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RAPPORT DE LA MISSION DU PARTI FAR /PF DU MOYEN CHARI DU 10 AU 14 JUIN 2009 CONCERNANT LE RECENSEMENT DEMOGRAPHIQUE DE 2009

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Le recensement général qui a été adopté les partis politiques comme préalable lors de la négociation de l’accord du 13 août a été rejeté sous la pression des facilitateurs avant de revenir dessus sous la pression de l’opinion tchadienne et des partenaires du Tchad vient d’être lancé en pleine saison des pluies, moment où toutes les populations paysannes se consacrent à leurs travaux champêtres. Ce recensement financé par les partenaires au Tchad est un échec. Lire l’un des rapports dressés par la délégation de Far/PF du Mayen-Chari géographique pour s’en convaincre.





FEDERATION ACTION POUR LA REPUBLIQUE
/ PARTI FEDERATION

COORDINATION EXECUTIVE REGIONALE
DU MOYEN CHARI



RAPPORT DE LA MISSION DU PARTI FAR /PF DU MOYEN CHARI
DU 10 AU 14 JUIN 2009 CONCERNANT LE RECENSEMENT DEMOGRAPHIQUE DE 2009



La coordination exécutive régionale du FAR/PF du Moyen Chari, sur demande de la coordination exécutive nationale, a effectué, du 10 au 17 juin 2009, dans le Moyen Chari et le Mandoul, une tournée. Le but de cette tournée est de sensibiliser les militantes, militants, sympathisantes et sympathisants du FAR/PF par rapport au recensement générale de la population et de faire le constat sur cette opération sur le terrain.



Nous avons effectivement visité des départements, les cantons, les villages et les sous-préfectures et avons rencontré la population, les autorités administratives et traditionnelle.
Voici les localités visitées :



Moyen Chari :

- La Grande Sido : Danamadji (S/P), Moyo (Canton), Maro (Département)

- Barh Khô : Sarh, Moussafoyo (S/P), Maïmana ( village), Goro 2 (village), Balimba, Koutou (canton Djoli)

- Lac Iro : Kyabé, Alakoh, Roro



Mandoul :

- Bédaya, Ngalo, Moïssala, Béboro, Koumra, Bédjondo, Békamba, Péni, Goundi.



La mission conduite par DJIMBAYE OUSMANE KAKOLE est composée de PANONGAR MASMBANGUEL, MADJA TAGA, ABRAHAM et DJEKOTAR Saleh le chauffeur.



Ce que vous retrouvez dans ce rapport n’est que la face visible de l’iceberg.



I – MOYEN CHARI



A - BARH KHO



1-Banda CST (canton : 57 villages), 10 juin 2009



Les opérations ont commencé avec un retard. Le chef de canton met à la disposition des agents recenseurs ses deux motos pour faciliter leurs déplacements. Les agents recenseurs sont arrivés de Sarh et ne mettent pas parfois du cœur à la tâche. Heureusement le chef de canton est en contact permanent avec ses chefs de village pour éviter les abandons de certains carrés ou village. Certains agents recenseurs comprennent difficilement que les paysans sont occupés la journée par des activités champêtres. Quand ils ratent un ménage le matin, ils ne veulent pas revenir le soir. Pourtant c’est vers dix huit heures que les gens reviennent des champs.



Le chef de canton fait remarquer qu’il n’a pas été associé comme il se doit à l’organisation de ce recensement. Il aurait souhaité que les diplômés sans emploi de son canton soient recrutés comme agents recenseurs pour mener à bien ce travail. Mais dommage !
Il remercie vivement FAR/PF d’être le premier parti à passer encourager et sensibiliser les gens. Contrairement aux fausses nouvelles relatives à la disparition de notre parti, il se dit rassuré avec notre passage.



2- Moussafoyo (canton 73 villages), 11 juin 2009



Les opérations se passent tant bien que mal. Les agents recenseurs exigent que les paysans ne bougent pas toute la journée pour les attendre pourtant le rythme est lent et que les travaux champêtres attendent.
Deux villages importants sont omis sur la carte : Kemgombo et Motekaga. Le recensement des nomades pose un réel problème. Ferriques ou regroupements des nomades se créent en désordre et cela rend difficile leur dénombrement.
Les agents recenseurs parcourent par jour 15 à 20 kilomètres à pied pour le travail. Il y a inquiétude sur la fiabilité du dénombrement.
Il y a problème de fiches de recensement.
Les militants que nous avons rencontrés se sont sentis très encouragés par notre passage.
Sous préfet adjoint, NGUEDJO Eloi (Tel 636 62 77), s’est montré coopératif ouvert à nous pour l’avenir.



3- Maïmana (village de Moussafoyo), 10 juin 2009



Le nombre d’agents recenseurs est insuffisant. Ce qui fait avancer lentement le travail. Le chef met son véhicule à la disposition des agents recenseurs pour leur déplacement. Il a félicité notre parti d’être venu dans son village alors que les autres partis n’y ont pas pensé.



4- Koutou, 16 juin 2009



Deux agents recenseurs, MBAIDANGOYOM Honoré et NDOROUM, après avoir recensé les villages Mante, Maïbo et un carré de Koutou appelé Médina sans leur contrôleur, sont rentrés à leur base à Balimba. Ils ont dit que leur contrôleur MINGUEYAM ne les suit pas dans le travail qu’ils font. Il passe son temps à Koutou. Ce qui est vrai, le travail est mal fait dans la zone confiée à ce contrôleur. Ces deux agents ont été licenciés par le Délégué départemental qui refuse de les écouter.
La Sous préfecture de Balimba risque de ne pas être totalement recensée à cause de sa densité et du nombre insuffisant des agents recenseurs.



5-Sarh, 17 juin 2009



Le choix des agents recenseurs se fait sur la base ethnique, politique ou de copinage. Il faut noter que les militants du MPS ou de ses partis alliés sont majoritaires. Du coup il y a des agents qui ne sont pas compétents. Des agents capables de bien faire le travail sont remerciés peu de temps après le début du travail parce qu’ils font des remarques pertinentes sur leurs chefs défaillants. Le nombre d’agents retenus pour la ville de Sarh est insuffisant. Ce n’est pas sûr qu’à la date du 20 juin 2009, tout le monde est recensé. Certains agents recenseurs posent des questions aux enfants si les parents sont absents. A cette date du 17 juin 2009, il y a des quartiers et des carrés qui ne sont pas encore recensés. Les superviseurs, les contrôleurs et les DSP sont tout puissants et ne sont pas inquiétés.



B – GRANDE SIDO



6- Danamadji (canton : 30 villages), 10 juin 2009



Les villages environnant sont en majorité recensés d’après les autorité (Maire et chef de canton. Danamadji centre n’est pas encore recensé totalement à cause du nombre insuffisant des agents recenseurs., En date du 10 juin 2009. Il y a problème de compétence des agents recenseurs. Certains ne sont pas à la hauteur de la tâche. Ils ont parfois du mal à retrouver les villages ou groupement.
Il y a problème de fiches de recensement.
Les agents recenseurs nous évitent ou refusent de répondre à nos questions par peur de représailles. Ils sont tenus de ne rien dire aux gens qui se renseignent sur le recensement. Leurs seuls refrain : « tout va bien. » pourtant ils peinent quand même sur des grands distances à bien. La fatigue, le découragement et la souffrance se lisent sur les visages
Le maire de la commune, DJONTANGAR (Tel : 641 42 54) de Danamadji salue le passage de notre parti après celui du MPS. Il trouve cela très encourageant surtout que nous soyons le seul parti de l’opposition à faire ce déplacement.



7- Moyo (canton), 11 juin 2009



Le nombre des agents recenseurs est insuffisant. Un seul agent pour les nomades et les ferriques. Les gens sont au champ tôt le matin et rentrent le soir à partir de dix huit heures. Les agents recenseurs ne sont pas patients. Inquiétudes que tout le canton n’est pas tout recensé à la date du 20 juin 2009.



8- Maro, 10 et 11 juin 2009



Le travail avance très lentement à cause du nombre insuffisant des agents recenseurs. La ville de Maro n’est pas encore totalement recensée à la date du 11 juin 2009. Les villages environnant selon les autorités sont déjà recensés. Les fiches manquent très souvent et cela retarde le travail.
Selon le chef de département ADOUM HAROUM ( ancien député d’Adré Tel : 629 65 83) il y a un sérieux problème d’organisation et cela incombe à N’Djaména. Un gros village a été omis sur la carte, mais il l’a fait recenser. Les choses sont faites à la va vite. Risque de déformation de la vérité par rapport au nombre exact des habitants de la Grande Sido.
Nos militants se cachent. Nous en avons parlé avec le chef de département qui dit être là pour tout le monde. Il connait bien son Excellence Ngarledji avec qui il a travaillé quand il était député d’Adré.
Nous avons rencontré nos militants qui sont ragaillardis par notre présence. M. MANGUEAL Marc ( Tel : 303 82 51) est disposé à consulter les autres pour mettre sur pied le bureau de Maro.



C – LAC IRO



9- Kyabé, 11 et 12 juin 2009



Nous sommes entrés à Kyabé à 17heures sous la escorte de la pluie qui a dispersé nos militants qui nous attendaient. « Vous nous avez apporté la pluie » faisait remarquer le représentant du chef de canton d’Alakoh.
Nous avons rencontré les responsables départementaux de FAR/PF : DJENGOURI NGADOGO KHO ( Coordinateur départemental, Tel : 606 25 10) et MISSI KETE Gabriel (Conseiller) et quelques militants. NGASSOUMA HAROU ( SG de la commune, Tel : 636 23 18) était absent. Ils sont ragaillardis par notre passage et se disent rassurés.
En outre, ils ont exprimé leurs préoccupations par rapport à l’avenir que nous rapportons ici :

- penser à la représentation des militants du FAR/PF devant les urnes, le moment venu ;

- sans carte de FAR/PF, on les prend pas les militants au sérieux ;
Pour notre part, par rapport à la représentation de notre parti devant les urnes, nous leur avons demandé de commencer dès maintenant à retrouver les jeunes capables de surveiller les urnes et de les travailler.
Au chapitre de recensement, Kyabé, à la date du 12 juin 2009, n’est pas encore totalement recensé à cause de l’effectif très réduit des agents recenseurs. Selon le camarade MISSI KETE Gabriel, conseiller de FAR/PF de la localité, on évite de recruter les jeunes qui sont parents des responsables du FAR/PF. Le MPS met sur le terrain ses militants dont certains ne sont pas capables de faire le travail demandé.
Une autre information reçue de nos militants, il y a un groupe de nomades installés après Singako. Ils n’ont pas été désarmés. Les coupeurs de route arrivent de ce groupe. Les autorités militaires partent régulièrement leur rendre visite. D’après le Coordinateur départemental du FAR/PF de Lac Iro, ces nomades vont jusqu’au Soudan acheter des armes. Il craint que ces malfaiteurs, avec la complicité de certains responsables militaires, préparent un coup contre les autochtones.



Par rapport aux ramassages des armes, l’équipe arrivée de N’Djaména n’a ramassé que des armes civiles chez les autochtones, des armes de chasses possédées légalement. Les armes de guerres ramassées chez certains musulmans le jour leurs ont été remis la nuit. Les nomades n’ont pas réçu la visite de cette équipe de désarmement.



Si le recensement des autochtones a commencé malgré la lenteur, chez les nomades, cela constitue un problème majeur. Un agent recenseur pour neuf Sous-préfectures. Ce qui n’est pas réaliste. Selon le représentant du chef de canton d’Alakoh rencontré à Kyabé, les coupeurs de route, au nombre de cinq perturbent l’opération de recensement. Les agents recenseurs ont peur.



Ayant été reçus debout le secrétaire général du département, nous nous sommes portés vers le Sous-préfet M. ABDEL ROUDJAL. Ce dernier nous a accueillis et n’a pas hésité à partager avec nous les problèmes de sa circonscription : le phénomène des coupeurs de route dont les auteurs sont plus ou moins connus mais non inquiétés, la simplicité exagérée du Chef de département qui ouvre la porte à certains désordres (familiarité avec l’autorité), les simulacres de jugements et les fortes amandes imposées par ceux qui ont des armes et qui se situent au dessus de tous. Pour finir, s’étant dit satisfait par notre passage, le sous-préfet nous a encouragés à aller de l’avant, mais prudemment.



10- Roro (canton 12 villages), 12 juin 2009



Nous avons effectué le voyage Kyabé – Roro accompagnés par le conseiller de notre parti de Kyabé. Nous avons d’abord rencontré le Sous préfet, ABDOULAYE MOUSSA BORI ( ancien chef de brigade devenu S/P, Tel : 935 87 00). Il nous apprend que c’est le groupe des halogènes qui pose problème. Il fait allusion aux pêcheurs partis des deux Logones et de la Tandjilé. Certains refusent de se faire recenser.
Certains agents recenseurs ne sont pas à la hauteur de la tâche à eux confiée. Un agent a été remercié pour ivresse.
Mais le vrai problème, d’après les indexés, est que les autochtones ont détruit les instruments de pêches des halogènes. La présence de ces derniers dans cette contrée se justifie uniquement par les activités de pêche.



Les coupeurs de route perturbent les opérations de recensement dans la localité. D’après le Sous préfet de Roro, l’équipe de ramassage des armes arrivée de N’Djaména l’a écarté pendant les fouilles. Conséquences, les ferriques n’ont pas été désarmées. Ce sont elles qui déstabilisent la localité. Ce sont les ferriques qui fabriquent les coupeurs de route. Il faut que le département lance une opération inopinée de désarment des ferriques.
Le Sous préfet d’Alakoh, M. Mianboulé, fait recenser le village Kaima comme son village alors que le village est dans la Sous préfecture de Roro.



Le chef de canton de Roro, OUMAR KOTO ( Tel : 965 64 35) nous a accueillis avec des bouteilles de Maltina. Il a exprimé ainsi sa joie de voir le parti FAR/PF atteindre son canton si éloigné. Il a souhaité voir ouvrir une représentation de notre parti à Roro. Quelques militants que nous avons rencontrés sont très contents de nous voir es atteindre.



II - MANDOUL



11- Ngalo (canton de 39 villages), 13 juin 2009



Dans le canton Ngalo, le recensement avance lentement à cause du manque de questionnaires et l’insuffisance des agents recenseurs, selon l’agent Yamara Ndjor. Ce dernier, après l’accident de son superviseur, ne sait pas quand prendra fin le recensement. Le contrôleur ne fait pas son travail. L’agent seul se perd et ne peut recenser certains villages et surtout les ferriques. Les ferriques se créent de façon désordonnée. Seulement onze sont repérées. Bien d’autres ne sont pas identifiées. Va-t-on es recenser ? Question difficile à répondre.



Le chef de canton, DJIRAIKNAN MBANGBAREM ( Tel : 608 92 83) qui se réjouit de notre passage – car nous sommes le seul parti à passer officiellement dans son canton – nous informe du conflit territorial entre son canton et celui de Bédaya. En effet, il y a trois villages (Taolo, Kemnda et Boulkian) installés son territoire habités par les ressortissants de Bédaya ont été recensés par Bédaya. Le Sous préfet intérimaire de Bédaya se dit en n’être pas informé.



12- Moïssala, 13 juin 2009



Le recensement avance à pas de caméléon à cause du nombre insuffisant de recenseurs. Le recensement des nomades pose problèmes parce qu’un seul agent recenseur pour les ferriques.
Le MPS a une main mise sur les opérations de recensement. Les délégués préfectoraux et sous-préfectoraux sont issus du MPS ou sont les sous-marins du parti au pouvoir. Ils agissent comme bon leur semble sans inquiétudes. Ce qui est important, c’est l’argent et non le travail.
Dans le hasard des rencontres, nous avons croisé le SG départemental du parti d’Ali Golor qui dit que le MPS est découragé à Moïssala. Ali a séjourné deux semaines avant notre arrivée.



13- Béboro, 13 juin 2009



Le travail se fait passablement. Le canton n’est pas totalement recensé, à la date du 13 juin 2009. Les agents ont du pain sur la planche. Il y a inquiétude qu’ils ne couvrent pas tout le canton. Le chef de canton est découragé par le comportement du délégué sous préfectoral par rapport au montant alloué au chef de canton pour la sensibilisation. Au lieu de 75 000f annoncé, c’est 2500f qui est remis au chef de canton.
Le chef de canton nous encourage à aller de l’avant et de compter sur lui et sa population pour l’avenir.



14- Koumra, 13 juin 2009



Nous avons rencontré le coordinateur régional KLADOUMBE MANYAM (Tel : 673 03 86/ 978 16 56) et son conseiller NGARSADJEBAYE Louis (Tel : 682 88 09/ 935 75 21) avec qui nous avons travaillé. Ils se disent encouragés par notre passage. Ils vont essayer de redynamiser le bureau.
Les opérations de recensement vont à pas de caméléon à cause du nombre réduit des agents recenseurs. Certains ne maîtrisent pas le travail. Ce qui remet en cause les critères de choix des agents.



15- Bédjondo, 13 juin 2009



Les villages du canton sont tous recensés. Il reste Bédjondo centre. Toutefois la qualité du travail reste à désirer. Les agents ne sont pas tous compétents. Certains disent qu’ils sont perturbés par le fait que des gens sont absents de chez eux et qu’il faudra repasser plusieurs pour les retrouver.



16- Békamba (canton de 33 villages et 02 ferriques), 13 juin et 14 juin 2009



Dans le canton, le recensement est terminé. Il reste Békamba et le village Kemkaga.
D’après le chef de canton ALLARASSEMBAYE Narcisse (Tel : 617 66 37) la sensibilisation s’est bien passée.



17- Péni (canton de 49 villages et 02 ferriques), 14 juin 2009



Sont oubliés sur la carte Bédan, un carré de Toura 1 et Péni. Certains agents recenseurs font le repérage des concessions mais ne passent pas après recenser leurs habitants. Ce sont des agents recenseurs recrutés à Bendjondo. Le travail est un peu bâclé à Péni.
Le chef de canton intérimaire que nous avons rencontré s’appelle NANADJINGAR Valentin (Tel : 648 36 00)



18- Goundi (canton de 90 villages, 52 groupements et 22 ferriques ), 14 juin 2009



Le quartier Kemida est oublié sur la carte. Il y a aussi les ferriques Laboute et Edi. Les agents recenseurs sont originaires de Goundi et ont assez-bien fait le travail, malgré la présence des agents incompétents imposés par le MPS. Toutefois on enregistre que des gens venus des villages ou d’autres localités à Goundi pour des raisons de santé sont recensés y sont recensés.



Nous avons pu avoir les coordonnées de nos militants. Un responsable du FAR/PF s’appelle BOLDJIM (Tel : 617 65 92). Le chef de canton BAYE MAHAMAT ALLIFA (Tel : 613 18 74) nous fait comprendre que tout autour de son habitation se trouvent nos militants.



19- Bédaya, 14 juin 2009



A Bédaya, le MPS a la main mise sur tout. Délégué sous-préfectoral, Superviseur, contrôleur et agents recenseurs sont du MPS ou des partis alliés. Le chef de village de Kabé, YEDJINGUE NGARSANA (662 93 17) canton Bédaya, s’est plaint du fait que les agents recenseurs ne les associent pas à leurs travaux. Conséquences : il y a des gens qui ne sont pas recensés. Pour les agents recenseurs, lorsque quelqu’un est absent on ne le recense pas. Les gens non recensés boudent et ne veulent plus être traités des mendiants de recensement.
Le responsable du FAR/PF à Bédaya s’appelle NGOMTEBAYE Prosper (Tel : 682 89 08).



Conclusion



Au regard de ce qui précède, il y a lieu d’émettre de doute sur le bon déroulement des opérations du recensement 2009. Les organisateurs, les militants du MPS ou ses alliés, n’ont pas mis le nombre de recenseurs qu’il faut pour mener à bien ce travail. Les agents travaillant dans des conditions très dures, parcourir des dizaines de kilomètres à pied entre des villages, étant mal payés, ne peuvent pas fournir un bon rendement même si partout, ils disent avoir bine fait le travail. Il y a aussi le problème d’incompétence et de paresse de certains agents et contrôleurs. Le MPS se taille la part du lion dans ces opérations en donnant du travail à ses militants qui ne sont pas à la hauteur de la chose. Les Délégués préfectoraux et sous-préfectoraux, les superviseurs, les contrôleurs sont pour la plupart ses militants.
Il convient de souligner dans ce rapport la disponibilité et l’abnégation du chauffeur dans cette tournée qui nous a servi de tremplin. Il a toujours accepté joyeusement de nous conduire où nous voulons, même à minuit. Il a de temps en temps participé aux investigations et aux débats.



Partout où nous sommes passés, les militants et autorités n’ont pas manqué de s’enquérir des nouvelles de la santé du Coordinateur exécutif national de notre parti.



Fait à Sarh, le 17 juin 2009


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