jugement est exécuté comme dans un western américain.
Les biens d’une bonne partie de la population de Doungabo (sous-préfecture de Béboudja) sont saisis en violation de la constitution et des lois comme le témoignent ce qui suit :
Le 12 août 2002, M. Jean Sadoum a été arrêté sans motif et emprisonné à la brigade de Béboudja ;
Le 27 décembre 2003, arrêté par la brigade de la gendarmerie de Béboudja, M. Marcel Ngarnoudjibé, représentant du chef de Village et transféré à la maison d’arrêt à Doba sans motif.
Le 11 janvier 2004, arrêté par la brigade de la gendarmerie de Béboudja, M. Paul Ngarsadjim est transféré à Doba et sa bicyclette volée par les gendarmes.
Voici, le récapitulatif et le détail des biens saisis sur les habitants de Doungabo, qui n’en croient pas leurs yeux :
12 bœufs ;
18 moutons ;
111 chèvres ;
14 cochons ;
19 poulets ;
48 tenus sport ;
3 bicyclettes ;
2 charrettes (porte-tout) ;
2 charrues ;
44 sacs de charbon ;
2 postes de radio-cassettes ;
2 coupes-coupes ;
1 thermos ;
19 lampes torches ;
1 brouette ;
Diverse marchandises d’une valeur de 50.000 F CFA ;
34 kg de graine de néré ;
1 sac de courges ;
1 sac de sorgho ;
1 sac d’arachides ;
1 fusil de chasse de calibre 12 ;
1.100.000 F CFA d’amende dont la quasi totalité a été payée etc.
C’est l’huissier de justice en compagnie de 8 éléments de la brigade de la gendarmerie de Doba, qui a fait subir à la population les affres d’un Etat délinquant que voici.
Date 27/06/02
Noms & Prénoms
Kaglengar Fidel
Djimasndoh Joël
Djidengar Célestin
Ngaramlaou Dieudonné
Ngartadjim Sylvain
Nandigngar Mathurin
Ngarhonbé Daniel
Ngarsadjim Paul
Mbangndodjim Grégoire
Ndoasngar Clément
Djasbé Paul
Mme Néassoum Odette
Mme Ndondiman Louise
Mme Ndoyom Rosalie
Ndolasngar Félix
Sadoum Jean
Nandoumangar Dominique
Ndeilengar Théodore
Nature des biens saisis
3 bœufs ;
3 bœufs ;
3 bœufs ;
1 bœufs ;
2 bœufs ;
4 chèvres ;
1 mouton ;
4 chèvres + 1 porte-tout
3 chèvres ;
3 chèvres
3 moutons, 1 chèvre, 1 vélo
4 chèvres ;
3 chèvres, 4 moutons ;
3 chèvres, 1 mouton,
4 chèvres, 3 moutons ;
1 porte-tout ;
6 chèvres, 1 torche ;
3 sacs de charbon
Date 17/06/02
Noms & Prénoms
Nadjiamngar
Ndoasngar
Takeinon
Ndodjingar
Saïnlar
Masngar
Ngartodjimbé
Béadoum
Noudjingar
Nodjingar
Ngarlem Kondé
Telmbaye
Ndoungabeye
Biamngar
Ngasatam
Madjirangar
Mme Nodjiti Rachel
Mme Hommel Claire
Ngarmbatinan
Mme Néyom Elisabeth
Mme Dénéro Franchise
Ngarteldjim
Mme Solmem Koumdé
Mme Nodjindoloum Simone
Mbaïlassem
Ngarlem Patrice
Nodjé Gadjingar
Ngaradem Bruno
Mme Nodjilagoto Denise
Ngarlena Yacoub
Koubouyom Moramlaou
Ngarasndoh
Allsingar
Ngarmadjibé Blaise
Mbairessim
Mbaïnadjim
Pasteur Assemblée Chrétienne Tch.
Koumdé
Djimsangar
Ngarnoudjibé Marcel
Equipe de football
Nature des biens saisis
6 chèvres, 1 charrue ; 1 sac d’arachide, 1 sac de courge ;
1 cochon, et1 chemise ;
1 cochon et 1 lampe torche
1 cochon,1 lampe torche et 1 coupe-coupe ;
1 cochon ;
1 cochon ;
1 cochon et 1 lampe torche
5 chèvres ;
1 charrue et 1 lampe torche ;
1 cochon
2 chèvres et 1 cochon ;
1 cochon ;
4 poulets ;
marchandises de valeur : 50.000 F
5 chèvres et 2 lampes torche ;
4 chèvres,
1 chèvre ;
1 cochon ;
1 vélo ;
5 chèvres ;
4 poulets, 74 kg de graine de néré ;
3 poulets ;
4 chèvres ;
2 chèvres, 1 poste radio-K7, 1 thermos, 1 coupe-coupe, 1 sac de mil ;
1 poste radio-K7 ;
1 cochon et 1 lampe torche ;
1 cochon et 1 lampe torche ;
13 chèvres et 1 lampe torche ;
1 cochon ;.
5 chèvres ;
5 chèvres ;
4 poulets ;
5 chèvres et 1 lampe torche ;
2 chèvres ;
1 chemise :
1 lampe torche ;
1 bible et autres ;
1 fusil de chasse de calibre 12 ;
3 cochons ;
2 chèvres ;
48 tenues de sport de valeur 120.000 F
23 /07/ 02
Ngatolnan
Madjirangar Moïse
Groupement(GCFED)
17 sacs de charbon :
2 chèvres ;
1 brouette ;
11/08/02
Nangdoumngar
Nodjindoloum Yvonne
Nohodjingar Edmond
1 chèvre ;
14 sacs de charbon ;
10 sacs de charbon ;
Ici la justice léonine a appliqué les dispositions contraires à l’article qui dispose que « les règles coutumières et traditionnels relatives à la responsabilité pénale collective sont interdites ».
2)- A Madana-Kô (sous-Préfecture de Komé/Ndolébé), un berger-nomade nommé Abdiguine a abattu 8 karité et un néré appartenant à M. Zakary Béassem. Quand ce dernier s’est plaint du comportement de cet Abdiguine, celui-ci est allé chercher, le 6 mai 2004, les gendarmes à Donia (sous-Préfecture dudit) pour procéder à son arrestation. Comme M. Zakary Beassoum est en déplacement à Sindalolo (sous-Préfecture de Komé) pour ses activités religieuses, les gendarmes ont procédé respectivement à l’arrestation de son petit-frère et de son épouse avant de saccager son domicile, voler ses 212.000 F CFA et six bœufs, passer à tabac son frère et sa femme avant de déchirer les habits que celle-ci a porté sur elle. Ces deux innocents ainsi traités sont conduits à la brigade de Donia où ils sont enfermés à la brigade en attendant l’arrivée de Zakary Béassem en personne. De retour dans son village, le 8 mai 2004, M. Zakary Béassem se rend immédiatement à Donia pour se constituer prisonnier afin de faire libérer sa femme et son cadet. Il sera enfermé dans les cachots de cette brigade avant d’être transféré à Moundou, le 9 mai 2004, par les militaires venus de cette ville du Logone Occidental. En plus de 212.000 F CFA volés, M. Béassem sera libéré contre 12.000 F CFA.
3)- A la suite d’une bagarre qui l’oppose à son cousin demeurant à Bolobo II, Mme Nodjé a cassé le bras de celui-ci. Quand cette affaire est portée à la connaissance du chef de canton de Komé/Ndolébé, ce dernier ordonne la saisie du bœuf d’attelage du père de Nodjé qu’il vend à 130.000 F CFA dont 30.000 F CFA seulement ont été remis au blessé et les 100.000 F CFA conservés par le chef de canton pour se partager avec le sous-Préfet et le commandant de brigade de la gendarmerie.
4)- De Moundou, le 25 avril 2002, j’ai interpellé le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité de votre gouvernement à propos de la razzia des bœufs d’attelage à Béndama (Canton de Timbéri) par le Sous-Préfet de Goré et par son collègue de Béboudja dans la sous-Préfecture de même nom.
« Monsieur,
Sous-préfecture de Gore, le jour du scrutin
Après avoir pris la tête des militaires basés à Goré (bataillon, GR, Gendarmerie etc.) pour terroriser les électeurs et procéder à l’arrestation des autres candidats à l’exception de celui de FAR/Parti Fédération qui a voté à Donia et qui a réussi à s’échapper et naturellement le candidat du MPS, M. Nadjiyo, pour le compte duquel ce terrorisme est organisé, le Sous-préfet de Goré continue son gangstérisme doublé du vandalisme d’un autre siècle.
Hier, 24 avril 2002, sous bonne escorte des mêmes militaires, ce Sous-Préfet s’est rendu à Béndima (Canton Timbiri) pour ordonner la razzia de soixante dix huit bœufs pour, dit-il, indemniser les parents d’une victime éleveur nomade tuée en 2000 au cours d’une rixe qui l’oppose à un agriculteur dont les champs ont été dévastés par ses bœufs..
Selon les informations en ma possession, le Sous-Préfet se serait vengé du fait que la population de Béndima n’ait pas exprimé ses suffrages en faveur du candidat Déby aux présidentielles de mai 2001 et du candidat, MPS aux présentes législatives.
L’enquête se poursuit. Mais d’ores et déjà, nous pouvons vous affirmer que la population de Béndima a décidé de se rendre massivement à Goré pour y mourir pour ses bœufs razziés par le Sous-Préfet.
Quelques exemples dans la Sous-Préfecture de Béboudja :
Cette pratique d’un autre âge introduite dans la région par l’administration MPS se généralise. C’est le cas à Mbikou (canton Mbikou), Bolobo (Canton Komé), Kaïrati (Canton Miandoum) et surtout à Kaba-Tenbé (Canton Béboni) dans la Sous-Préfecture de Béboudja.
Le cas de Kaba-Tenbé (Canton Béboni) :
Le 15 avril 2001, deux arabes ont volé des bœufs d’attelage. L’un d’eux est intercepté par les villageois. L’autre qui a échappé était allé se plaindre auprès du commandant de Brigade de la Gendarmerie et du Sous-Préfet de Béboudja qui ont procédé à l’arrestation de 38 villageois dont le chef de village et les ont amendé à 3.000 F chacun en plus de 132.000 F de dommages et intérêts. Il s’est révélé, par la suite, que c’est le commandant de brigade de la gendarmerie de Béboudja qui organise ces razzia des bœufs qu’il fait vendre en RCA.
Le 20 avril 2001, à 7 heures deux arabes armés ont volé des bœufs à Kaba-Tenbé. Au cours de la bagarre avec les villageois, l’un des arabes a blessé M. Ngartoïdé Bitrus. Ndohmadjingar qui est à côté de celui-ci a blessé l’agresseur. Ce denier est mort des suites de ses blessures. Les trois bœufs volés hors de ce village ont été remis à la Brigade après compte rendu détaillé fait par le chef de village au chef de canton de Béboni qui, à son tour, en informe le Sous-Préfet et le Commandant de Brigade de la Gendarmerie.
Le 21 avril 2001, M. Ngartoïdé Bitrus et Ndohmadjingar sont arrêtés par la gendarmerie.
De retour à Kaba-Tenbé, le 22 avril 2001, les gendarmes ont obligé deux jeunes à exhumer le corps du berge- nomade.
Le 26 avril 2001, le chef de village est arrêté et jeté en prison. Transférés à Doba, les deux jeunes arrêtés à Béboudja ont disparu de la maison d’arrêt.
Les 10 et 11 mai 2001, un groupe d’arabes armés, avec la complicité du commandant de la brigade de gendarmerie de Béboudja, est venu à dos de chevaux et tiré sur la population de Kaba-Tenbé avec des armes de guerre.
Le 26 juin 2001, la Brigade de Gendarmerie de Doba fit irruption à Kaba-Tenbé pour procéder à l’arrestation du chef de village et de Nadanoum Benoît
Le 30 juin 2001, les gendarmes sont venus dans le village pour arracher 8 bœufs d’attelage en présence du chef de canton de Béboni M. Gladoumang Kessély.
Le 21 juillet 2001, le chef de village et M. Ngarsanguem Pierre sont convoqués à Doba par la justice. M. Ngarsanguem Pierre est arrêté et a également disparu de la maison d’arrêt comme les deux autres.
Le 14 octobre 2001, les bergers aux visages couverts de chèches à bord d’une moto ont menacé M. Koshamnodji à kaba-Tenbé. L’un d’eux étant formellement identifié comme étant le commandant de brigade de la gendarmerie de Béboudja.
En novembre 2001, le Tribunal de Doba accorde 10.700.000 F de dommages et intérêts aux parents de la victime.
Le 13 décembre 2001, accompagnés du chef de canton de Béboni et des bergers arabes, les militaires à bord de véhicules effectuent des tirs nourris pour faire fuir la population avant de procéder à la razzia de 21 bœufs d’attelage, 12 moutons, 25 chèvres, trois bicyclettes etc.
Le 6 janvier 2002, quatre (4) bergers nomades armés de fusil de guerre ont effectué des tirs nourris pour faire fuir la population avant d’arracher 9 bœufs d’attelage.
Le 21 janvier 2002, trois bergers arabes à cheval et armés de fusil de guerre cassent les portes des maisons et pillé les villageois (habits, chaussures, vivres, poulets etc..) Avant de s’en aller tranquillement. En chemin, ils ont battu, violé et torturé Mme Toubemta Yalro etc.
A ce jour, on compte 38 bovins dont 27 bœufs d’attelage et 11 vaches razziés ; 25 chèvres ; 12 moutons dont 7 mâles et 5 femelles ; 3 bicyclettes etc.
Nous tenons à vous affirmer que le vol des bœufs d’attelage est organisé par les autorités civiles et militaires chargées pourtant de la protection des personnes et de leurs biens. Le cas des autorités civiles et militaires de la Sous-Préfecture de Béboudja illustre parfaitement notre propos. L’enquête à ce sujet suit son cours.
Cette pratique importée et introduite dans la région par l’administration MPS est étrangère à la culture, ô combien millénaire dans toute la région ! Elle est également contraire au droit moderne.. ».
Article 26 : Les règles coutumières et traditionnelles relatives à la responsabilité pénale collective sont interdites.
Les exemples contraires à cet articles 25 ci-dessus invoqués prouvent que la constitution tchadienne est considérée par les dirigeants comme étant un torchon qu’ils en font un usage qu’ils veulent.
Combien de Tchadiens sont-ils victimes de la responsabilité collective ?
Article 27 : Les libertés d’opinion et d’expression, de communication, de conscience, de religion, de presse, d’association, de réunion, de circulation, de manifestations et de cortèges sont garanties à tous.
Des exemples contraires abondent : Combien de journalistes sont abattus comme des chiens (Declaud, Kodinga, Albo Madjigoto alias Laoukoura Ngaou-Agathe etc.)par vos tueurs à gage ? Et pourtant, ils sont des militants de votre parti politique, le MPS. Combien de journalistes ont séjourné chaque année dans les geôles des commissariats, des bagnes des brigades de gendarmerie, des prisons de l’ANS et des RG, à la maison d’arrêt de N’Djaména etc. ?
Article 28 : La liberté syndicale est reconnue. Tout citoyen est libre d’adhérer au syndicat de son choix.
Article 29 : Le droit de grève est reconnu. Il s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.
Exemple contraire : Combien de fois votre gouvernement a-t-il suspendu l’UST, arrêté et menacé de mort ses dirigeants pour avoir osé grever ?
Article 30 : La dissolution des associations, des partis politiques et des syndicats ne peut intervenir que dans les conditions prévues par leurs statuts ou par la voie judiciaire.
Exemple contraire à cet article : le parti de Nahor est, semble-t-il, dissout par arrêté du Ministre de l’Intérieur alors que cela relève de la compétence de la justice.
Article 31 : L’accès aux emplois publics est garanti à tout Tchadien sans discrimination aucune, sous réserve des conditions propres à chaque emploi.
Exemples contraires : Les exemples contraires à ces dispositions de la constitution sont légion et méritent une étude particulière que nous nous proposons de faire ultérieurement. Combien des diplômés des écoles professionnelles ou des universités sont intégrés par le Ministre de la fonction publique sur la base des listes établies par le MPS. Combien de personnes ayant en tout et pour tout diplôme le militantisme au sein du MPS sont intégrés à la fonction publique sur recommandation du MPS ?
Le 26 octobre 2000, je vous ai adressé une interpellation à propos des intégrations à la fonction publique sur les bases tribalistes, religieuses, régionalistes, ethniques, claniques et partisanes :
Les dispositions de l’article 18 de la loi des finances 2000 autorise le Ministre des Finances à recruter 22 agents qualifiés en complément de ceux recrutés dans le cadre de la loi des finances de l’année 1999. Aux termes de ces dispositions « la priorité est accordée aux lauréats des écoles nationales et à ceux issus des écoles étrangères spécialisées » (cf. ladite loi).
Curieusement, le Ministre de la Fonction Publique a préféré, en son temps, recruter les protégés de la République aux détriments des laissés pour compte et les orphelins politiques de la nation bien que spécialistes comme le stipulent les dispositions de la loi des finances citées ci-dessus.
En dépit et contre toute logique, le Ministère de la Fonction Publique a intégré des « conseillers aux affaires économiques » titulaires de la licence d’enseignement général sans aucune qualification requise.
Mieux, votre Ministère aurait intégré des géographes au titre de cette dotation et ce, en lieu et place de ces orphelins politiques dotés de spécialisation comme l’exige l’aide mémoire rédigé par MM. Christophe Grandcola et Germain Jolibert , experts du FMI en charge du Tchad. Selon ce mémoire, le fisc, par exemple, manque cruellement de personnel qualifié, ce qui entrave gravement la rentabilité des recettes fiscales tant attendue par les bailleurs (cf. ces recommandations de MM. Christophe Grandcola et Germain Jolibert, consultants de la Banque Mondiale).
Le recrutement des fiscalistes exigé par le FMI pour le compte de la direction des impôts est une nécessité pour rendre ce nerf de la bataille financière plus performant et plus opérationnel.
Dans l’impossibilité d’utiliser rationnellement les 22 agents (enfants à papa) protégés, intégrés par les arrêtés n°1571, 1584, 1642 et 1698 des 1er, 5, 7, 12 et 15 juin 2000 du Ministre de la Fonction Publique et affectés de force à la direction des impôts par décisions n°28 36 des 29 juin et 1er août 2000 du Ministre des Fiances (cf. ces arrêtés), celle-ci les parque au Service des Poursuites qui n’a même pas besoin d’eux non plus.
Entre temps, sur douze dossiers d’orphelins politiques et autres laissés pour compte formés et spécialisés qui moisissent à la porte 19, trois (3) contrôleurs fiscalistes ont été intégrés tandis que les neuf (9) inspecteurs et inspecteurs principaux sont enfermés hermétiquement dans les tiroirs de la fameuse porte 19 du Ministère de la Fonction Publique.
Est-ce là la règle selon laquelle il faut placer « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », règle chantée et dansée dans des discours officiels... ? »
Article 32 : L’Etat reconnaît à tous les citoyens le droit au travail.
Exemples contraires pour vous convaincre Combien de Tchadiens qui ont réussi aux concours organisés pour le recrutement et qui sont purement et simplement remplacés par ceux qui n’ont pas participé au concours ? Combien de Tchadiens notamment les militants des autres formations politiques dont ceux de FAR/Parti Fédération qui ne sont pas recrutés parce qu’ils ne sont pas militants du MPS ? Parce qu’ils ne sont pas de la même religion, de la même région, de la même ethnie que le responsable de recrutement ?
Pour preuve, l’accès à l’emploi public est sélectif . C’est pourquoi, je vous ai adressé l’interpellation du 26 octobre 2000 publié plus haut ? :
Article 33 : Tout Tchadien a droit à la culture. L’Etat a le devoir de sauvegarder et de promouvoir les valeurs nationales de civilisation.
Article 34 : Tout Tchadien a droit à la création, à la protection et à la jouissance de ses œuvres intellectuelles et artistiques. L’Etat assure la promotion et la protection du patrimoine culturel national ainsi que de la production artistique et littéraire.
Exemple contraires : Combien d’initiatives privées ont-elles été étouffées dans l’œuf parce que les promoteurs n’ont pas pris la carte d’adhésion au MPS, votre parti politique ?
Article 35 : Tout citoyen a le droit à l’instruction. L’enseignement public est laïc et gratuit. L’enseignement fondamental est obligatoire.
Exemples contraires : Combien d’écoles primaires, collèges et Lycées qui sont délibérément privés d’enseignants parce que ce sont des bastions des fédéralistes ? Il en est ainsi des établissements dans la sous-préfecture de Béboudja et plus particulièrement à Madana dans la sous-Préfecture dudit (Logone Oriental). Le Secrétaire général du département de Doba, originaire de Bédjal un village voisin à Madana veille personnellement à ce que les enseignants ne soient pas affectés dans les établissements de cette sous-Préfecture parce que mon père est originaire de cette sous-Préfecture. Il en est, par exemple, à Goré (sous-Préfecture dudit). A défaut de professeurs de biologie, ce sont les professeurs d’éducation physique et sportive (EPS), MM. Pierrot et Djimet, qui enseignent cette matière ; les classes d’examen telles que la troisième et les terminales sont enseignées par les lauréats bacheliers de 2003 etc.
Voici, à titre d’exemple, le tableau synoptique de la situation dramatique des écoles de la sous-Préfecture de Béboudja :
Dans un rapport dressé par la délégation de l’éducation de la Pendé (Doba), il ressort cette vérité cruelle en ce qui concerne l’inspection de la Nyan (Béboudja), école par école.
A/ Personnel
I/ Personnel administratif
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS
NELDE MBAINOUDJIBE
NGARTOUDJIM MEMNDINGAR
BOURDANNET PAJOUKI
TIASSEM CHRISTINE
M
M
M
F
IPEE 8ème échelon
Inst. 9ème échelon
Inst. 9ème échelon
Inst. Adjoint 8ème échelon
CAP
CAP
II/ Personnel d’encadrement pédagogique
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS
DJIMBAYE KODJI DALAR
DJIKOLDINGAM MIANKAYA
BETOLOUM JEAN-CLAUDE
MBANGASSOUM MODERNGAR
DJIDINGUEM MATELBE
SANGAR TOURNGAR
M
M
M
M
M
M
CPPOP 4ème échelon
Inst. 11ème échelon
Inst. 8ème échelon
Inst.11ème échelon
Inst. 9ème échelon
Inst. 8ème échelon DCPPP
CAP
CAP
CAP
CAP
CAP
III/ Personnel enseignant
1/ Ecole de Kaba-Tenbé : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
WODIALBAYE NGOLOBA
MONASNGARAL LEDEDY
BEAINGAR GASPARD
M
M
M
Inst. Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
CEPET
2/ Ecole de Manboye : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
DJIBE SANDJANGAR
LAOULENGAR BENODJI
DINGUEMNAISSEM MARCELIN
M
M
M
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire BAC A4
BEPCT
CEPET
3/ Ecole de Leurh : Cycle Incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NODJIM GILBERT
NGARSSANOUM EMILE
M
M
Maître communautaire
Maître communautaire CEPET
4/ Ecole de Karoua : Cycle Incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
BEASNGAR DELPHIN
MBAIBOL FAUSTIN
M
M
Maître communautaire
Maître communautaire CEPET
CEPET
5/ Ecole de Meurmeouel : Cycle Incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
DJIMRANGAR MARC
M
Maître communautaire BEPCT
6/ Ecole de Rôh-Guelndami : Cycle Incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NGARMBATDJIM NDOMADJINGAR
IETANGAR ROASNGAR
NGARNDOUBA JOSEPH
M
M
M
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
CEPET
CEPET
BEPCT
7/ Ecole de Djanga : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
DJIMAMNDOH DJELAR
MBAISSIBE MBAILEM BONO
BEDOUBOUM DJIMADNGAR
NGARNDIGYOEL DANDJINGAR
NGARPOSSEM THOMAS
M
M
M
M
M
Inst. 6ème échelon
Inst. Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
BEPCT
CEPET
8/ Ecole de Bendoh/Miandoum : Complet Incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NGARBAREM BENOIT
MBAILAOU DJEBIAN
M
M
Maître communautaire
Maître communautaire BEPCT
9/ Ecole de Dokapti : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
ZIORO FEIBONAZOUI
NGARPA MONGUIDINGAR
MBAIOREMEM CELESTIN
M
M
M
Inst. Adjoint échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
BEPCT
10/ Ecole de Rôh-Dongaou : Cycle Incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
LAOUROUDOU GANGUEM NGANINGA
SANGAR SAMUEL
NEPIDIMBAYE MARTINE
M
M
F
Inst. Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
BEPCT
11/ Ecole de Bâ-illi : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
POURNODJIM JACQUES
DEMNAYE SEGLENGAR
DJAOURONGARTI NGARKOUBOU
NAGHOUTENGAR JOSEPH
M
M
M
M
Inst. Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
CEPET
CEPET
CEPET
12/ Ecole de Kagroye : Cycle complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NGARSANGLAO NDINGAYO
NGARNDIGUIM ALBE
BELEDE ELIE
DIMANCHE MARTIN
M
M
M
M
Inst. Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
CEPET
CEPET
13/ Ecole de Béboni : Cycle complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
DJIMASNGAR NGARTA
NGARMBANG NGUEMRO
NGARNOUDJINDOH ALLAMNGAR
BEBAN REMY
M
M
M
M
Inst. Adjoint 3ème échelon
Inst. Adjoint 6ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
CEPET
14/ Ecole Mbagnguirati : Cycle complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NDIG MBAYE LE BOUMRO
BOTENOUDJINGAR PALNGAR
MEMNDINGUINGAR ABRAHAM
M
M
M
Inst. Adjoint 6ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
CEPET
15/ Ecole de Béro : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
MBAITODJIRIA NAKIRI
BERI BENOIT
MBAILASSEM NDINGAR
KOULADOUMNGAR DOUBA
M
M
M
M
Inst. Adjoint Stagiaire
Inst. 5ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
CEPET
16 Ecole de Djeune : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
TOGYENGAR GODET
NANDINGAR DJOLENGAR
DJASNGAR JUSTIN
MBAINDIGUINAN JERETH
M
M
M
M
Inst. Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
CEPET
CEPET
CEPET
17/ Ecole de Doumgabo : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
MBAIBAREM NDILBE SALOMON
MBAIRAM MBAIDJE
NASSANGAR FRANçOIS
M
M
M
Inst. Adjoint 5ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
BEPCT
18/ Ecole de Ndaba-Bébo : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NGARNIGNAN NDOUMBE
MOUNNODJI NDIGYOM VICTOR
DJIMASSAL NGARBAROUM
M
M
M
Inst. Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
19/ Ecole de Danmadja : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NGONDOLOUM KAGYO
NGAMIAN JEAN BLAISE
MBAIGOTO DANEM CLOTAIRE
M
M
M
Inst. 3ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
CEPET
CEPET
20/ Ecole de Moukassa : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
MBANGNADJI JULIEN
DINGUEMADJI JUDE
BEYALEM DJEROUGUE
M
M
M
Inst. 2ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
CEPET
21/ Ecole de Hollo : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NDILKONODJI DESIRE
NDOLOUM KOULANGAR
TOUDJIBE MBAITOUBEM
M
M
M
Inst. 3ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
BAC
CEPET
22/ Ecole de Maïongo : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NOUBATOUR MOGOBAYE
DJIMTOLOUM TOGMBALLA
MBAIADJIM JONAS
M
M
M
Inst. Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
BEPCT
23/ Ecole de Komé-Ndolébé : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NADJIAMNGAR NDOLOUM
HONGLENGAR MONDOYOMEL
ALLAYANA FAUSTIN
KOULARAM AMBROISE
M
M
M
M
Inst. 6ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
CEPET
BEPCT
BEPCT
24/ Ecole de Meou : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
MADJIOUNGAR LOTONGAR
DJIKOLOUM NGARSINOYE
DOUMHOUTOU CHARLES
M
M
M
Inst. 5ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
BEPCT
25/ Ecole de Kar : cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
GONRO BEGOTO
BERE NESTOR
NODJITI HONORE
M
M
M
Inst. Adjoint 3ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
26/ Ecole de Deubeu : Cycle incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
TANGARHONDE DIEUDONE
KEMASNGAR HONORE
M
M
Maître communautaire
Maître communautaire
CEPET
CEPET
27/ Ecole de Modjirombouati : Cycle incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
BEDINGUEMGOTO THOMAS
M
Maître communautaire
28/ Ecole de Koubébé : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NGARSEGUEM JACQUES
MBAINDIGUEM APPOLINAIRE
NGARAMNODJI SOLNGAR
M
M
M
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
29/ Ecole de Maïbo Kobo : Cycle Incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NANGWEÏEL MBAIDJE
M
Maître communautaire
30/ Ecole de Lelmbim :Cycle Incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NGARTEL BENAYEL
M
Maître communautaire
CEPET
31/ Ecole de Rôh-Babé : Cycle Incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NGARHOUSOUM NADRO
DJEDANEM KOBE
DOUNOUDJIBE EMMANUEL
M
M
M
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
CEPET
32/ Ecole de Koutoutou : Cycle Incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
SOLDONGAR NESTOR
M
Maître communautaire
33/ Ecole de Madjo Béro : Cycle Incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NDOBOUI NDOUTO
M
Maître communautaire
CEAP
34/ Ecole de Gomon : Cycle incomplet.
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
MANDAMNE
M
Maître communautaire
35/ Ecole de Békia : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
YOKOUBE GONG
MASRANE GEDEON
NGARBI EZECHIEL
MADJIRABE EMMANUEL
MBAINAREM SEBASTIEN
MBAIBOUROUM JONAS
M
M
M
M
M
M
Inst . 7ème échelon
Inst. Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
CAP
BEPCT
BEPCT
BEPCT
BEPCT
36/ Ecole de Miandoum : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
MADJITONOU DEOUDINGAM
NDOADOUMNGAR MBAINDIGUIM
SANDJIMAN NGARNAN
MBAIRI PIERRE
NEDANANG BOURDINGUEM
DJERAMIAN JAIRUS
NONROM MARTH
BEKOUTOU GOLBE ELIE
M
M
M
M
M
M
M
M
Inst. 3ème échelon
Inst. 11ème échelon
Inst. Adjoint 4ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
BEPCT
BEPCT
37/ Ecole de Ngalaba : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NGARBE NAMBE
NDORKANDJI THAM MARCELIN
M
M
Inst. 3ème échelon
Inst .Adjoint 9ème échelon
38/ Ecole de Bendjéri : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NDOLENGAR NADJINDI
MIANMADNAN DOUMTOL
NGAROGOUM PASCAL
M
M
M
Inst. 3ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
39/ Ecole de Bédia : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
DJIMNABE MOYONGAR
ABBAIETTIN BASILE
NGARLELOUM GASTON
M
M
M
Inst. 10ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
3ème ENI à Moundou
CEPET
CEPET
40/ Ecole de Kaïrati : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NABONGAR NADJIBE
NGAROMBAYEL MICHEL
DJORITA MODJINA
MONDIMBAYE FERDINAND
DJIMASNGAR DJIORNGAR
M
M
M
M
M
Inst .Adjoint 7ème échelon
Inst. Adjoint 8ème échelon
Inst. Adjoint 7ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
41/ Ecole Privée Génération Pétrolière : Cycle Incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
BAOUDOUM DJINGAR
NADJIADJIM NDOLENGAR
NADJITOUBAM NEASNGAR
M
M
M
Inst. Adjt 11ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
CEAP
BEPCT
BEPCT
42/ Ecole Privée de l’Entente : Cycle Incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
DJIMADOUM ABDOUL NGAKOUTOU
RIALEYO MADJI GILBERT
NADJINGAR TARO NORBERT
Mme NODJIKOUAMBAYE MIANMBAYE
M
M
M
F
Instituteur
Instituteur
Maître communautaire
Maître communautaire
CAP
CAP
BEPCT
BAC
43/ Ecole Communautaire franco-Arabe Al-Fourkane :
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
DJIBRINE MAHAMAT
MAHAMAT FATAL DJALIL
AL AHER
MBAITELEM SILAS
SALEH PASANA
M
M
M
M
M
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Licence
BAC
BEPCT
CEAP
BEPCT
44/ Ecole Communautaire Francophone de Rôh-Mane :
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
MBAITOUBAM MARTIN
DJERABE JEAN
M
M
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
BEPCT
45/ Ecole Communautaire Francophone de Mbanga :
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
DJIORNGAR BRUNO
M
Maître communautaire
46/ Ecole du Centre A de Béboudja : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
YANKAL SOU NDO
Mme NANGYENAN Née MINGUEROM
Mme SILABIME OUEINATI
BOUDJIDOUM MARTIN
NEkAIDOUM DJIMNANGAR
Mme TONGAR Née TARASSEM SUYANNE
Mme NDILKONODJI Née IBRAM
Mme REBECCA GONDJE
DJIMSANGAR BOUDJIDOUM
NDOBET MBAIBARA
M
F
F
M
M
F
F
F
M
Inst. 9ème échelon
Inst. 6ème échelon
Inst. Stag
Inst. Adjoint 11ème échelon
Inst. A adjoint 11ème échelon
Inst. 4ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Inst. 9ème échelon
CAP
CAP
CAP
CEAP
CEAP
CEAP
CEFEN
CEFEN
BEPCT
CAP
47/ Ecole du Centre B de Béboudja : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
JOSIANE TARADOUM
HONGBE SANGTALAOU
Mme LAOUNDODJI Née NEPIDEMBAYE
Mme NANADOUM Née NGONYOM
Mme YAKOS Née ZARA KADJA
Mme YAHEMON PAWI
DOUMDOM DJELAR
MADJITOLOUM KAGBEL
M
M
F
F
F
F
M
M
Inst. 2ème échelon
Inst. 10ème échelon
Inst. 5ème échelon
Inst. Adjte 6ème échelon
Inst. Adjte 5ème échelon
Inst Adjointe Stagiaire
Maître communautaire.
CAP
CAP
CAP
CAP
CEAP
CEFEN
BEPC/CEFEN
BEPCT
48/ Ecole ITRAD : Cycle complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NGARADJIM DJIMONG
DJEBE LARKOUNDA
LAOTAYE FELIX
TONGAR YOTANGAR
Mme NGARNDIGUIM Née NELEMEL
Mlle RADJIMTA NGUEKIDABAYE
M
M
F
F
F
F
Inst. 8ème échelon
Inst. Stagiaire
Inst. Adjoint 7ème échelon
Inst. Adjte 4ème échelon
Inst. Adjointe Stagiaire
Inst. Adjoint .Stagiaire
49/ Ecole quartier Dobémé : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
KORGOTO DJEKILA TOPODJE
DINGAMHOUDOU YOHORGUELLAOU
DANGAR BELALYOEL
Mme TIBEAN LOUSE
Mme NADJIMBAYE Née ELDJOUMA
Mme PAYANTFOU Née KADJIDJA
GUETIMBAYE ALLAIN
ALLADOUM PULCHERIE
MARIAM DJIBRINE
MBAIATEL SIMEON
DINGAOYAM NICOLAS
NGANAN NICOLAS
DANMADJI PIERRETTE
M
M
M
F
F
F
M
F
F
M
M
M
F
Inst. 9ème échelon
Inst. 3ème échelon.
Inst. 6ème échelon
Inst. Stagiaire
Inst. Adjte 7ème échelon
Inst. Adjte 2ème échelon
Maître communautaire
Maîtresse communautaire
Maîtresse communautaire
Maître communautaire
CAP
CAP
CAP
CAP
3ème année ENI Mdou
CEAP
CEPET
BAC
BEPCT
BEPCT
BEPCT
CEFEN
50/ Ecole de Bitanda : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NAHOUTANGAR DAIN-YO
MBAITOLOUM JACOB
MBAIAM BARNABE
DOBEHOUDOU LOUIS
M
M
M
M
Inst. Adjoint 8ème échelon
Inst.. Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
3ème année ENI Mdou
BAC
CEPET
51/ Ecole de Miarom : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
YOROUMBAYE GEORGES
DJENAISSEM SILAS
NGARHELEM KOUMANDILIM
M
M
M
Inst 6ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
BEPCT
52/ Ecole de Goré : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
ALTOUDJINGAR BENOUGA
NDJAKONGAR MIANODJIKEM
NOMBARMBAYE SIMEON MARC
Marc
M
M
M
M
Inst. 8ème échelon
Inst. Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
CEPET
CEPET
53/ Ecole de Béngaouda : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NDOASNGAR DJIMTOLNGAR
NADJINGAR JEREMIE
NGARSADJIM YOMLAOU
BESSANGUEM NORBERT
M
M
M
M
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
CEPET
BEPCT
CEPET
54/ Ecole de Dangnda : Cycle complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
NDIGDE MICHEL
NODJILEMGOTO BENOIT
NATODJINGAR VALENTIN
M
M
M
Inst. Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPC
BEPC
55/ Ecole de Mbikou : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
DEDIAS YABAGA
BELEMGOTO DINGAMNAYEL
ALLANGOMBAYE BERTIN
BEHOUNDAM BLAISE
Mme NENODJI PERSIDE
NDILASBE NDOUBA
M
M
M
M
F
M
Inst. 9ème échelon
Inst. 7ème échelon
Inst. Stagiaire
Maître communautaire
Maîtresse communaut.
Maître communautaire
BEPCT
BEPCT
BAC
56/ Ecole de Bémboura : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
SOU BADJINAN
NADJIMADINGAR KEMTANGARAL
NETOLOUM RODJE AMON
LADJIM CHRISTINE
DJIMBAYE DORIMGLAOU
KOULADOUM MIANODJI
M
M
M
F
M
M
Inst. 6ème échelon
Inst. Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maîtresse communaut.
Maître communautaire
Maître communautaire
CEPET
CEPET
BEPCT
BEPCT
57/ Ecole de Komé/Mbikou : Cycle complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
DJERAKEI BENODJI
NGARNDIGUEM YOUSSOUF
MBAINADJI PASCAL
RIDINGUEM GREGOIRE
MARDE SERAPHIN
KOUMDE GILBERT
NODJIKOUA PENDJE CLEMENCE
DATOLOUM CREPIN
MBAIAMDJIM Mbaîlaou
M
M
M
M
M
M
F
M
M
Inst. 8ème échelon
Inst. 7ème échelon
Inst. Adjoint Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
Maîtresse communaut
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
BEPCT
BEPCT
BEPCT
BEPCT
CEPET
58/ Ecole de Mékapti : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
MBAIAMADJI MBAINDINGAM
MODJINA ROMNELNGAR
NADJIBE MICHEL
ASDE ALLAIN
M
M
M
M
Inst. 2ème échelon
Inst. Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
CEPET
59/ Ecole de Békor-Raga :
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
MADJIOROUM DOURE
BEYO DJESSANDJIM
M
M
Inst. Adjoint 9ème échelon
Maître communautaire
CEAP
BEPCT
60/ Ecole de Békor Mane :
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
PERYO TIMOTHEE
DJENAISSEM JULES
MBAIRESSEM LEVY
M
M
M
Inst. Stagiaire
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
CEPET
61/ Ecole Maïnani/Mbikou : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
MBAYO MBAIPEUR
NEBARLEYO OBED
BADE ROBERT
ALLAHADJIM THEOPHILE
M
M
M
M
Inst. Adjoint 3ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
BEPCT
CEPET
62/ Ecole de Dangndili : Cycle Complet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
BAOURO YOHORMAYE
MBAIRASSEM NGONTOLOUM
MBAINAROUM LAZARE
MBAIGOTO TOUSSAINT
M
M
M
M
Inst. 7ème échelon
Maître communautaire
Maître communautaire
Maître communautaire
BEPCT
BEPCT
CEPET
63/ Ecole de Dang-Ndin : Cycle Incomplet
NOMS & PRENOMS / SEXE /GRADE & ECHELON OBSERVATIONS / Diplôme (M. commun)
KODJE SALEH
DJEKAINKOULAYOM PAULISTIN
M
M
Inst. Adjoint 4ème échelon
Maître communautaire
3ème ENI à Mdou
B/ Ecoles Fermées faute d’enseignants :
1. Pourou ;
2. Ngara ;
3. Madana-Kôh ;
4. Koutou ;
5. Domane ;
6. Gomon ;
7. Rôh-Gueldou ;
8. Béngamara I ;
9. Peuleu ;
10. Begada II
Il se dégage de ce tableau, 147 maîtres dits communautaires dont 12 femmes, soit un pourcentage de 65,04% du personnel enseignant ; 45 instituteurs dont 7 femmes ; 36 instituteurs Adjoints dont 8 femmes.
Tout le monde s’accorde à reconnaître que le taux élevé des maîtres communautaires prouvent à suffisance l’inefficacité d’encadrement pédagogique dans la circonscription
Alors que sous d’autres cieux au Tchad, des enseignants formés sont affectés dans certains villages bien avant la création des écoles, dans certaines régions, les écoles sont abandonnées aux mains des titulaires du BEPCT et du CEPT manquant ainsi cruellement d’enseignants qualifiés.
Aux uns, l’enseignement de qualité et aux autres, l’enseignement au rabais telle est, n’est-ce pas, votre politique raciste, tribaliste et régionaliste ?.
Article 36 : L’Etat et les collectivités territoriales créent les conditions qui assurent et garantissent l’éducation des enfants.
Exemple contraire : Lorsque votre Etat n’équipe tant en personnel qualifié qu’en équipements les écoles de votre région, vous êtes en porte à faux avec cet article 36 de la constitution. Combien d’écoles équipées dans votre région et qui n’ont même pas d’élèves. Combien de collèges créés dans votre fief bien que ces écoles n’aient jamais ouvert leurs portes faute d’élèves ?
La direction des bourses au Ministère de l’Enseignement supérieur existe tandis que la commission nationale des bourses qui faisait la fierté des Tchadiens de toutes régions, ethnies, tribus, et religions n’existe que de nom .
La direction des bourses sur injonction du Ministre adresse les listes des enfants à papa préalablement établies. Ces listes sont adressées aux pays ou organismes donateurs des bourses. Sur la base de ces listes, les pays ou donateurs des bourses retournent lesdites listes au Ministre de l’Enseignement revêtues de l’accord.
Répondant, par exemple, le 30 août 2004, à la liste que lui a adressée le Ministre de l’Enseignement, le Chargé d’Affaires de la République tunisienne à Yaoundé (Cameroun) retransmet la liste des récipiendaires de ces bourses au Ministre de l’Enseignement supérieur qui donne l’ordre « pour établir un arrêté de bourse. Ne pas, ajoute-t-il, mentionner l’article 2 faisant allusion aux aides forfaitaires.... ».
Lisez cette liste pour vous rendre à l’évidence que les jeunes Tchadiens originaires de certaines régions, ethnies, tribus et religions en sont systématiquement écartés :
Al-Habo Mahamat,
Ahmat Hassane,
Mahamat Ahmat Maki Ismaél,
Brahim Alyo,
Issa Souleymane Syndel,
Mahamat Salet Senoussi,
Abdoulaye Issaga Mahamat,
Nadji Kouman Alain,
Boukary Mahamat Amadou
Un dixième nom à même consonance tribale et clanique est ajouté à la main.
Comme vous pouvez le constater sur cette liste, un seul rescapé dont le nom est à consonance différente.
Est-ce là la République au sein de laquelle les Tchadiens sont appelés à vivre ?
Combien de jeunes tchadiens désespérés versent de fortes sommes d’argent sous forme de pots de vin aux responsables du Ministère de l’Enseignement supérieur pour tenter leur chance, mais en vain ?
Article 37 : L’Etat et les collectivités territoriales décentralisées ont le devoir de veiller au bien-être de la famille.
Exemple contraire à cet article : Les pauvres veuves pour la plupart du fait des massacres perpétrés par votre gouvernement, vendeuses du poisson frais, fumé et séché, des légumes des vivres, des piments, du gombo, concombres, fruits etc., au marché de Dembé pour subvenir au besoin alimentaire de leurs orphelins sont pourchassées et traquées par le Maire de la ville de N’Djaména sous prétexte qu’elles sont des militantes fédéralistes. Où est le bien-être de la famille auquel doit veiller l’Etat et les collectivités décentralisées ?
Article 38 : Les parents ont le droit naturel et le devoir d’élever et d’éduquer leurs enfants. Ils sont soutenus dans cette tâche par l’Etat et les collectivités territoriales décentralisées. Les enfants ne peuvent être séparés de leurs parents ou de ceux qui en ont la charge que lorsque ces derniers manquent à leur devoir.
Le 10 novembre 2000, j’ai adressé une interpellation au Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation de votre gouvernement pour attirer son attention sur le comportement de vos autorités civiles et militaires :
« Monsieur,
J’ai l’honneur de vous interpeller sur ce qui suit :
1)- Comme vous le savez, l’actuel sous-préfet de Béboudja avait servi à Moundou comme adjoint au sous-préfet. Nous vous demandons de vous référer aux différents rapports des personnes morales ou physiques le concernant. Ce repris de justice resté toujours sous le coup de l’inculpation pour malversations financières et matérielles au préjudice de l’OMSVD se fait intéressant auprès des responsables du MPS en échange de ce poste de responsabilité qui nécessite la probité et l’honnêteté à toute épreuve. Rappelez-vous, Monsieur le Ministre, des maux dont souffre votre département et plus particulièrement la préfectorale, maux dénoncés sans ambages lors de votre interpellation.
Comme vous le savez également, Monsieur Abba Ada a été l’auteur d’un traquenard dans lequel les populations du canton de Kaga sont tombées. En effet, il fait réunir ces populations pour, dit-il, un contact. Mais, au lieu que ce soit lui qui se présente à Kaga à l’heure indiquée, ce sont plutôt des militaires qui font leur apparition. Une femme de Mbalkabra de retour de Mballa où elle est allée rendre condoléances à des parents éprouvés est tombée nez à nez avec ces militaires. Somme toute enceinte, elle est arrêtée, égorgée, éventrée et l’enfant de son ventre extrait et également égorgé en sacrifice humain à Allah qui n’en demande pas tant. Les hauts faits de Monsieur Abba Ada sont légion lors de son séjour à Moundou. Mais, n’a-t-il pas été maintenu envers et contre tous ? Et contre la logique etc. ?
2)- L’adjoint au sous-préfet de Béboudja qui s’est rendu coupable d’escroquerie au préjudice de la population (perception par exemple de 15.000 F CFA par demande de légalisation des associations déposée à la sous-préfecture), de prise de force des cabris et moutons des pauvres paysans, de parti pris systématique des éleveurs contre les paysans parce que les premiers sont de même religion que lui, d’encouragement des colonies de peuplement des éleveurs tout autour des sites pétroliers aux fins d’indemnisation par le consortium, de recrutement sous menaces ouvertes des chefs de canton pour le compte du MPS, de fraudes électorales (élection cantonale de Komé Ndolébé a failli entraîner un début d’insurrection), d’affectation du Collège d’Enseignement Général (CEG) de Mbikou aux éleveurs pour parquet leur bétail et le sien propre etc. a été relevé et affecté à Léré avant d’être maintenu une semaine plus tard en dépit et contre tous y compris la logique.
Tout en vous prenant aux mots (cf. vos propos et promesses lors de votre interpellation par l’Assemblée Nationale sur l’insécurité), je vous aurais prévenu tant pour M. Abba Ada, sous-préfet de Béboudja que pour celui de son adjoint. En outre, je tiens à vous informer que ceux-ci promettent la politique de la terre brûlée dans la sous-préfecture de Béboujdia avec l’appui du Préfet actuel du Logone Oriental. Eux et leurs commanditaires assumeront les conséquences et responsabilité de ce qui adviendra.
3)- Beaucoup de rapports me sont parvenus du Logone Occidental (Moundou, Bénoye, Mbaïnarmar, Krim-Krim) faisant état d’un recensement à la rwandaise.
Comme vous le savez, les génocidaires rwandais s’étaient basés sur la race, l’ethnie, la religion etc.
D’après les rapports en ma possession, ce recensement fait apparaître les noms et prénoms, l’âge, le sexe, l’ethnie, la religion, l’appartenance au parti politique etc. pour massacrer tous ceux qui ne sont pas de même bord politique, religieux, ethnique, régional etc.
Ainsi, tous ceux qui appartiennent au FAR/Parti Fédération sont mentionnés au stylo à bille de couleur rouge. Ceux-ci sont naturellement menacés de mort par des équipes mixtes composées des militaires, des fonctionnaires et par les militants du MPS zélés qui sillonnent villages et quartiers pour ce faire etc.
Selon les sources dignes de foi, ces recensements ont été recommandés conjointement par les autorités nationales de l’Etat et les responsables du MPS. Le dessein recherché ne peut être autre que le génocide en perspective. Pour quel intérêt, les commanditaires de ces basses œuvres veulent-ils plonger le Tchad dans le génocide à la rwandaise ? Comment peut-on être amené à nommer des criminels et des repris de justice à des postes de responsabilité comme la préfectorale ? Ou à maintenir de tels agents à ces postes avec le seul but de choquer les administrés qui subissent et leurs représentants qui s’en plaignent ? Quel intérêt ces commanditaires peuvent-ils tirer de telle logique qui m’échappe ? Comment peut-on ériger l’impunité et l’incompétence en règle de gestion principale de l’Etat ?
Rappelez-vous tout simplement, Monsieur le Ministre, qu’un tailleur de son état nommé sous-préfet de Sarh devenait toutes les nuits braqueur et/ou coupeur de route. Arrêté en flagrant délit, il a défrayé la chronique des journaux de l’époque.
Des préfets, sous-préfets, autorités militaires devenus coupeurs de route ou commanditaires des vols de bétail sont légion. Où allons-nous, Monsieur le Ministre, par ce système qui encourage de tels faits au détriment de la paix sociale, de la bonne administration et de la bonne gouvernance ?
4)- A Guélendeng, Nguéli, Diguel, Goudji etc., des rafles d’enfants, des douaniers, des agents des eaux et forets, des militaires retraités ou déflatés etc. (et bientôt des policiers selon certaines sources d’informations) ont eu lieu dans la nuit du 9 au 10 novembre 2000 pour renflouer et renforcer la troupe au front nord (BET). Notre armée peut-elle être honorée par de telles pratiques dignes des razzias au temps de la traite des noirs ?
Les pauvres enfants arrachés à leurs mères sont envoyés aux centres d’instruction militaire d’Amoul situé à 17 km de Faya, ou à Aramkolé etc. pour y être formés avant d’être acheminés comme des moutons à l’abattoir de Bardaï, Tanoua, Wour.
Le Tchad n’est-il pas l’un des premiers signataires de la convention relative aux enfants et l’un des premiers pays à la ratifier ? Si oui, pourquoi des enfants comme chair à canon... ? ».
Est-ce là, l’éducation des enfants que l’Etat doit aider les parents à parfaire comme le préconise l’article 38 de la constitution ?
Article 39 : L’Etat et les collectivités territoriales décentralisées créent les conditions pour l’épanouissement et le bien-être de la jeunesse.
Exemple contraire : Comment un parent qui n’a pas de ressources peut-il payer les droits d’écolage pour faire entrer ses enfants à l’école publique dont la gratuité est affirmée par la constitution ? Bien que l’ancien premier Ministre Nassour Glendouksia ait décidé, lors de la présentation de son programme d’action, de supprimer ces droits d’inscription dans des écoles publiques. Lesquels droits d’inscription qui n’enrichissent que les dirigeants indélicats de ces établissements et les présidents des APE avec la complicité active de votre gouvernement et des bailleurs.
Article 41 : La propriété privée est inviolable et sacrée. Nul ne peut en être dépossédé que pour cause d’utilité publique dûment constaté et moyennant une juste préalable indemnisation.
Des exemples contraires à cet article sont légion :
Des citoyens sont expropriés non pas pour cause d’utilité publique mais par des mafiosi Maires et agents des services des cadastres et des domaines prompts à s’enrichir sur le dos des populations sans défense. Il en est ainsi à Béboudja, Doba, Komé/Ndolébé, Moundou, Kélo, Sarh etc. Ni cet article de la constitution ni les lois foncières ne sont respectées en la matière.
La propriété foncière, les jachères et l’indemnisation :
1- Biens publics et privés : Loi n° 23 du 22 juillet 1967 portant statuts des biens domaniaux et son décret d’application n°188/PR du 1er août 1967.
Aux termes des dispositions de la loi n° 23 du 22 juillet 1967 portant statut des biens domaniaux : "les biens vacants et sans maîtres font partie du domaine privé de l’Etat sauf s’il est disposé autrement par la loi" .
Donc l’Etat n’a pas de terres. Il ne s’octroie que des terres sans maîtres c’est-à-dire sans propriétaires et comme il n’y a pas de terres sans maîtres au Tchad, il procède par expropriation pour se donner des terres moyennant indemnisation.
Ceci dit, tous les terrains que possède l’Etat aujourd’hui passent obligatoirement par l’expropriation pour cause d’utilité.
A noter qu’au Tchad et surtout dans la zone pétrolière, toutes les terres appartiennent des générations en générations aux familles bien précises avec des limites bien tracées. Aussi, ces familles ont sur ces terres le droit coutumier exclusif reconnu par la loi. Reparties entre les membres de la même famille, le reste de ces terres sont louées à des tiers pour leur exploitation. Au Kamen, par exemple, le Sultan loue son pâturage aux éleveurs .
Au sud, sous la férule de l’administration civile et militaire composée exclusivement des éléments issus de la même ethnie et/ou de la même religion musulmane qu’Idriss Déby, les propriétaires de ces terres sont obligés manu militari de céder gratuitement leur pâturage au bétail qui appartient pour la plupart aux Préfets, Sous-Préfets, Chefs de Poste Administratif (P.A), Commandant des régions militaires, de Compagnie, de Brigade etc.
Un exemple : Monsieur El Hadji Abdoulaye éleveur de son état qui est à Gadjibian a droit à une protection militaire d’une cinquantaine d’hommes de l’armée tchadienne depuis plus de vingt ans. Mieux, il vient d’être nommé chef de canton par Idriss Déby en violation de cette présente loi n°23. Ce traitement spécial dont bénéficie ce berger de type particulier, frise le mépris que le régime actuel a envers les populations autochtones du sud du pays. Le détachement militaire mis à sa disposition lui permet de semer la terreur dans la région, de piller et de rançonner les habitants des villages de Gadjibian et ses environs, violer les gamines et les vieilles femmes de ces villages, faire paître son bétail dans les champs des autochtones etc.
2- Régime foncier et droits coutumiers : Loi n°24 du 22 juillet 1967 portant régime de la propriété foncière et droits coutumiers et son décret d’application n°186 du 1er août 1967
"Les droits coutumiers (ne) sont prescrits (que) dans un délai de 10 ans si la terre n’est pas exploitée" ( article 16 de la loi n° 24 du 22 juillet 1967 ). Or, il n’y a jamais eu de jachères de plus de 5 ans.
Il est à noter que l’immatriculation de domaine privé est facultative (article 6 de la loi n° 24 du 22 juillet 1967) contrairement aux affirmations du gouvernement.
3- Expropriation et indemnisation : Loi n°25 du 22 juillet 1967 portant limitation des droits fonciers et son décret d’application n°187/PR du 1er août 1967.
C’est le seul moyen par lequel l’Etat s’approprie des terres et ce, dans des conditions très précises.
Ainsi, aux termes des dispositions de l’article 1er de la loi n° 25 du 22 juillet 1967, l’expropriation n’est employée que pour cause d’utilité publique moyennant indemnisation.
L’expropriation doit être précédée d’une enquête (article 2) d’un délai situé entre 1 et 4 mois avec publicité (article 4). Ce qui n’a pas été fait dans le cas du projet pétrolier. Plus grave, l’indemnisation des expropriés a commencé le 14 décembre 1998 alors que l’arrêt de publicité est rendu publique vers le 20 du même mois. Cet arrêté n’est parvenu dans les Préfectures et Sous-Préfectures concernées que plusieurs mois plus tard. Quant aux expropriés, ils n’ont pas accès à cet arrêté dit de publicité jusqu’aujourd’hui.
Toujours en violation de cette loi, un décret d’expropriation aurait été pris sans qu’il soit porté à la connaissance des victimes et du public.
Par conséquent cette loi n° 25 du 22 juillet 1967 est foulée aux pieds et violée sans vergogne.
Le 16 août 2004, je vous ai adressé une interpellation au sujet du conflit agriculteurs-nomade à Bao, Mbikou, Moundouli et à Maikiro puisque c’est la non-application de la loi n°4 du 31 octobre 1959portant réglementation de la nomadisation par votre gouvernement qui est à l’origine de ces conflits sanglants faisant des morts parmi la population autochtones et allogènes.
« Monsieur,
Objet : Interpellation à propos des massacres des paysans de Bao, canton Miladi (sous-préfecture de Mbaïkoro) par les éleveurs-nomades et leur débordement à Mbikou (sous-préfecture de Béboudja), Moundouli et Béguereu (sous-préfecture de Mbaïkoro)
Dans mon interpellation du 29 juillet 2004, j’ai attiré votre attention sur le comportement des Gouverneurs, Préfets, sous-Préfets, Maires et les autorités militaires. En conclusion, je vous ai dit ceci :
« ... tout porte à croire que le gouvernement encourage ces infractions prévues et punies par les lois. J’ose espérer que je ne rencontrerai pas sur mon chemin les coupeurs de route aux ordres et ces genres de Maires, Sous-Préfets, Préfets, Gouverneurs et autorités militaires prompts à agresser » les autres autorités dont les Députés.
A peine la lettre vous parvienne, des militaires venus de Doba et des gendarmes de Béboudja sont déployés à Mbikou, mon village. Ceux-ci se mettent à chasser les habitants de leurs maisons pour les occuper. J’ai dépêché à Mbikou une mission qui a confirmé les faits.
Ce n’est donc pas par hasard, que quelques jours plus tard, un éleveur-nomade, qui vit dans la région de Moundouli (sous-Préfecture de Mbaïkoro), -village voisin de Mbikou- tue un paysan et tente de s’enfuir. Il est rattrapé et tué à son tour.
Ayant appris la mort d’un des leurs, à cheval, les éleveurs-nomades vivant aux environs de Mbikou et de Bao organisent, le 13 août 2004, la chasse à l’homme. Ces derniers ont, à leur tête, un certain Adoum Salet habitant entre Komé et Mbiikou dans le canton dudit (sous-Préfecture de Béboudja), Bouba, chef de « Férick », Bichara et Bello habitant près de Bao dans le canton de Miladi (sous-Préfecture de Mbaïkoro).
Le bilan provisoire se présente comme suit :
Plusieurs villageois de Bao sont décapités par les éleveurs-nomades notamment Edouard Allahbarem âgé de 26 ans, Alfred Djépatamian âgé de 25 ans, Ferdinand Dillah âgé de 24 ans ;
plusieurs blessés notamment Mme Clotilde Légodo , MM. Maurice Djékossé, André Nadjiadjim ;
9 enfants enlevés par les éleveurs-nomades dont deux sont retrouvés morts, le 14 août 2004 etc. ;
un mort et un disparu du côté des éleveurs ;
27 bœufs d’attelage sont arrachés, au préjudice de la population de Moundouli, par le sous-Préfet de Mbaïkoro qui en a fait tuer un etc.
Les cases sont saccagées et les biens de la population pillés par les éleveurs-nomades.
Cet Adoum Salet est un récidiviste qui, avec les produits de razzia, vol des bœufs d’attelage, vol à main armée etc., corrompe les autorités civiles et militaires de Béboudja et du Logone Oriental pour continuer en toute quiétude ses activités des plus répréhensibles au vu et au su de tout le monde. Il ne disait-il pas à qui veut bien l’entendre que « tant que Idriss Déby est au pouvoir, il est intouchable... ».
Tenez un jour, Adoum Salet qui dispose des armes de guerre vole à Mbikou une vingtaine de bœufs au préjudice de MM. Ezéchiel Ongndoh Béral (2 bœufs), Daniel Djétakouman (3 bœufs), Martin Nékobé (7 bœufs), Anatole Diondoh (1 bœuf) et Simon Kotol (2 bœufs) etc. Il les a fait vendre vers la RCA. Les victimes n’ont jamais retrouvé leurs bœufs jusqu’à date.
Le même Adoum Salet a volé, à mains armées à Mbikou, les bœufs appartenant à MM. Léon Ndeidoum, Robert Bessané. Il a conduit le troupeau à Béboni pour aller les vendre le plus loin possible. Et comme un bien mal acquis ne profite pas forcément à celui qui l’acquiert, il a été surpris par les habitants de Béboni à la recherche de leurs bœufs également volés. Quand Adoum Salet les a aperçus, il ordonne à ses acolytes d’ouvrir le feu sur eux. La riposte de ceux-ci a été immédiate blessant un voleur et son cheval. Voyant un de ses compagnons et un de ses chevaux blessés, Adoum Salet prend la poutre d’escampette pour regagner Nguéré à Mbikou. Furax, il va à Béboudja solliciter le concours de son complice, le commandant de brigade de la gendarmerie pour procéder à l’arrestation de MM. Léon Ndeidoum et Robert Bessané en les accusant d’avoir blessé son cheval sans faire cas de son compagnon blessé. Ma présence dans la région a dû dissuader le commandant de brigade qui n’a pas accédé à la demande d’Adoum Salet. Profitant de mon séjour, je me suis plaint de tous ces forfaits auprès du sous-Préfet de Béboudja actuellement en poste, l’adjoint au Préfet du Logone Oriental, du commandant de brigade de Béboudja et du commandant de région militaire de Doba. Mais, rien n’a été fait jusqu’à date. Bien plus, Adoum Salet continue de piller les bœufs d’attelage qu’ils partagent avec les autorités civiles et militaires de la région.
Le commandant de brigade de Béboudja a placé à Mbikou un de ses beaux-frères assisté de deux « goumier » du chef de canton de Mbikou nommés Mianhingalaou et Beuré pour racketter la population et voler leurs bœufs d’attelage dans la région à lui attribuée. Là également, je m’en suis plaint auprès du Directeur général de la gendarmerie, qui l’a démonté pour le ramener à Béboudja au lieu de le traduire en justice pour usurpation et exercice illégal des fonctions militaires etc.
Le 29 mai 2003, le même vrai-faux gendarme est revenu à Mbikou une nuit pour voler Michel Doumri vivant dans son hameau. Menacé de mort, ce dernier lui a donné 20.000 F CFA en échange de sa vie.
Accompagné d’un sbire de Adoum Salet, ce gendarme de type spécial qui écume le Tchad et particulièrement le sud du pays à la recherche des biens mal acquis, s’est fait tuer de l’autre côté du fleuve (Logone Occidental) par un chasseur.
Le 30 mai 2003, le nommé Adoum Zougoulou du même Férick qu’Adoum Salet a volé deux bœufs d’attelage qu’il attacha à un arbre en pleine galerie forestière. Les bouviers nommés Dionyo Neherem, Royalem, Nédingam et Dingamyom ont signalé au chef de canton la présence des deux bœufs sans garde en plein brousse. Ayant appris que les bœufs sont saisis par le chef de canton de Mbikou qui les a confiés à Marc Mianbindem en vue de la recherche du propriétaire, ce même Adoum Zougoulou sous la pression du « tout puissant » Adoum Salet vient arracher de force les deux bœufs pour éviter que l’on retrouve le propriétaire.
Le 29 novembre 2003, un sbire de Adoum Salet a fait brouter le mil dans le champ de M. Michel Nodjindignael Ndogomadji de Komé alors que celui-ci était entrain de le récolter. Quant il se plaint de cet odieux et inhumain acte, ce sbire de Adoum lui a envoyé une flèche. En réplique M. Michel Nodjindignael Ndogomadji lui envoie à son tour une lance. Le commandant de brigade de Béboudja arrivé sur le lieu a obligé la population de Komé à lui payer une amende de 50.000 F CFA.
Du vivant de feu chef de canton de Mbikou, Barthélemy Dobian, Adoum Salet a tenté plusieurs fois de le destituer pour le remplacer à la tête du canton de Mbikou. Certains sous-Préfets et leurs adjoints se sont prêtés à ce jeu dans le destin de racketter Adoum Salet. Mais, ils ont été rappelés à l’ordre par leur hiérarchie prouvant ainsi que le gouvernement est bel et bien derrière ces conflits bergers nomades et agriculteurs sédentaires.
De tout ce qui précède, le gouvernement veut-il amener, par son silence complice, les Tchadiens à verser le sang des uns par les autres ?
Devant l’ampleur des dégâts tant humains que matériels les sous-préfets de Béboudja et de Mbaïkoro ont accédé à la demande des agriculteurs qui exigent l’application de la loi de 1959 sur le nomadisme.
Rappelez-vous que le gouvernement a, par l’intermédiaire des autorités civiles et militaires, armé les éleveurs-nomades contre les autochtones. Pour preuve, lorsque le Préfet de Sarh, M. Grabé Ndoh a fait saisir ces armes dans les « Féricks » de ces éleveurs-nomades, le gouvernement a monté une cabale pour le mettre en prison.
Fertiles en imagination diabolique, les hauts responsables de l’Etat ne disent-ils pas dans leurs cercles réduits que les populations du sud du pays sont déportées de la RCA et du Cameroun au Tchad pour la culture du coton et qu’il faille conjuguer les carnages par les militaires avec des massacres perpétrés par les bergers-nomades pour les faire fuir vers les pays de leurs ancêtres en l’occurrence la RCA et le Cameroun ?
« Ces mangeurs des rats... » dit le chef de l’Etat tchadien en 1998, doivent quitter le Tchad par tous les moyens y compris par le génocide ?
Les massacres de Maïbogo (canton Yomi) dans le Moyen-Chari et tant d’autres massacres perpétrés dans d’autres régions du Tchad par les bergers-nomades, les carnages réguliers, crimes contre l’humanité et génocides qu’organisent les militaires de votre clan procèdent de cette logique permanente de votre régime.. ».
Le 15 août 2004, le Député Mahamat Adoum Konto se rend à Mbikou pour recueillir des informations sur les évènements sanglants de Bao, Mbikou, Bégueureu, Moundouli et Maîkiro. Une fois à Mbikou, il se rend au domicile d’un des militants du parti. Une fois les informations recueillies, M. Mahamat Adoum Konto en compagnie du militant Békodjim et de Clison Baoutar Coordinateur exécutif de FAR/Parti Fédération du Logone Occidental se rend chez le chef de canton pour les salutations d’usage. Il y trouve le sous-Préfet de Béboudja entouré des chefs militaires, des responsables des associations des droits de l’homme et des chefs religieux. Dès que le sous-Préfet aperçoit le Député Fédéraliste Mahamat Adoum Konto venu à sa rencontre, il l’apostrophe en ces termes : « Vous n’avez pas le droit , Monsieur le Député, d’entrer dans le village sans vous signaler aux autorités administratives et militaires de la place. Cela constitue à mes yeux, un manquement grave... ».
Ce à quoi le Député Fédéraliste Mahamat Adoum Konto de répondre : « M. le sous-Préfet, vous êtes mal placé pour faire de telles remarques. L’article 56 de la constitution garantit la neutralité politique de l’administration. Or, vous arborez un habit à l’effigie du MPS. Pouvez-vous vous considérer neutre dans de tel cas flagrant ... ? ».
Honteux et confus, le sous-Préfet avale ses salives tout en balbutiant des mots incompréhensibles. Ou est donc la neutralité de l’administration ?
Votre gouvernement ne veut pas appliquer la loi numéro 4 du 31 octobre 1959 portant réglementation du nomadisme sur le territoire de la République du Tchad parce que les nomades sont vos parents et vos protégés. Votre gouvernement les arme comme l’atteste le cas de Grabé Ndoh qui a eu le malheur d’ordonner les fouilles dans les ferricks.
En effet le 21 mars 2001 à 04 heures du matin, armés d’armes de guerre, de sagaies, couteaux et de sabres, les bergers-nomades qui vivaient non loin du village se déferlent pour y massacrer sans raison apparente les habitants de Maïbogo. Le bilan des tués ce jour-là est le suivant :
A)- Personnes assassinées de sang froid à Maïbogo (canton Yomi) :
Noms & Prénoms / Sexes / Ages / Observations
Nadjikodji Miamadna
Mossolngar Ngarnedim
Monhasna Beyaldjé
Mouwonodji Toingar
Kallassoum Bindé
Merita Bissi
Tinra Sana
Sata Kanadoum
Nangbé Djimas
Alladoumgaye Nahadoum
Kossadoumadji Nahoudngar
Moyongar Gangro
Tigueyengar Gangro
Kodjingar Tatoldjé
Djimta Djimtinbeye
Djoïnabaye Djimtabé
Guingar Ndohoude
Nangadoumbeye Bindé
Guirta yamadjibeye
Djimasbeye Gague
Ngargueri Mbaïdouta
H
H
H
H
H
F
H
F
H
H
H
H
H
H
H
H
H
H
H
H
H
16 ans
17 ans
59 ans
22 ans
53 ans
52 ans
11 ans
62 ans
15 ans
51 ans
45 ans
70 ans
48 ans
70 ans
29 ans
35 ans
49 ans
45 ans
1 mois
46 ans
Elève de la 6ème
Elève de la 5ème
Elève du CE2
Mentalement malade
B)- Personnes blessées et évacuées à l’hôpital de Koumra
Noms & Prénoms / Sexes / Ages / Observations
Madjita Ngakoutou
Sandjebeye Sana
Saïri Nahostangar
Djikoloum Djimta
Tomtebeye Allambatna
Kounalta Beyenan
Tigueïta Kode
H
F
F
H
H
F
F
35 ans
14 ans
18 ans
6 mois
6 ans
29 ans
50 ans
En grossesse
En grossesse et accouchée le 22/03/04 d’un bébé à l’hôpital de Koumra sain et sauf.
C)- Personnes blessées et soignées sur place à Maïbogo
Noms & Prénoms /Sexes / Ages / Observations
Masngar Longarti
Madjalta Behotingar
Mingua Ngarasbé
H
F
H
32 ans
10 ans
22 ans
Les assaillants qui sont armés par votre gouvernement ont, en outre, arraché 147 bœufs et plusieurs centaines de têtes de moutons et chèvres. Vingt et quatre (24) des assaillants sont arrêtés. Ceux qui ne sont pas arrêtés parmi lesquels on peut citer Abdelkerim, Makaï, Ahmed, Safi etc. continuent de narguer la population de Maïbogo.
Ce massacre est dirigé par un des vôtres, le nommé Adellil Abdel Ali, Alfédil Abdel kame.
Le 2 septembre 2004, Madame la juge de Béboudja ordonne la destruction de l’une des maisons de M.Elysée Mbangtoubam résidant pasteur à l’église protestante à N’Djaména pour refus de répondre à sa convocation. Mais, faut-il qu’il en soit saisi.
Les problèmes fonciers : Contrairement à ces lois n°23, 24 et 25 relatives à la propriété foncière, qui reconnaissent les droits traditionnels aux propriétaires des terres, l’administration s’arroge le droit d’exproprier ceux-ci sans aucun respect des dispositions de cet article 41 de la constitution et de ces lois. Ainsi, les terres et les terrains des gens sont arrachés par les autorités locales, qui se l’approprient, les distribuent soit aux membres de leur famille et connaissances soit à des tiers moyennant finance.
Depuis quelques années, les maires et les services du cadastre s’emploient à exproprier en violation de ces dispositions sous l’œil encourageant de votre gouvernement.
S’agissant du site choisi pour abriter le marché et la gare routière, il y a lieu de relever que sous bonne escorte militaire, le 12 novembre 2002, le sous-Préfet et son Adjoint, le maire et son secrétaire général, l’inspecteur des impôts, le commandant de brigade, l’inspecteur du cadastre à Moundou etc. devenus les premiers propriétaires terriens de Béboudja pour avoir arraché de force les terrains des gens ont procédé aux délimitations des terrains destinés au marché et à la gare routière au centre de la ville alors que la tendance dans d’autres villes est de choisir les sites hors de la ville pour décongestionner la ville.
Les habitants du quartier Bébeur, de Lobi-Poss à la sortie de Béboudja vers Doba, ceux de Bendakara (IRCT), Lelhoulam etc. sont particulièrement visés et menacés de déguerpissement.
Quelques exemples pour illustrer le calvaire vécu par les habitants de Béboudja, Doba, Moundou etc.
Propriétaire du terrain reconnu par le jugement rendu par le Tribunal de Première Instance de Doba et par l’arrêt de la Cour d’Appel de N’Djaména, M. Boudjidoum Martin se voit interdire la jouissance de son terrain par le Procureur de la République près le Tribunal de première Instance de Doba comme si ce dernier était au-dessus de la Cour d’Appel qui a confirmé le jugement rendu pourtant par le tribunal de Doba.
M. Jean Bémongoum a acheté la maison de commerce appartenant à un expatrié nommé René Cattin en 1968 (cf. lettres numéros 26/68 et 20/ARD/AD du 15 janvier 1969 et les reçus du 16/11/1968 et du 5/10/1969 délivrés par le vendeur susnommé. En dépit des titres fonciers, le Secrétaire Général de la Mairie de Béboudja a vendu à un tiers une partie du terrain à ce dernier.
Feu Maïtoloum Ndoutamia Sadra a acheté à M. Jean Dangoyo un terrain de 80 m de long et 68 m de large soit 5.440 mètres carrés. Le Maire de Béboudja dépossède les héritiers de celui-ci pour le vendre aux tiers.
M. Djibé Mbounambaï, a acquis auprès de la Mairie quatre lots de terrain (lots 9, 11, 13 et 15) et se met, par ailleurs, en règle en payant avant de construire. Mais, ce n’est pas compter avec l’inspecteur des impôts, le Maire et le Secrétaire général de la Mairie de Béboudja, qui l’en dépossèdent pour les vendre aux tiers.
Sont, entre autres, dépossédés de leurs maisons, terrains, terres, vergers, arbres, puits d’eau etc. sous menaces d’armes de guerre par le sous-Préfet, le Maire, l’inspecteur des impôts et le commandant de brigade de Béboudja quelques exemples triés sur le volet :
1. Dangoyo Jean est dépossédé de son verger de huit hectares, cinquante sept maisons, 206 pieds de manguiers, 220 rôniers, 2 citronniers, 3 goyaviers, 60 karités, 25 néré, 3 puits d’eau ;
2. Mme Mohngone Kaltouma est dépossédée de son terrain de 10.500 mètres carrés, de ses deux maisons, de ses 18 pieds de manguiers, de ses deux citronniers, de ses 15 pieds de karité, 3 pieds de néré ; 2 pieds de tamariniers ;
3. Djétorndia Mathieu est dépossédé de ses quatre maisons, de ses trois pieds de manguiers, de ses trois rôniers, d’un citronnier, de ses deux pieds de goyaves, de son néré et de son puits d’eau ;
4. Bénaidarah Tite est dépossédé de ses trois maisons ; 16 rôniers, de ses deux pieds de karités, de ses huit pieds de néré, de ses huit pieds de manguiers etc. ;
5. Djisi Mbounambaye est dépossédé de ses vingt lots comportant deux maisons, de ses dix pieds de karité, de ses huit pieds de néré, de ses huit pieds de manguier ;
6. Madjihoremé Mariam est chassée de ses deux maisons ;
7. Rimasnan Laoudodjingar Jacques est expulsé de ses dix maisons, de ses maisons en construction, de son puits, de ses cinq pieds de manguiers etc. ;
8. Rimasbé Laoudodjingar Gilbert est vidé de ses cinq maisons, de ses quatre pieds de manguiers ;
9. Makingabeye Faustin est chassé sous menace d’arme pour libérer ses six maisons clôturées, d’un puits d’eau, de ses pieds de manguiers ;
10. Kagmbédé Laoubara vidé manu militari de ses cinq maisons, de ses cinq pieds de manguiers ;
11. Dingambeye Justin est chassé de ses deux maisons, d’un puits ;
12. Nadjiamtog Victor est chassé de ses quatre maisons ;
13. Djérabé Guirndo et Allademngar Félix sont vidés de leurs quatre maisons, d’un puits d’eau et de leurs pieds de manguiers ;
14. Mbaïlédé Daniel est dépossédé de ses douze pieds de rôniers ;
15. Néyom Marthe est spoliée de ses quatre pieds de rôniers ;
16. Mbaïlassem Timothée est spolié de son puits, de ses quatre pieds de rôniers ;
17. Nédoumnodji Julie est spoliée de ses quatre pieds de rôniers ;
18. Ndolassem Romain est dépossédé de ses deux goyaviers, quatre pieds de rôniers ;
19. Nérmbaye Noré est dépossédée sous menace d’arme de ses huit pieds de rôniers ;
20. Ngonngoto Mariam est spoliée de ses sept pieds de rôniers ;
21. Tona Félix est dépossédé de ses vingt-huit pieds de rôniers ;
22. Laounon Philémon est dépossédé de ses quinze pieds de rôniers ;
23. Beguel jacques est dépossédé de ses six pieds de ronciers ;
24. Laoudjé André est dépossédé de ses deux maisons, cinq pieds de rôniers ;
25. Ngonmaîlaou Madame est dépossédée de ses terrains ;
26. Djimadoum Ndedjingar Marcel est dépossédé de son verger (58 manguiers clôturés par 100 rôniers) ;
27. Mahamat Nourène est dépossédé de ses quatre maisons ;
28. Adoum Abdoulaye est dépossédé de ses deux chambres et quatre pieds de manguiers ;
29. Yacine est dépossédé de ses deux maisons ;
30. Djérayom Timothée est dépossédé de ses cinq pieds de rôniers, d’un puits d’eau, de ses deux pieds de manguiers et d’un citronnier ;
31. Djétenmbo Enock est dépossédé de sa maison clôturée par les rôniers, de ses trois manguiers par l’inspecteur des impôts) ;
32. Ngartel Mathias est dépossédé de ses deux maisons, d’un puits, de ses trois citronniers ;
33. Ndobaou Baoudoum est dépossédé de ses deux maisons ;
34. Ngarsadjim Sylvain est dépossédé de sa maison, de son puits d’eau ;
35. Mbaïtelsem Firmin est dépossédé de ses deux maisons ;
36. Tessem Béaltan est dépossédé de ses trois maisons ;
37. Nadji Mbaïhoul est dépossédé de ses trois maisons, de son puits d’eau ;
38. Taisso est dépossédé de ses quatre maisons, de ses cinq pieds de manguiers et de son puits d’eau ;
39. Balyom Wongbé est dépossédé de ses deux maisons et de son pied de manguier ;
40. Mbaïtoloum Ndoutamian Sandra est dépossédé de ses 5.240 mètres carrés sur lesquels sont plantés treize (13) pieds de manguiers, 2 rôniers et 1 néré ;
41. Mbaïramadji Barthélemy est dépossédé de ses deux lots de terrain légalement acquis sur lesquels il a construit deux maisons et d’un puits d’eau ;
42. Nodjigangal Nadjingar Amine est dépossédé de son lot comprenant deux maisons ;
43. René est dépossédé de ses deux lots comprenant deux maisons en dur clôturés ;
44. Borémia Gabriel Dagueraga est dépossédé de ses douze lots, deux rôniers et de son puits d’eau ;
45. Djéramiadjé Apollinaire est dépossédé de ses trois maisons, d’un puits d’eau ;
46. Béossem Mbaïtodoumel est dépossédé de ses manguiers, citronniers etc. ;
47. Doumdiguidé Hubert est dépossédé de ses quatre maisons, d’une maisons en construction ;
48. Madjiadoum Mbatembaye est dépossédé de ses sept maisons et d’un pied de manguier,
49. Dadoum Désiré est dépossédé de ses deux maisons ;
50. Djingamnadji Benoît est dépossédé de ses quatre pieds de citronniers, quatre pieds de manguiers ;
51. Ngarlem Nongar est dépossédé de ses trois lots de terrain ;
52. Mandé Néngon est dépossédée de ses quinze lots , deux manguiers et d’un puits d’eau ;
53. Lahore Ruth est dépossédée de ses deux lots ;
54. Bélenan Pierre est dépossédé de ses deux lots ;
55. Ndjingadéné Ndoadjingar est dépossédé de ses deux lots ;
56. Ndoadengar Clément est dépossédé de ses deux lots ;
57. Ndoadengar Joachim est dépossédé de ses deux lots comprenant deux maisons et de ses deux pieds de manguiers ;
58. Mbainandoum Benoît est dépossédé de ses deux lots de terrain ;
59. Ngarhamlaou Bangar est dépossédé de ses deux lots de terrain ;
60. Tostangar Amos est dépossédé de ses trois lots de terrain ;
61. Solmengar Fulbert est dépossédé de ses trois lots de terrain ;
62. Bélengar Ngongar est dépossédé de ses deux lots de terrain ;
63. Alndo Nongar est dépossédé de ses deux lots de terrain
64. Mbairigol Lazare est dépossédé de ses six lots de terrain ;
65. Mianba Jaïrus est dépossédé de son hectare de terrain
66. Baoudou Netel est dépossédé de ses huit lots de terrain, d’un puits d’eau, 9 arbres, une case démolie ;
67. Djédoum Honoré deux lots et deux pieds de manguier ;
68. Mbainandoum Joachim est dépossédé de ses deux lots de terrain, de ses deux pieds de manguier et de ses deux maisons ;
69. Ndingamteigne Amos est dépossédé de ses quatre lots de terrain, de son pied de karité ;
70. Ngarndiguel Jude est dépossédé de ses quatre lots de terrain, de ses cinq pieds de manguiers, et de son puits d’eau ;
71. Tarassoum est dépossédée de sa maison ;
72. Guirangar Luc de ses trois hectares de terrain ;
73. Mariam Johanna est dépossédée de ses quatre hectares de terrain ;
74. Béramgoto Jaïrus est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
75. Fané Idriss est dépossédée de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
76. Gombo Zacharia est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
77. Lalembaîdjé Mariam est dépossédée de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
78. Nadjiorem Doumangar est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
79. Djétorndia Félix est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
80. Djékourang Barack est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. notamment son terrains acheté le 25 novembre 1959 ;
81. Djénonsem Marie est dépossédée de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
82. Nénodji Alice est dépossédée de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
83. Laurent Niro est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
84. Bélembaidjé Christine est dépossédée de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
85. Nodjé est dépossédée de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
86. Nadjioungar Ramadame est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
87. Fanan Moussa est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
88. Bélembaidjé Jean est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
89. Ngarmayel Doumro est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
90. Larnodji Niro est dépossédée de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
91. Mbaidoum Suzanne est dépossédée de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
92. Ousmane Abdel-Aziz est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
93. Nadjilengar Nétoloum est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
94. Todjiromssengar Bernard est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
95. Laman Néro est dépossédée de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
96. Makongarbeye Jackel est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
97. Matelbé Urbain est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau ;
98. Djégelbé Maindjoura est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau ;
99. Dandinga Gilbert est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau ;
100. Sangbé Benoît est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
101. Ngarssanguem est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
102. Nangtelem Bruno est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
103. Djépatalem Barthélemy est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau ;
104. Mberdoum Sébastien est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
105. Lokemelia Emile est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
106. Joulice est dépossédée de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
107. Nadji est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
108. Mbainan Roland est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
109. Bétenne est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
110. Ndoubou Maurice est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
111. Koularambaye Charlot est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
112. Mianbé Eloi est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
113. Memlelem Rébecca est dépossédée de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
114. Mbailaou Ernest est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
115. Ndadjim Patrice est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
116. Morodoum est dépossédé de ses quatre (4) lots de terrains bornés, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
117. Morodoum Martin est dépossédé de quatre (4) lots de terrains bornés, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
118. Djibé Mbounambaye est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau etc. ;
119. Mahamat Abdoulaye est dépossédé de ses terrains, maisons, arbres, puits d’eau ;
120. Djessandjim Clison est arrêté par Madame la Juge de Paix de Béboudja pour l’obliger à céder son terrain à un officier Zakawa ;
121. Dingamnadji Benoît est chassé de sa maison, de ses quatre (4) manguiers, de ses 2 (2) citronniers et d’un puits d’eau ;
122. Ngarndiguel Jude est dépossédé de ses maisons, arbres fruitiers et puits d’eau ;
123. Les héritiers de Nguémian Alphonse sont dépossédés de leurs 9.602,5 mètres carrés (cf. attestation numéro 387 délivrée le 26 août 1980 par le sous-Préfet à l’intéressé ;
124. Mianhoudou Jean est chassé sous menaces d’armes de ses deux (2) maisons, deux manguiers et d’un puits d’eau etc.
Les habitants du quartier de Dobémé (Béboudja) sont chassés par les autorités locales pour faire place aux bergers-nomades, qui disposent ainsi des maisons, arbres fruitiers dont des manguiers, citronniers, goyaviers etc. Ces derniers sont entrain de construire une mosquée sous les manguiers de ces malheureux habitants de Dobémé.
Un handicapé nommé Tite Bénaïdara est dépossédé de ses terrains, maisons et arbres fruitiers qui s’y trouvent par le Secrétaire général de la Mairie de Béboudja.
M. Barack Djékouarang, maçon alors en service à l’IRCT de Béboudja, a acheté, le 25 novembre 1959, comme le prouve l’attestation de vente, une maison à Mézola en présence de feu Martin Mara, chef de canton de Béboudja, feu Seid Ngabel Président des anciens combattants, Abel Tourngar, chef de quartier. Que n’a pas été sa surprise de voir le Maire, le Secrétaire général de la Mairie et l’inspecteur des impôts vendre sa maison.
J’ai emmené avec moi à N’Djaména, une délégation composée des représentants de toutes ces victimes de vos agents, à savoir :
Isaac Naïmian, chef de village de Dangda II, qui est, depuis lors, révoqué de ses fonctions par le chef de canton de Miandoum sur instruction du sous-Préfet,
André Morodoum, juge coutumier,
Jean Dangoyo, fermier,
Gabriel Mborémian, aveugle et victime,
Sylvain Matelbé,
Djimasnodjiel Danasngar,
Esrom Karyom,
Jacques Mbaîtoudjiria,
Madame Ngomaîlaou,
Mbangassoum etc.
Cette délégation a rencontré successivement le Ministre des Finances, le Ministre du Commerce et de l’Industrie et le Directeur général de la gendarmerie, le 23 mai 2003 ; le Président de l’Assemblée nationale et le Ministre de la Sécurité Publique, le 24 mai 2003 ; le Ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, le 26 mai 2003 ; le Représentant de la Banque Mondiale , le 27 mai 2003 ; le Ministre de l’Intérieur et le Représentant d’ESSO, le 28 mai 2003 etc.
Toutes ces visites n’ont rien donné puisque votre gouvernement sacrifie ces paisibles citoyens qui ne demandent qu’à être rétablis dans leurs droits les plus élémentaires. Vos Ministres et autres responsables sont restés sourds à ces démarches.
Le 19 novembre 2000, j ‘ai adressé au Ministre des Mines et Pétrole de votre gouvernement une interpellation à propos de l’indemnisation des victimes du tracé des pipelines pouvant drainer le pétrole de Sédigui.
« Monsieur le Ministre
Objet : Aucun espace terrien, rocher, fleuve, marigot, mares, marrais, bras de fleuve etc. n’est sans propriétaire au Tchad.
J’ai l’honneur de vous confirmer solennellement qu’au Tchad aucun rocher, fleuve, mares, marrais marigot, arbre, herbe, espace de terre cultivable ou pas etc. n’est sans propriétaire.
En effet, au Tchad la propriété terrienne se transmet de père en fils et de générations en générations. Pour ce faire, vous pouvez, sans terrorisme ni intimidation, vérifier auprès des populations de toutes les régions du Tchad.
Au Kanem-Lac, par exemple où se trouve le gisement pétrolier de Sédigui, vous avez affirmé que personne ne s’est adressé à vous pour faire des réclamations pour la destruction de ses champs, ses arbres, en un mot sa terre parce que, dites-vous, la terre appartient à l’Etat. Vous avez été conforté à tort dans votre allégation par votre collègue du Secrétariat Général du Gouvernement, qui n’hésite pa às affirmer à son tour que seuls les détenteurs des titres fonciers peuvent prétendre aux indemnisations en faisant d’ailleurs le distinguo entre la compensation et l’indemnisation par rapport aux victimes d’expropriation pour cause d’utilité publique de la construction des pipelines.
Or, au Kanem justement, force est de constater que la terre appartient à des familles très précises et se transmet de père en fils. Combien de domaines terriens sont loués aux éleveurs pour le pâturage de leur bétail ?
Par conséquent, votre allégation et celle de votre collègue SGG sont sans fondement.
Par exemple, la famille Moïban à laquelle j’appartiens possède à Koro (PA de Guidari) des rochers tel que Eeurboudjé, des propriétés terriennes à Koro, à Madana (sous-préfecture de Doba), d’un bras de fleuve dénommé Mbila (sous-préfecture de Béboudja).
Il en est de même de ma famille maternelle qui possède des propriétés terriennes dénommées « guerem ou bémé », des marigots tel que Beurbagne à Komé-Mbikou, le bras de fleuve Logone et à Békia (Sous-Préfecture de Béboudja), à Donia (Sous-Préfecture de Goré), à Béladjia (sous-préfecture de Bénoye) etc.
Personne ne viendra dénier à notre famille l’authenticité de ce droit coutumier reconnu par la loi fondamentale du Tchad et les textes subséquents dont l’article 78 et 79 que vous citez à tort.
Est considéré par le législateur comme droit coutumier en matière des terrains occupés par des personnes physiques, les terres qui se transmettent de père en fils ou celles vendues à des tiers de manière régulière par des propriétaires reconnus par les lois 23, 24, 25 etc. de 1997 et par le code minier auquel vous faites allusion .
Le mot droit foncier que le législateur a utilisé pour consacrer la propriété coutumière prend ici toute sa signification.
Dès lors, les populations de Sédigui, de Pala, de Bongor, de Doba, de Kyabé, du Salamat et de toute autre partie du Tchad doivent être indemnisées si leur terre est prise pour une quelconque utilité publique. .. ».
Tôt ou tard, toutes les victimes de vos déguerpissements illégaux et anarchiques opérés sous la férule des armes de vos militaires du clan seront rétablis dans leurs propriétés aux termes de la constitution.
Article 42 : Le domicile est inviolable. Il ne peut y être effectué des perquisitions que dans les cas et formes prescrites par la loi.
Exemple contraire : Tout dernièrement, le commandant de compagnie de la gendarmerie de Doba menace de mort M. Ngarndigal Jude dont il veut arracher son terrain à Béboudja au quartier Lelhoulam.
Article 43 : Tout Tchadien a le droit de fixer librement son domicile ou sa résidence en un lieu quelconque du territoire nationale.
Le 24 mai 2000, j’ai adressé au Ministre de l’Intérieur de votre gouvernement, au Président de la Banque Mondiale et à M Jean-Pierre Petit, Président-Directeur-Général adjoint d’ESSO, Leader du consortium pétrolier tchadien, cette interpellation à propos des colonies de peuplement pratiqué sur ordre de votre gouvernement dans le canton Komé par un préposé d’ESSO et l’adjoint au Sous-Préfet de Béboudja.
« Pour permettre aux nomades de prétendre aux indemnisations dues aux victimes de déguerpissement, l’adjoint au sous-préfet de Béboudja et un préposé d’ESSO se permettent de créer, de toutes pièces, des colonies de peuplement dans un premier temps tout autour du camp et dans un second temps, dans certains villages notamment Danmadja, Madana-Nadjipeur, Mouarom, Maïnnani etc.
Tout dernièrement ce sont trois gros porteurs loués qui ont déplacé ces nomades .Ces colonies de peuplement créées, au moment où nous vous écrivons la présente, avivent des tentions entre les autochtones et ces nomades importés pour le besoin des indemnisations.
Ces nomades, forts du soutien de l’adjoint au préfet et du préposé d’ESSO narguent les agriculteurs autochtones en les empêchant d’aller aux champs sous prétexte que la zone est affectée aux pâturages de leur bétail (cf. nos différentes lettres y relatives adressées au Ministre de l’Intérieur). Cette situation préoccupante risque d’entraîner des conflits dommageables à la paix et à la sécurité de la région. Nous vous aurions prévenu à temps utile.
En conséquence de tout ce qui précède,
Nous avons l’honneur de vous demander de bien vouloir envisager des mesures susceptibles de ramener la quiétude par le départ de ces colons d’un nouveau genre... ».
Article 45 : Le secret de la correspondance et des communications est garanti par la loi.
Le 29 août 2000, j’ai interpellé le Ministre des PTT de votre gouvernement à propos des tables d’écoute installées sur mes lignes téléphoniques, fax et internet en ces termes :
« Il y a déjà quelques années, feu Zakaria, alors Directeur Général des PTT, m’avait fait appeler pour le rencontrer dans son bureau. A cette occasion, il m’avait fait savoir que je suis sur table d’écoute 24 heures sur 24 et qu’il tient à me le faire savoir pour prendre mes dispositions car il partage avec moi la lutte que je mène et de citer les noms des commissaires de la Surveillance du Territoire et des responsables de la police politique chargés de cette sale besogne ainsi que les noms des français de la DGSE qui coordonnent ce travail.
Mieux, un transfuge du MPS qui avait connu la traversée du désert après ses heures de gloire avait mis sous mes yeux les preuves irréfutables par quelques scripts de mes communications intérieures et extérieures.
De même, avant de m’envoyer à la maison d’arrêt, le Procureur de la République, Monsieur Koulamallah, m’avait dit en présence de mes avocats et d’autres témoins que les agents de l’ANS sont venus prendre avec lui copie de ma plainte contre eux et ce, à la suite des conversations téléphoniques que j’ai eues avec lui (cf. correspondances à cet effet).
D’ailleurs beaucoup de mes interlocuteurs au téléphone tant à l’intérieur du Tchad qu’à l’extérieur se sont rendu compte de cette vérité car les agents chargés de ce travail ne s’embarrassent pas le moins du monde pour interrompre intempestivement mes communications.
Les lois de la République notamment le code pénal et autres protègent les citoyens fussent-ils des Yorongar contre de telles pratiques. Même si le Tchad n’est pas, comme on le constate tous les jours, un Etat de droit, ces lois sont là. Même si les agents de l’ANS sont au-dessus des lois de la République comme vous pouvez le constater tous les jours et le vivez vous-même comme tant d’autres Tchadiens de toutes les catégories sociales, il y a lieu de faire cesser certaines pratiques car elles sont de nature à discréditer le Tchad.
Non seulement mes communications téléphoniques sont systématiquement enregistrées, mais également, les fax et maintenant les messages électroniques (e. mail) sont multipliés par quatre ou cinq fois pour augmenter démesurément le coût de mes communications téléphoniques comme vous pouvez le constater (...).
J’ai l’honneur de vous faire savoir que par ce jeu de double ou triple messages, je consomme deux ou trois fois le même message. Mes correspondants également paient le pot cassé de ces apprentis sorciers.
Aujourd’hui, l’objectif recherché qui consiste à rendre la facture salée est atteint.
Je vous invite à trouver une prompte solution à ce contentieux. D’ailleurs, je ne suis pas la seule victime de cette pratique selon les informations à ma possession... »
Par cette pratique, mes ligne 51 45 59 à N’Djaména et 69 10 32 au nom de la Forelli à Moundou sont purement et simplement supprimées sur ordre.
Aujourd’hui la Sotel passe à une technique beaucoup plus sophistiquée pour m ‘empêcher de me connecter à l’internet.
Sur chacune de mes deux autres lignes téléphoniques (51 91 12 au nom de la Fondation pour le respect des lois et des libertés (Forelli) et 51 78 60 au nom de l’Ecole de l’Avenir dont je suis le fondateur, 16 autres lignes sont branchées au profit d’autres concitoyens dans le dessein de perturber ces deux lignes. Ainsi à défaut d’isolement, terme technique signifiant que je suis mis sur table d’écoute, toute panne ou perturbation permanente sur ces 32 lignes me prive automatiquement de l’utilisation de mes lignes.
Le piège que j’ai tendu à Sotel n’a pas raté. En effet, j’ai fait demander et obtenir par le Directeur de l’Ecole de l’Avenir une ligne (53 42 97) destinée à la connexion de l’internet. Une fois cette ligne installée, elle est purement et simplement supprimée le même jour quand les responsables de la Sotel se sont rendu compte que cette ligne allait me servir pour l’internet. Et depuis le même jour de branchement de cette ligne, elle n’a jamais fonctionné en dehors de l’essai effectué par les techniciens. En dépit de moult réclamations, rien n’y fait.
Article 46 : Le droit d’asile est accordé aux ressortissants étrangers dans les conditions déterminées par la loi.
Les conditions dans lesquelles, les réfugiés politiques des pays africains notamment des ressortissants des la RDC sont détenus à l’école de police de N’Djaména et les traitements humiliants, dégradants et inhumains que les policiers les font subir sous l’œil complice du HCR prouve que ces dispositions de cet article 46 de la constitution sont ainsi rédigées pour la consommation de la communauté internationale prompte à fermer les yeux sur ces genres de pratiques dans les pays africains.
Article 47:Toute personne a droit à un environnement sain.
Ce qui se passe dans la zone de production du pétrole prouve qu’il y a la non-assistance à populations en danger, crimes contre l’humanité et génocide par le sida, la poussière etc. provoqués par l’exploitation du pétrole tchadien.
Article 48 : L’Etat et les collectivités territoriales décentralisées doivent veiller à la protection de l’environnement. Les conditions de stockage, de manipulation et d’évacuation des déchets toxiques ou polluants provenant d’activités nationales sont déterminées par la loi. Le transite, le stockage, l’enfouissement, le déversement sur le territoire national des déchets toxiques ou polluants étrangers sont interdits.
Article 52 : Tout Tchadien a le devoir de respecter et de protéger l’environnement.
Exemple contraire à ces articles pertinents de la constitution : Lorsque le consortium enfouie dans le sol de la zone pétrolière, engins, grosses machines, ordinateurs, imprimantes, onduleurs, produits toxiques divers etc., a-t-on besoin de rappeler qu’il y a, aux termes des dispositions de ces articles de la constitution, crimes contre l’humanité et génocide ?
Article 49 : Tout citoyen est tenu de respecter la constitution, les lois et règlements ainsi que les symboles de la République.
Tout citoyen y compris le chef de l’Etat, les Ministres et vous-même se doit de respecter les dispositions de cet article. Mais, si vous violé quotidiennement la constitution, le poisson ne pourrit-il par sa tête ?
Article 50 : Les biens publics sont inviolables. Toute personne doit les respecter et les protéger.
Exemples contraires à ces dispositions pour vous convaincre :
Lorsque l’on sait que des bancs d’écoles ou des collèges publics et privés, des bureaux administratifs sont transformés en bois de chauffe par les militaires pour la plupart issus de votre clan, de votre ethnie et de votre région. Lorsque les Tchadiens qui étaient, à une époque récente, cités comme exemples d’intégrité morale en Afrique, deviennent de plus en plus des prédateurs parce que vos parents placés aux régies financières et à des postes dits juteux leur donnent l’exemple de pillage, de mal gouvernance, de détournements, de trafics de drogues et de fausse monnaie, de blanchiment d’argent sale etc., peut-on dire que l’éthique est une valeur au Tchad ?.
Le 7 février 2000, j’ai adressé au Ministre des Postes et Télécommunications de votre gouvernement une interpellation à propos des détournements des redevances qu’avait versé le téléphone cellulaire Libertis, qui, du reste a cédé gratuitement des actions à M . Idriss Déby qui les a rétrocédés à un de ses enfants comme c’est le cas de tant d’autres sociétés qui s’installent au Tchad :
« Monsieur,
Force m’a été donné de constater que votre arrêté n°231/MPT/DG/99 du 26 octobre 1999 portant autorisation à CELTEL-TCHAD s.a d’établir et d’exploiter un réseau de téléphone cellulaire GSM ouvert au public indique clairement le montant de la redevance soit un milliard deux cent trente millions de F CFA (1.230.000.000 F CFA) perçue par l ‘Etat tchadien.
Or, votre arrêté n°018/MPT/DG/2000 du 31 mai 2000 portant autorisation au Tchad-Mobile s.a d’établir et d’exploiter un réseau de téléphone cellulaire GSM ouvert au public n’indique pas le montant de la redevance.
J’ai l’honneur de vous demander, nonobstant la procédure à suivre, de me donner les raisons de ces deux poids, deux mesures pour deux entreprises de droit tchadien ayant le même objet, les mêmes droits et obligations dans un même espace géographique .
Une prompte réponse de votre part m’obligerait. Dans le cas contraire d’autres actions seront engagées contre cette pratique illégale.
Le 5 octobre 2000, j’ai transmis à Madame Mary Bardock, la Représentante de la Banque Mondiale, à N’Djaména, copie de la réponse du Ministre des PTT :
“Madame,
J’ai l’honneur de vous faire parvenir, ci-joint (...), copie de la réponse du Ministre des PTT à mon interpellation à propos du contrat scandaleux liant son département au Tchad-Mobil (cellulaire), interpellation dont copie vous a été adressée en son temps pour information.
Comme vous pouvez vous en rendre compte vous-même, cette réponse n’est qu’un véritable tissu de mensonges qui n’honorent pas son auteur.
Pour ce faire, je me dois de poursuivre mes investigations pour faire éclater toute la vérité.
Aussi, j’en profite pour soumettre à votre sagacité mon autre interpellation à propos de la table d’écoute des lignes téléphoniques, de fax et des messages électroniques (e. mal) dont je suis victime de la part de la police politique du gouvernement.
Comment pouvez-vous, Chère Madame, continuer à faire des efforts d’un côté pour aider ce régime et de l’autre, fermer les yeux sur le gaspillage, admettre les pratiques mafieuses qui anéantissent ces efforts ? Un régime comme celui d’Idriss Déby qui érige le pillage à tous les niveaux en système de gestion de la chose publique mérité-t-il un aussi massif soutien de votre part ? Comment est-ce possible que sous vos yeux et fenêtre, les maigres ressources de notre pays sont pillées par ceux-là même qui en ont la charge ? Est-ce là, Chère Madame, la lutte contre la pauvreté ?
L’histoire tumultueuse de notre pays retiendra que le Tchad a été pillé sous les yeux et à la fenêtre de ceux et celles qui sont chargés d’empêcher ce pillage au nom de la communauté internationale... ».
Article 51 : La défense de la patrie et de l’intégrité du territoire national est un devoir pour tout Tchadien. Le service militaire est obligatoire. Les conditions d’accomplissement de ce devoir sont déterminées par la loi.
Exemple contraire : Les Tchadiens ne sentiraient concerner par la défense de la patrie et de l’intégrité du territoire que lorsque vous cesserez de faire de l’armée tchadienne une milice clanique, ethnique et régionaliste. Combien de jeunes Tchadiens ne demande qu’à être enrôlés dans l’armée à titre de service obligatoire ou en y faisant la carrière ? Mais, la porte de l’armée leur est fermée par votre gouvernement. N’avez-vous pas supprimé la loi qui répartit le recrutement dans l’armée nationale selon le prorata de la démographie ?
Article 53 : Chaque citoyen participe en fonction de ses revenus et de sa fortune aux charges publiques.
Depuis 1966 aucune taxe n’est perçue au BET alors que la population de cette région est celle qui profite des efforts des contribuables tchadiens.
Article 56 : L’Etat garantit la neutralité politique de l’administration et des forces armées et de sécurité.
Exemples contraires aux dispositions de cet article pour vous convaincre :
Le 2 septembre 2004, le MPS organise un prétendu ralliement de nos militants qui n’en sont pas du tout comme à Bénoye, Bébalem et Béboudja. A la tête de ce ralliement à Moundou se trouve un certain Jean-Claude Ndilmbaye. Celui-ci ancien militant de plusieurs partis politiques a profité de notre raz de marée à l’élection présidentielle pour présenté sa candidature aux législatives qui sera acceptée par la cellule de Moundou en dépit de mon refus catégorique. Quand son siège a été grugé par un candidat du MPS, il est reparti comme il est venu en rejoignant le PDI depuis 2002. Il a participé aux réunions de ce parti, qui organise une fête en son honneur, le 13 juin 2003.
Puis, un jour il dit à qui veut bien l’entendre que bientôt il va rouler en voiture à Moundou, voiture en échange de son ralliement comme Président de la cellule de FAR/Parti Fédération. Comme Lucas Mbaïrédoum, secrétaire général du gouverneur du Logone Occidental et Nétoloum Bétolngar, Maire de Béboudja pour le piètre ralliement qu’ils ont organisé au quartier Béndakara, Dangde Laoubélé à Bébalem, le Secrétaire général de la Mairie de Moundou, Germain Béramgoto, un des militants patentés de FAR/Parti Fédération d’ailleurs se laisse tenter par cette escroquerie politique. Comble de ridicule, ce dernier fait confectionner le drapeau de FAR/Parti Fédération sur lequel il écrit « le FAR/Parti Fédération est mort ». A cette cérémonie officient toutes les autorités civiles et militaires dont le gouverneur et son secrétaire général, Lucas Mbaïrédoum , le Préfet et son secrétaire général etc.
Le Secrétaire général de la Mairie de Moundou et Secrétaire général du MPS du Logone, Germain Béramgoto télescope la voiture du Député Fédéraliste Mahamat Adoum Konto. Bien plus grave, excité par la présence de tous les colonels Zakawa venus promptement à son secours, il a ordonné à la police de conduire la voiture de M. Konto au commissariat et de la confisquer jusqu’à nouvel ordre. Après quoi, accompagné de ces colonels, il rejoint le gouverneur auquel il lâche : « j’ai humilié Yorongar et Konto etc. ».
Nonobstant la réparation du véhicule de M. Konto par le gouverneur, l’action pénale sera engagée contre ce zélé militant aux deux visages pour mettre un terme à ces ralliements qui n’en sont pas uns.
Mais, qui est Jean-Claude Ndilmbaye ? C’est quelqu’un qui a embrassé la religion chrétienne catholique dès son jeune âge pour finir par s’y faire baptiser. Après ses premières communions, il s’aperçoit qu’il n’a rien à gagner chez les catholiques. C’est alors qu’il quitte ceux-ci pour aller chez les protestants qui l’ont baptisé. Quelques jours plus tard, il revient chez les catholiques leur demander pardon pour prendre la tête de la section du scout à Moundou où il croyait y avoir à manger. C’est de là, qu’après le raz-de-marée du FAR/Parti Fédération aux élections présidentielles de 2001 qu’il accourt au siège pour supplier M. Mahamat Adoum Konto pour présenter sa candidature en faisant valoir sa prétendue popularité en tant que responsable du scout et ce, aussi sans pour autant quitter les multiples partis politiques dont le MPS au sein desquels il militait.
Tout comme une plainte en correctionnelle sera déposée auprès de l’autorité judiciaire compétente contre MM. Pierre Ngarmian, sous-Préfet de Béboudja et Nahossengar Ngarndolégom présent, secrétaire général du Département de la Pendé à Doba.
Selon les informations dignes de foi, Nétoloum, Maire de Béboudja et Pierre Ngarmian sous-Préfet de Béboudja organisent régulièrement des réunions avec des militants de FAR/Parti Fédération pour troubler l’ordre public lors de mon prochain passage à Béboudja.
Comme ces pratiques des autorités administratives et militaires sont autorisées voire encouragées par votre gouvernement, nous prendrons nos responsabilités pour faire face aux provocations.
Rappelez-vous de l’interpellation que je vous ai adressée, le 29 juillet 2004, à propos des pratiques indignes de vos Gouverneurs, Préfets, sous-Préfets, Maires et leurs adjoints.
« Monsieur le Premier Ministre
Objet : Interpellation à propos des pratiques des Préfets, Sous-Préfets, Maires, Gouverneur et autres autorités civiles et militaires dans le Logone Oriental
Il y a des comportements et des pratiques qui ne trompent pas.
Il y a une semaine, le Député Fédéraliste Mahamat Adoum Konto a, pendant son séjour à Moundou, organisé au Cercle culturel tchadien une conférence-débat sur les sujets d’actualité. La cellule de notre parti à Doba le contacte pour une même conférence-débat, le 31 juillet 2004, dans cette cité. C’est ainsi qu’il s’est rendu à Doba pour la circonstance. Après avoir obtenu l’accord du Directeur du Centre culturel où devrait se tenir cette conférence-débat, le Coordinateur exécutif régional de la coordination exécutive régionale du Logone Oriental, M. Djiraïngar Ngadog, et le député Konto ont pris la peine d’en informer personnellement le Préfet, M. Adindjita Naraban, pour les dispositions d’usage de sécurité.
Celui-ci dit n’avoir vu « ...aucun inconvénient pour une telle manifestation prévue par la constitution. Soyez assuré, Monsieur le Député, de mon accord ... » leur dit-il.
Je tiens à reproduire, pour votre gouverne, l’article 4 de la constitution auquel fait allusion le Préfet : « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment librement et exercent leurs activités dans des conditions prévues par la loi et dans le respect des principes de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale, de l’unité nationale et de la démocratie ».
Dès que le Député Konto et son compagnon quittent le bureau du Préfet pour le Cercle culturel, le même Préfet quitte précipitamment son bureau, entre dans sa voiture et démarre en trombe pour le Cercle culturel. Il voulait y arriver avant le Député Konto et M. Djiraïngar. Une fois là, le Préfet notifie au Directeur du Centre culturel l’interdiction formelle de céder le local au FAR/Parti Fédération. Quand il voit venir, vers lui, le Député Konto et M. Djiraïngar, il démarre sa voiture aussi sec qu’au départ de son bureau. Désolé et confus, le Directeur du Centre culturel se résigne à notifier à son tour la décision du Préfet au Député Konto et à Djiraïngar.
Ne croyant ni leurs yeux ni leurs oreilles, le député Konto et M. Djiraïngar décident de se rendre de nouveau au bureau du Préfet pour se rendre à l’évidence. Celui-ci les reçoit pour leur dire : « Après votre départ de mon bureau, j’ai reçu des ordres formels de mes supérieurs d’interdire votre manifestation... ». Et d’ajouter : « Je ne vous dirai pas les noms de ces supérieurs mais, je vous dis tout simplement que ces ordres viennent de N’Djaména... ».
En dépit de ces précisions, le Député Konto et M. Djiraïngar foncent au bureau du Gouverneur. C’est le Secrétaire général de la région qui les reçoit en l’absence du Gouverneur absent de Doba et ce, sans aucune forme de politesse. « Nous avons reçu des instructions formelles d’interdire vos activités et celles de votre parti dans notre région. Allez vous faire foutre ailleurs ! Sachez qu’en dehors des périodes des campagnes électorales, les partis politiques n’ont pas le droit d’organiser leurs activités comme vous le faites. D’ailleurs vos réunions doivent se tenir au siège de votre parti et non sur les places publiques... ».
Quand le Député Konto lui fait remarquer qu’il n’y a pas longtemps, le MPS a organisé ses meetings au Cercle culturel, le Secrétaire général s’énerve : « Je vous dis de me foutre le camp... » (sic)..
Devant cette attitude fort désagréable, le Coordinateur Exécutif régional, M. Djiraïngar Ngadog, écrit au Préfet une lettre, le 25 juillet 2004 en lui disant : « dans le cadre de ses activités politiques le bureau départemental de Doba organise une Conférence-débat qui sera animée par le Député Fédéraliste Mahamat Konto à la maison des jeunes et de la culture le Samedi 31 juillet 2004 à 15 heures sur les problèmes d’actualité politique » (...).
Le Préfet répond par lettre n° 168/MAT/RLOR/DP/SG/04 du 28 juillet 2004 (...) en ces termes : « ...le Département ne s’occupepasà l’organisation d’une conférence-débat portant sur les actualités politiques. Mais étant en mission dans la Région selon les propres termes du Député Fédéraliste, Mahamat Konto , aucun ordre de mission dûment signé du Président du FAR/Parti Fédération ou du Bureau Exécutif n’a été porté à la connaissance des autorités administratives. Monsieur Mahamat Konto , Député Fédéraliste de la circonscription du Logone Occidental a tout le loisir d’animer des conférences-débats dans sa circonscription. Au contraire, le caractère national de son mandat l’autorise à étendre son champ d’action à toutes les circonscriptions dans l’hypothèse du lancement officiel d’une campagne électorale ou référendaire. Le Département vous autorise parconséquent à organiser votre conférence-débat au siège de votre parti... ».
L’attitudedes autorités administratives et militaires, et plus principalement celle des autorités en poste dans le Logone Oriental est vivement encouragée par le gouvernement. Sinon, pourquoi, en dépit des protestations, dénonciations et plaintes, rien n’est fait pour mettre fin à ces pratiques et comportements désobligeants ?
Quelques exemples triés sur le volet :
En juillet 1996, M. Joseph Madjimbang, conseillerspécial du chef de l’Etat, Jacob Ngarboudjim, Sous-Préfet de Béboudja, Ndoussoussi Dobéhoudou, planton au Ministère de la Santé publique, Silas Loledé Beré, moniteur de l’enseignement primaire, Pierre Dabo etc., tous des militants du MPS, m’ont arrêté et torturé, tortures dont je porterai les séquelles toute ma vie.
En janvier 1997, à bord du véhicule de M. Ngueingar Danembaye qui me ramène de Koumra où je suisalléportermainforteàson neveu, M. Danembaye, candidat du parti Lingui, le commandant du régiment de Doba, un certain Miss, cousin-germain du chef de l’Etat, nous poursuivait jusqu’à Béboudja à bord d’un véhicule bourré des militaires dans le dessein de nous liquider.
En 1998, en séjour dans ma circonscription électorale (Béboudja) pour remercier mes électeurs, le commandant du régiment de cette localité accompagné de ses gardes du corps est allé voir le chef de canton, M. Silas Mara, pour lui laisser un message à mon attention : « Si Yorongar tient son meeting à Béboudja comme prévu, je lui mettrai une balle dans la tête... » avant de montrer à son interlocuteur le canon de son pistolet.
En 2003, le Député Mahamat Adoum Konto a été agressé par des policiers non loin du siège de l’Assemblée Nationale bien qu’il leur a décliné son identité et montré son écusson de parlementaire accroché à sa poitrine.
Le 15 février 2004, de retour de l’enterrement de feu Dobian, Chef de canton de Mbikou, le Député Martin Danmbaye Daïndom de la circonscription électorale de Bénoye a été passé à tabac par les policiers de Moundou bien qu’il ait décliné son identité tout en montrant son écusson de parlementaire qu’il a, pourtant, arboré. Le gouverneur de cette localité a salué cet acte ignoble des policiers. Malgré la protestation, ces policiers ne sont pas inquiétés et sont toujours restés en poste à Moundou.
Dans les deux cas (Députés Konto et Danmbaye),, les policiers ont dit qu’ils « s’en foutent éperdument des Députés » comme rétorquent au Président de l’Assemblée Nationale, M. Ouaïdou Nassour Glendouksia, les gendarmes qui viennent de l’arrêter et l’agresser, le 24 juillet 2004, sur la route de Nyan. Bien que M. Glendouksia Président de l’Assemblée ait décliné son identité et montré son écusson, ces gendarmes ont d’abord désarmé ses gardes du corps, l’ont agressé et agressé également ceux-ci. Alors que M. Ouaïdou Nassour Glendouksia avait applaudi les policiers qui avaient agressé le Député Konto quand il était allé sur le lieu. N’est-ce pas « Chacun son tour chez le barbier » comme dirait l’autre.
En avril de cette année 2004, le Député suppléant de Béboudja, M. Adolphe Nadjialdom, est dépêché à Doba pour y assister à la distribution à des tierces personnes les terres cultivables ou habitées par des paysans et autres, terres arrachées de force par les autorités de la place pour se les distribuer. Le Secrétaire général de la Préfecture, M. Nahossengar Ngarndolégom présent, ordonne aux gendarmes d’agresser le Député suppléant ainsi que d’autres membres du parti FAR/Parti Fédération présents à cette distribution des terres comme en Afrique du Sud au temps des Boers.
Tout dernièrement, le Sous-Préfet de Béboudja me couvre d’injures dans son discours publié au Journal, N’Djaména Bi-Hebdo n°784 du 12 au 14 juillet 2004 au cours d’une manifestation politique organisée par le MPS : « Yorongar, est synonyme du vent. De ce fait, pourquoi faire la politique de son épanouissement ? C’est lui qui bloque tout à Béboudja... ». Ce à quoi le secrétaire général de la région de Moundou d’y aller par des propos racistes tribalistes du genre : « Je connais Yorongar plus que vous... Originaire de Koro, il a tout fait à Koro, mais rien à Béboudja. Je souhaite que tout Béboudja reconnaisse la réalité Yoro... ». Comme vous le savez, les autorités administratives et militaires doivent rester neutres. Ces injures sont prévues et punies par la loi.
Toujours, cette année, le Maire et le Sous-Préfet de Mbaïkoro ainsi que le Préfet de Mbaibokoum ont menacé d’arrestation le Député suppléant de la circonscription électorale de Mbaïkoro, M. Barnabas Mbaïleyo. Nos militants comme M. Fidèle sont arrêtés pour un oui ou pour un non par le Maire de cette commune
Pour décourager nos militants, les autorités civiles et militaires les traquent, pourchassent et persécutent du nord au sud et de l’Ouest à l’est.. Des plaintes déposées auprès des procureurs de la République pour punir ces pratiques d’un autre âge sont, sur ordre, bloquées dans les tiroirs de ceux-ci. De même, nos démarches auprès des Ministres de tutelle sont toujours restées lettres mortes.
De tout ce qui précède, tout porte à croire que le gouvernement encourage ces infractions prévues et punies par les lois.
Je tiens à vous annoncer que je tiendrai, à partir du 31 juillet 2004, des meetings dans le Logone Oriental, Moyen-Chari, Tandjilé, Logone Occidental, Mayo-Kebbi etc.
J’ose espérer que je ne rencontrerai pas comme par hasard sur mon chemin les coupeurs de route et ces genres de Maires, Sous-Préfets, Préfets, Gouverneurs et autorités militaires prompts à agresser... ».
Le 27 octobre 2001, j’ai adressé une interpellation à votre prédécesseur à propos de la chasse aux sorcières contre nos militants.
« Monsieur,
Par ma précédente lettre, j’ai attiré l’attention du Ministre de l’Education Nationale sur la chasse aux sorcières dont les militants de FAR/Parti Fédération ou présumés tels.
En voici, quelques exemples relevés dans les différents rapports dont copie ci-joint (...).
Il s’agit de :
M. Djiraïngar Ngadog précédemment Directeur du CEG de Béboto puis de Donia, persécuté depuis deux ans notamment à Béboto et à Donia vient d’être affecté à Dobara (Logone Occidental) à cause de ses activités dans le FAR/Parti Fédération par le Préfet sous l’instigation de M. Mbaïgoto, Délégué départemental de l’Education et non moins militant patenté du MPS (Secrétaire exécutif du MPS du Logone Oriental) ;
M. Atomal, Professeur au Lycée de Bodo vient d’être affecté à Kara à cause de ses activités dans le FAR/Parti Fédération par le Préfet sous l’instigation de M. Mbaîgoto, Délégué départemental de l’Education et non moins militant patenté du MPS (Secrétaire exécutif du MPS du Logone Oriental) ;
Nodjidoum Jean-Pierre, délégué à la jeunesse et aux sports du Logone Oriental est muté ailleurs sous l’instigation du Préfet et non moins militant patenté du MPS sous le seul prétexte qu’il est originaire de Béboudja comme moi ;
M. Doumassem David, chef de l’inspection forestière est muté ailleurs sous l’instigation du Préfet et non moins militant patenté du MPS sous le seul prétexte qu’il est originaire de Béboudja comme moi ;
M. Ndoyengar Deoungar, est muté ailleurs sous l’instigation du Préfet et non moins militant patenté du MPS sous prétexte qu’il est originaire de Béboudja comme moi ;
Le sous-préfet de Béboudja, un certain Abba Adda, repris de justice se livre à la persécutions des militants de FAR/Parti Fédération et à toutes les personnes sensées me donner procuration pour ester devant le Panel d’Inspection de la Banque ; etc.
Ces exemples dans le Logone Oriental est observée sur l’ensemble du territoire du nord au sud et de l’est à l’ouest du Tchad et plus particulière dans les deux Logone, la Tandjilé, le Moyen-Chari, le Mayo-Kebbi.
Le 30 juillet 2001, des éleveurs ont fait paître leurs bœufs dans les champs de mil, de manioc et d’arachides appartenant aux autochtones résidant à Bodo. Saisis le chef de canton et le sous-préfet se rendent sur les lieux. Devant ces derniers, un éleveur armé de fusil de guerre ouvre le feu et tue quatre agriculteurs à savoir le Pasteur protestant Nguétiguel Sékingar Paul, Djanabaye Ngaralmadine, Samadinan Na-Adoumbé et l’interprète.
Depuis lors les éleveurs s’installent dans les champs des autochtones sous l’œil complice des autorités militaires et civiles qui sont du reste complices. Celles-ci demandent aux autochtones d’aller chercher Yorongar qu’ils ont préféré à Déby pour les défendre.
J’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir faire arrêter ces persécutions... ».
Le 21 février 2OO1, j’ai, adressé une interpellation au Président de la CNRE et Ministre de l’Intérieur de votre gouvernement, interpellation ayant pour objet, le recensement électoral au sud organisé par les sous-Préfet sous l’œil vigilant des Préfets.
« Monsieur,
Comme je vous l’ai dit au téléphone, les manipulations électorales commencent par le recensement électoral. Les cartes d’électeur ne sont délivrées qu’à des électeurs sûrs de voter le MPS et ses alliés.
En effet, selon des renseignements dignes de foi, des milliers de cartes électorales que vous avez adressées aux Préfets ont été réparties dans les Sous-Préfectures de manière douteuse pour permettre des votes multiples.
Selon les renseignements qui nous parviennent du sud du pays, les autorités administratives confisquent les cartes d’électeurs sans les distribuer sous prétexte que cette région est hostile au régime actuel.
Je tiens à relever à votre attention que la carte d’électeur ne comporte pas la date de naissance comme l’exige la loi, mais seulement l’âge pouvant permettre toutes les manipulations possibles et inimaginables.
Dans le Logone Oriental, les électeurs des Sous-Préfectures de Béboudja, Bodo, Béboto, Goré, Bessao, Mbaïbokoum etc. sont interdits des cartes d’électeurs. Donc, interdits de voter parce qu’ils sont d’une région hostile au régime.
A Béboudja par exemple, protégé par le Préfet du Logone Oriental et la Présidence de la République, le tout puissant Adjoint au Sous-Préfet s’autoproclame lui-même agent recenseur. Il ne recense que les nomades sur leurs sites moyennant 1.000 F CFA par électeur recensé. Les autres électeurs sont laissés à leur triste sort parce qu’ils sont originaires d’une région hostile au régime.
A Mbikou toujours dans la Sous-Préfecture de Béboudja, un des agents recenseurs qui est militant du MPS est obligé par la population à démissionner parce qu’il ne sait pas lire et écrire.
A Moundou, seuls les quartiers réputés habités majoritairement par les populations de confession musulmane sont pourvus des cartes d’électeur en nombre suffisant. Les quartiers habités majoritairement des populations de confession chrétienne ou animiste en sont privés.
Les électeurs des PA de Déli, Bao, des Sous-Préfectures de Moundou, Bénoye, Mbaïnarmar et Krim-Krim vivent la même privation des cartes d’électeurs. Donc, interdits de voter.
De même, les électeurs des Préfectures du Moyen-Chari, Tandjilé et Mayo-Kebbi sont également punis pour avoir osé afficher publiquement leur hostilité au régime.
En outre, force est de constater que plusieurs responsables militaires bon teint et bien en cour possèdent plusieurs dizaines de cartes électorales chacun.
Dans les régions du nord du Tchad, la situation est identique à quelques exception près. Les hommes, femmes et même les enfants de moins de dix ans sont recensés en violation de la réglementation. Le Sous-Préfet de Melfi, par exemple, somme les agents recenseurs de recenser au sein du MPS et ses alliés hommes, femmes et enfants en vue d’écouler toutes les cartes mises à la disposition de sa circonscription.
Les Kanembou, les Boudouma et autres des Préfectures du Kanem et du Lac sont, dans leur majorité, privés des cartes d’électeur parce qu’ils sont présumés hostiles au régime. Seuls sont recensés des militants du MPS et de ses partis satellites.
Sous nos yeux à N’Djaména, les agents recenseurs recrutés exclusivement parmi les militants du MPS et de ses partis politiques affiliés n’exigent pas la présentation des cartes d’identité comme le dispose la loi.
Un exemple suffirait à élucider mon propos. M. Mahamat Hissein présumé né à Tiné, présumé âgé de 20 ans, présumé résidant à Dourbali est recensé dans la Commune de N’Djaména pour voter dans la circonscription électorale de cette ville. L’intéressé qui a remis sa carte d’électeur à un leader d’un parti politique de l’opposition se dit au centre d’un vaste trafic des cartes d’électeur délivrées à des tiers bien en cour pour des votes multiples (...) ».
Le 13 novembre 2000, j’ai saisi le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation de votre gouvernement à propos du comportement inadmissible des autorités civiles et militaires qui empêchent les cellules locales du parti de fonctionner
Nous avons l’honneur de vous faire-part de toutes sortes de tracasseries dont font l’objet constamment nos cellules de l’Intérieur.
En effet, le comportement de certains de vos collaborateurs frise la provocation. certains Préfets et sous-préfets empêchent nos cellules de base d’exercer la fonction qui est la leur sous prétexte qu’elles doivent demander une autre autorisation de fonctionner en dépit de l’autorisation de fonctionner accordée au parti.
Nous en voulons pour preuve, Monsieur le Ministre, la légalisation de notre cellule de Béré par le sous-préfet de ladite localité en lieu et place de la Justice et de votre Ministère.
Aujourd’hui encore le Préfet d’Am-Timan vient d’emboîter le pas de son collègue en exigeant à notre cellule locale de se faire reconnaître au Département avant de mener ses activités .
Est-ce faisable, Monsieur le Ministre, qu’un parti légalisé puisse faire encore légaliser ses sections et sous-sections de l’intérieur avant de mener leurs activités ?
Si tel est le cas, pourquoi, deux poids deux mesures ? Alors que les cellules MPS et des autres partis mènent leurs activités sans être inquiétées, celles du FAR/Parti Fédération subissent chaque jour les tracasseries du pouvoir.
De tout ce qui précède, Monsieur le Ministre, étant donné que cette affaire relève de votre compétence, nous vous demandons de prendre toutes vos dispositions pour mettre terme à toutes ces pratiques illégales... ».
Toutes ces dizaines et des dizaines d’interpellation n’ont rien servi puisque ces autorités administratives et militaires bénéficient de la protection de leur hiérarchie ou de la présidence de la République.
Article 71 : Les fonctions du Président de la République sont incompatibles avec l’exercice de tout autre mandat électif, de tout emploi public et de toute autre activité professionnelle et lucrative. Elles sont également incompatibles avec toute activité au sein d’un parti politique ou regroupement de partis politiques ou d’une organisation syndicale.
Le chef de l’Etat, M. Idriss Déby, viole quotidiennement cet article 71 en dirigeant directement le MPS. Il continue de participer aux réunions des organes dirigeants de ce parti notamment aux réunions du bureau et au congrès de ce parti. Il a, en outre, créé des regroupements des partis politiques tels que le front républicain qui, du reste, a été remplacé par la coordination des 29 partis politiques dirigé récemment par M. Lol Mahamqt Choua, Président du RDP etc.
Article 73 : Durant son mandat, le Président de la République ne peut, par lui-même ni par intermédiaire rien acheter ou prendre en bail qui appartienne au domaine de l’Etat. Il ne peut prendre part ni par lui-même ni par intermédiaire aux marchés publics et privés de l’Etat ou de ses démembrements.
Les cessions gratuites des actions dans des entreprises crées par des investisseurs telles que le Pari mutuel urbain du Tchad (PMUT), téléphone cellulaire (Libertis) etc. sont-elles compatibles ?
Monsieur le Premier Ministre, toutes ces interpellations ont été soit bloquées dans les tiroirs des Présidents de l’Assemblée nationale soit dans ceux de votre gouvernement me déniant ainsi ma qualité de député élu dont le rôle est de contrôler l’action du gouvernement par des interpellations directes ou par le sous-couvert du Président de l’Assemblée nationale.
Ampliations :
Président de l’Assemblée nationale,
Chef de l’Etat,
Ministre de la Justice,
Ministre de la Sécurité,
Ministre de l’Administration du territoire,
Ministre des Affaires Etrangères,
Chef d’Etat-Major général des Armées,
Directeur général de la gendarmerie,
Directeur général de la police nationale