Le 5 février 2009, j’ai adressé au Président de l’Assemblée Nationale, une lettre par laquelle j’ai sollicité un visa à l’Ambassade de France comme il est d’usage. Cette lettre n’a jamais quitté le cabinet de ce dernier alors que j’ai fixé la date de mon départ en France pour le 15 février.
Le 12 février 2009 au soir, j’ai reçu un appel téléphonique d’un ami qui me demande la date de mon départ pour le billet d’avion qu’il s’apprête à prendre en charge pour l’établissement du billet d’avion par la compagnie Air-France. En réponse, je lui ai dit de me laisser le temps de me renseigner auprès du protocole de l’Assemblée Nationale pour m’assurer de l’état d’avancement de ma demande.
Le 13 février 2009, à ma grande surprise, j’apprends que ma demande est toujours au cabinet du Président de l’Assemblée Nationale. J’ai décidé de téléphoner au Président de l’Assemblée Nationale qui me dit qu’il est alité depuis un mois. Après discussion, il décide de faire faire le nécessaire à partir de lundi prochain.
Le 13 février 2009 à 9h31mn, je reçois un coup de téléphone d’un certain Colonel Azam de l’escadrille tchadienne qui s’étonne d’avoir reçu un message bizarre de ma part la veille du 12 février 2009. Je lui ai demandé de laisser le temps de vérifier les faits avant de le rappeler.
Quand j’ai ouvert ma boîte de réception, je suis surpris de constater qu’effectivement un seul et même message est parti de mon téléphone dont l’un en direction d’une personnalité politique en Afrique Centrale sans aboutir et l’autre en direction du numéro 629 31 65 qui est celui du colonel. Ce dernier message est bel et bien parti.
Je consulte rapidement ma boîte de réception pour m’apercevoir que faute de crédit, le message que j’ai adressé à M. Lyadish Ahmet, propriétaire d’un blog critique à l’égard du régime d’idriss Déby, suspendu depuis plusieurs mois et deux messages adressés à M. Gadngar Timothée restent en attente d’envoi faute de crédit parce que je dispose que de 15 F CFA de crédit sur ce téléphone depuis le 11 février 2008.
De même, le matin du 12 février 2009, je suis allé à la morgue pour y chercher le corps de mon frère André Ndadoum pour le conduire chez lui, puis à l’église Evangélique au Tchad (EET n°12) avant de le conduire au cimetière de Ngonbah pour l’inhumation qui aurait pris fin vers 18h00 puisque mon dernier appel sur mon deuxième téléphone à partir du cimetière à mon médecin affiche 18h02.
Une fois que j’ai réussi à déchiffrer les sigles mentionnés par ce curieux message, je rappelle le Colonel Azam que je ne connais ni d’Adam ni d’Eve pour lui faire part de mon étonnement.
C’est alors qu’il a décliné son identité et sa profession.
Visiblement, ce message tend à me compromettre dans une opération de déstabilisation rondement menée par des apprentis agents spéciaux. En effet, selon le sigle, un chef d’Etat d’Afrique de l’Ouest et un célèbre ancien Ministre des Affaires Etrangères d’un autre pays d’Afrique de l’Ouest sont mis en cause pour le besoin de la cabale. Voici ledit message tel que libellé :
« J’ai eu le contact de (sigle du pays). J’attends retour congés (sigle du Chef de l’Etat du pays cité). Quid (nom d’un ancien Ministre des Affaires Etrangères d’un autre pays d’Afrique de l’Ouest devenu représentant du Secrétaire Général des Nations dans un conflit…).
Je rappelle que ce même est envoyé de mon téléphone à un ancien Premier Ministre d’un pays d’Afrique Centrale. Pour des raisons d’étique et de respect à l’égard de ces hautes personnalités, je ne dévoile pas encore leurs noms.
Etant mis sur table d’écoute permanente par les services spéciaux tchadiens et autres, je ne suis pas surpris outre mesure qu’une telle cabale soit mise en œuvre pour me compromettre dans une opération militaire financée par un chef d’Etat africain avec la bénédiction d’un représentant des Nations-Unies en vue de me coincer après avoir échappé, grâce à dieu, à la mort lors de mon enlèvement et séquestration du 3 au 21 février 2008 d’une part et surtout au moment où mon livre sur cette aventure avec force détails.
Comme les sites tchadiens dont l’accès est interdit sur l’ensemble du territoire depuis plusieurs semaines, je n’arrive curieusement plus à ouvrir certains messages reçus dans mes boîtes mails depuis hier, 12 février 2009 (à suivre).
N’Djaména, le 13 février 2009.