Le Député Ngarlejy Yorongar
Idriss Déby continue, par sa CALEBASSE (Nassour Glendouksia Ouaïdou) dite NGO interposée, de me harceler. Celui-ci a engagé précédemment, devant le conseil constitutionnel, une première procédure en destitution de mon mandat de Député élu à plus de 83% et non décrété par Idriss Déby Itno comme son cas. Le conseil constitutionnel lui a rejeté son torchon à la figure en le déboutant
La CALEBASSE alias NGO d’Idriss Déby a encore engagé une deuxième procédure de destitution de mon mandat devant l’assemblée Nationale. Il a, lui-même, produit un rapport puisqu’aucun député n’a accepté de l’assister dans cette sale besogne, bousculant ainsi d’une façon inhabituelle les bons usages et règles de l’Assemblée. Prenant son courage à deux mains, un Député du Ouaddaï l’a mis en garde contre son harcèlement contre moi « puisque, dit-il, ça n’arrive pas qu’aux autres. Ce qui est arrivé à Yoro est grave. Ca peut arriver à n’importe lequel d’entre nous... ».
Le comportement de la CALEBASSE alias NGO Président décrété de l’Assemblée Nationale me rappelle ce qui suit : un jour, Idriss Déby est pris d’un malaise en plein sommet des chefs d’Etat de l’UA en Zambie. Ce dernier sombre dans le coma sous les yeux de ses Pairs. Transféré d’urgence à l’hôpital américain à Paris pour y être soigné, NGO alias CALEBASSE, qui prie Dieu jour et nuit pour la mort de son patron, est heureux de cet événement, qui va lui permettre d’assurer l’intérim. Il se frotte les mains. Tel un charognard devant un cadavre, CALEBASSE alias NGO est allé voir le Premier Ministre Moussa Faki, neveu de Déby pour lui présenter ses condoléances et lui proposer un marché : "Je te maintiens à ton poste de Pemier Ministre, contrepartie de ton soutien durant l’intérim pour éviter un coup d’Etat militaire au sein de votre famille
Ehahi, Moussa Faki décroche son téléphone pour appeler son oncle Déby sur son lit d’hôpital (l’hôpital américain de Neuilly). Puis, il passe le téléphone. En entendant la voix de Déby, CALEBASSE alias NGO, est pris lui aussi de malaise croyant avoir affaire à un fantôme. Toute honte bue et tremblotant, NGO la CALEBASSE rentre chez lui pour ne plus ressortir durant plusieurs semaines.
Si NGO la CALEBASSE d’Idriss Déby Itno, Député décrété par Idriss Déby Itno et Président de l’Assemblée Nationale, qui me cherche des poux dans la tête est si courageux, pourquoi a-t-il fuit comme un lapin, en avril 2006, devant les hommes de Mahamat Nour, dans un accoutrement à faire pâlir d’envie et de jalousie tous les fous (Schizophrènes) de N’Djaména et pourquoi s’est-il réfugié à Maroua (Cameroun) lors de l’attaque du 3 février 2008, Maroua d’où il appelle le monde entier pour solliciter une terre d’asile politique, tout en maudissant son patron ?
Jamais dans l’histoire d’une Assemblée Nationale, un Président s’arroge le droit d’engager une procédure de destitution d’un Député devant une institution juridictionnelle sans que son propre directeur de cabinet ni son secrétariat ne soient mis au courant, laquelle procédure a d’ailleurs été rejetée
De plus, je n’ai jamais vu un Président de l’Assemblée Nationale pondre, lui-même, un rapport dans le dessein de destituer le même député en violation des dispositions édictées par le règlement intérieur. Croyant que le coup de téléphone d’engueulade de l’ambassadeur de France à CALEBASSE aurait suffi pour retirer la procédure de l’ordre du jour, mais ce n’est pas compter avec ses collègues députés, qui dans leur ensemble veulent lui rejeter purement et simplement son rapport à la figure. C’est ce qui fut fait. La quasi totalité des députés ont voté pour le rejet. Honteuse et confuse, la CALEBASSE effectue un rictus narquois.
En effet, des mauvaises langues rapportent que M. Bruno Fournier, Ambassadeur de France au Tchad a copieusement engueulé la CALEBASSE d’Idriss Déby avant de le sommer de retirer de l’ordre du jour son torchon de rapport, car c’est un acte inamical à l’égard du gouvernement français, qui m’héberge dans les conditions qu’il sait.<
Lorsque la Radiodiffusion Nationale (RNT) et la télévision N’Djaménoise ont annoncé le retrait du rapport de CALEBASSE de l’ordre du jour, les Tchadiens ont applaudi, à tout rompre, ce camouflet dans les villes et villages couverts par ces deux organes de presse.
Pour la petite histoire, dès que je me suis retrouvé hors de portée des tueurs à gage d’Idriss Déby Itno, j’ai affirmé à la presse que, n’eut été mon état de santé et le besoin de témoigner tout ce que j’ai vu entendu et vécu pour l’Histoire, je serai rentré tranquillement chez moi à Moursal à partir du cimetière de Ngonbah. Une fois à Paris, j’ai réaffirmé à la presse et à qui veut bien l’entendre que je me soignerai et qu’une fois les soins terminés, je rentrerai au Tchad pour marquer Idriss Déby Itno à la culotte. Car, il est hors de question d’abandonner le Tchad à un certain Idriss Déby et ses acolytes. Seule la mort pourrait m’en empêcher. Donc, mon retour ne souffre d’aucune ambiguïté pour que la CALEBASSE d’Idirss Déby Itno ne puisse mettre la pression sur moi par des jérémiades ordurières appelées requêtes en destitution de mon mandat pour m’obliger à rentrer.
Après Yaoundé où j’ai été exfiltré par la France pour Paris, un visa valable du 5 mars au 18 juin 2008, soit trois mois et quinze jours, m’a été accordé par l’Ambassateur. A l’expiration de ce visa, j’ai demandé et obtenu le visa valable du 25 juillet 2008 au 24 août 200, soit un mois
Une fois ce visa expiré, j’ai encore demandé et obtenu un autre visa valable du 17 au 28 septembre 2008, soit pour 11 jours.
Avant l’expiration de ce dernier visa, j’ai adressé, le 23 septembre 2008, au Préfet de Police de Paris, une lettre recommandée avec accusé de réception pour lui demander un billet pour mon retour au Tchad. Celui-ci m’a demandé de m’adresser au Ministère des Affaires Etrangères. A ce dernier, j’ai adressé une lettre recommandée avec accusé de réception en date du 10 octobre 2008 pour demander un billet et un MCO pour mon retour.
Tout dernièrement, mon avocat, qui a déjà saisi plusieurs fois l’Elysée à propos de ma situation, a adressé, le 24 octobre 2008, une lettre au Président de la République française par un Conseiller interposé pour appuyer ma demande de billet. Entre temps, des journaux tels que Afrique Education, Jeune Afrique, Afp etc. ont commencé à s’intéresser à mes démarches pour le billet retour.
En réponse, l’Elysée a informé mon avocat, le 29 octobre 2008, que feu vert est donné au Quai d’Orsay (Ministère des Affaires Etrangères) pour me donner un billet. Pressé par les questions des journalistes qui cherchent à savoir pourquoi le Ministère des Affaires Etrangères ne répond pas à mes courriels, le porte-parole, m’a, le 27 octobre 2008, invité, à travers la presse, à aller chercher ledit billet (cf. interview du porte-parole sur le site du Ministère).
Entre temps, Idriss Déby Itno utilise sa CALEBASSE (NGO) et son neveu, Moussa Faki, Ministre des Affaires Etrangères pour me harceler comme rapporté plus haut.
Je tiens à informer l’opinion nationale et internationale que le harcèlement de CALEBASSE et du neveu d’Idriss Déby Ino ne me fait ni chaud ni froid et n’a eu aucun effet sur ma décision de rentrer au tchad d’autant plus que ma décision est antérieure à cette puérile agitation.
En conséquence, l’agitation fébrile de CALEBASSE ou du neveu n’a nullement eu l’impact sur mon retour au Tchad. Je consulte mon médecin vendredi prochain. Après quoi, je fixerai la date de mon retour (à suivre)
Paris, le 1er novembre 2008.
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